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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La population de Musaga dénonce la spéculation dans la distribution du sucre.

Les administratifs de la zone Musaga sont accusés de majorer de 10 mille francs sur le prix de vente de 50 kilogrammes du sucre distribué aux vendeurs. Pour  réaliser un bénéfice, ces vendeurs, à leur tour, truquent les balances, dénonce la population qui en est victime.

Les chefs des quartiers donnent un sac de 50 kilogrammes de sucre à chaque commerçant pour que la distribution soit équitable au sein de la population. Les habitants de Musaga révèlent cependant que le prix officiel de la SOSUMO de 115 mille francs n’est pas respecté par certains administratifs qui vendent les 50 kilogrammes à 125 mille francs. Ces administratifs obligent ensuite les commerçants à respecter le prix par kilogramme selon cette source. « En principe, 50 kilogrammes de sucre sont distribués à 115 mille francs mais les chefs des quartiers ajoutent sur le prix de vente 10 mille francs qu’ils empochent. Cela fait que les commerçants achètent donc le sucre à 125 mille francs. Ces mêmes chefs des quartiers obligent les commerçants à vendre le Kilogramme à 2500 francs. Et sur 50 Kilos, les commerçants n’enregistrent aucun bénéfice car ils vendent à 125 mille francs.’'

Au lieu d’enregistrer des pertes et par peur des sanctions, les commerçants optent pour le trucage des balances. Une quantité de sucre est ainsi diminuée sur chaque soit- disant kilogramme acheté par la population selon cet habitant de Musaga. « Par exemple, sur 3 kilos les commerçants peuvent retirer un quart d’1 kilo. Autre chose, même si les chefs de quartiers donnent le sac à 115 mille francs, chaque commerçant sait déjà qu’il va donner les 10 mille francs supplémentaires au chef de quartier. C’est donc la population qui enregistre des pertes car les commerçants diminuent la quantité ».

Les habitants demandent à l’administration de la zone Musaga de suivre de près ces vols organisés par les chefs des quartiers.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre Magnus Niyokindi, le chef de zone Musaga, mais son téléphone portable était éteint.

Le Directeur Général de l’Otraco paie pour son ego.

Une année et  quatre mois viennent de passer après le lancement du projet de modernisation des services de contrôle technique. Un projet qui a été dénoncé à maintes reprises par les clients et agents de l’Otraco. Mais au lieu de les corriger, le directeur général de l’Otraco, Albert Maniratunga, optait pour vociférer des menaces de mort à ses employés.

Le projet de modernisation de la carte de contrôle technique mis en place par l’Otraco en collaboration avec la société Global Smart Technologies qui avait gagné le marché a été lancé en date du 11 Février 2020 par le 2ème Vice- Président,  Joseph Butore. Ce lancement est intervenu après que l’Otraco ait contracté avec cette société presque 5 ans avant.

Au début, il était prévu que la modernisation des services de contrôle technique va se faire en Mairie de Bujumbura avant de s’étendre dans d’autres localités du pays où  l’Otraco possède des agences entre autre à Ngozi, Gitega et Bururi. Selon les prévisions, la nouvelle carte  obtenue  à plus de 90 milles francs burundais allait être livrée après 6 mois du lancement du projet pour faciliter les clients. Une promesse qui n’a jamais été tenue.

Même dans la ville de Bujumbura, l’octroi de la carte biométrique ne se faisait plus dans de brefs délais comme annoncé. La situation est restée ainsi  jusqu’au 21 juin dernier où le Directeur Général de l’Otraco,  Albert Maniratunga, a annoncé sur son compte twitter que la carte de contrôle  technique allait être donnée en une journée en Mairie de Bujumbura  avec également une décentralisation vers d’autres provinces qui allaient suivre à commencer par la province de Gitega.

Durant toute cette période à laquelle les services de contrôle technique de l’Otraco semblaient ne pas bien fonctionner, les agents de l’Otraco ne cessaient de dénoncer la mauvaise gouvernance du Directeur Général de l’Otraco. Et ce dernier au lieu de se corriger, il optait à lancer des menaces à ces employés et à muter certains d’entre eux afin de les museler. Des menaces que le directeur général, Albert Maniratunga, a finies par accentuer au moment où ses employés ont porté la situation de leur entreprise au sein des medias. Uun employé de l’Otraco s’est exprimé  sur les ondes de la RPA en ces termes : « Il a alors mis en garde tous ceux qui ne cessent d’entacher son nom alors qu’ils ne savent pas combien il s’est investi pour développer le pays. Autre chose, Il a fait savoir qu’il s’emploie à démasquer ceux qui donnent des informations aux journalistes. Il a ajouté qu’il sait manier une arme et qu’il ne faut pas s’étonner si prochainement  certaines personnes venaient à être tuées. Il a tenu à nous rappeler qu’il a connu l’exil, et qu’il a tant donné de sa personne pour être inquiété par nos accusations. Il l’a répété à plusieurs reprises pour qu’on comprenne qu’il est intouchable ».

A part ces disfonctionnements  liés au service de contrôle technique,  il a été également soulevé d’autres lacunes liées à la mauvaise gouvernance qui poussaient les employés de l’Otraco à solliciter un audit rigoureux.

Pas de crédit sans corruption à la Bancobu.

Certains clients de la BANCOBU dénoncent le phénomène de corruption qui gangrène le service de crédit de cette banque. Ces clients affirment qu’il est difficile aujourd’hui d’avoir un crédit sans donner un pot-de-vin aux agents de ce service même si l'on est éligible.

Certains clients de la BANCOBU en mairie de Bujumbura indiquent qu’ils totalisent plus d’une année d’attente de crédits bancaires. Ils accusent certains agents du service en charge de crédits d’être à l’ origine de ce blocage car ces derniers exigent aux clients des pots-de-vin. C’est-à-dire une somme d’argent comprise entre un million et 5 million de francs burundais pour un crédit allant de 10 à 30 millions de francs burundais. « Lorsqu’on pose la question de savoir ce qui manque pour avoir un crédit, certains agents de ce service te disent ouvertement qu’on doit leur donner de l’argent. Certains demandent un million, d’autres 2 millions et vont jusqu’à exiger 5 millions. Ils ignorent qu’on doit rembourser ces crédits avec des intérêts », révèle un client.  

Pour ces clients de la BANCOBU, il est temps que les responsables de cette banque prennent des mesures contraignantes à l’endroit de ces agents qui les rançonnent.  « Moi, je fais partie d’un grand nombre de clients de la BANCOBU qui se lamentent. Nous sommes fatigués du comportement de ces agents qui nous empêchent d’avancer et de bénéficier de nos avantages. Nous demandons aux responsables de la BANCOBU de suivre de près cette question et de sanctionner les responsables de ce blocage », exige un client.   

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre Trinitas Girukwishaka, Administrateur Directeur Général de la BANCOBU, sans y parvenir. 

Rainbow n’indemnise certains ni ne répare ses dégâts

Grognes des habitants de la commune Mutambu en province Bujumbura. La société Rainbow Mining Burundi n’indemnise pas les propriétaires des terres explorées qui affirment, par ailleurs, que certains sols explorés deviennent par après infertiles.

Dans l’exécution de ses activités d’exploration, la société Rainbow Mining Burundi le fait aussi dans les champs de la population. Selon les informations en provenance de la commune Mutambu, quand cette société détruit les plantations de la population,  elle paye une indemnisation qui couvre seulement ces plantations. S’il y a pas de plantations, aucune indemnité n’est versée. « Des fois, les employés de cette société pratique l’exploration dans certains champs en creusant ou en retournant la terre. S’ils n’y trouvent rien, ils remettent en place la terre et partent. Dans ce cas aucune indemnité n’est versée alors que après avoir retourné la terre des cailloux restent sur la surface et plus rien ne peut y pousser », se plaint un habitant de la place.

De surcroît, ces habitants de Mutambu indiquent que les vibrations des machines utilisées par cette société causent des fissures de leurs maisons. « Même dans les cas où l’indemnité a été versé, la machine creuse jusqu’à l’endroit délimité. Par exemple sur la Colline Zinga, certains habitants ont des maisons qui, lorsqu’on creuse près de leurs maisons, présentent des fissures. Et si ces habitants réclament auprès des autorités, elles leurs intimident en les accusant d’appel au soulèvement populaire  alors que leurs maisons sont en destruction progressive », renchérit un autre habitant.

La société Rainbow Burundi a eu le permis d’exploration et d’exploitation des terres rares en province Bujumbura au mois de Mars 2015, sur une superficie de 39 kilomètres carrés.

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