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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les habitants des environs de l‘entreprise BUCECO comptent saisir le ministère de la santé.

Ayant interpellé l’administration locale sans succès, ces habitants de Rugombo comptent sur l’intervention du  ministère de la santé pour limiter les effets néfastes de la pollution de BUCECO. 

La population environnante de l‘entreprise de fabrication du ciment, Burundi Cement Company , BUCECO en sigle, implantée en province Cibitoke est exposée   à la pollution de cette entreprise depuis 2010.

Depuis quelques temps, cette population manifeste des conséquences de cette pollution  sur sa santé. Ayant saisi à maintes reprises l’administration locale sans  qu’elle ne réagisse, ces habitants des environs de Buceco comptent saisir le ministère de la santé. « Nous allons commencer par nous adresser au ministre de la santé. Dans  la lettre que nous lui donnerons, nous allons y mentionner les noms des victimes de BUCECO. Des  naissances prématurées, des morts- nés. Nous allons écrire aussi les noms des parents victimes de cette entreprise pour que les choses soient claires. Ils sont capables de répondre à toute question », a indiqué une des victimes.

Les professionnels de santé  confirment ces  inquiétudes de cette population  de Rugombo. Selon le Docteur Noel Niyonkuru, les femmes enceintes peuvent aussi donner naissance à des enfants avec  malformations. « La population environnante de l’usine de cimenterie, si elle est très proche de l’usine, elle peut être affectée par l’exposition prolongée à la poussière du ciment et du cilice qui est la matière première qu’on utilise pour la fabrication du ciment mélangé à d’autres produits chimiques. Quand il s’agit d’une femme enceinte, le fœtus ou l’embryon sera affecté de façon plus prononcée. Et très rapidement, il pourra être affecté par la malformation ou l’avortement. Ces produits chimiques peuvent influer les fœtus qui ne sont pas doté des détoxifiants. Ce qui peut entrainer l’avortement, l’accouchement prématuré ou même la malformation qui vont condamner les bébés nés durant toute leur vie ».  

Les professionnels de santé affirment également que les effets néfastes causés par cette pollution de l’entreprise de fabrication du ciment  sont nombreux. En plus des maladies respiratoires, cette pollution cause la maladie du cancer.

Par ailleurs, cette population  des alentours de BUCECO prévoit saisir la justice si le ministère de la santé ne parvient pas à les aider.

Décidée d’étendre l’étendue de ses cultures, la Cogerco spolie et affame les habitants de Rukana

 Les conséquences de la destruction de leurs  cultures  affectent déjà les habitants de la colline Rukana 2 en commune Rugombo de la province Cibitoke. Détruites par la COGERCO alors au stade de la récolte, les propriétaires de ces cultures manquent de quoi manger et de quoi vendre pour satisfaire à leurs besoins. 

La Compagnie de Gérance du Coton, COGERCO,  a  détruit différentes plantations  sur lesquelles ces  habitants de Rukana 2 comptaient au quotidien soit pour se nourrir, soit pour les vendre et subvenir à leurs besoins quotidiens. Privés de leurs cultures depuis déjà une semaine, ils enregistrent des conséquences. Un des habitants de Rukina 2 dépossédés par la COGERCO  explique l’impact de cet acte posé par cette société. « Ils ont détruit les plantations de bananiers, des palmiers et du manioc. Au quotidien, c’est la vente de bananes  qui nous aide à rationner nos familles. Ce sont ces bananes qui nous aidaient  aussi à payer les frais scolaires de nos enfants»

Ces habitants réclament donc leurs domaines. La COGERCO  a pris une décision univoque sans les consulter. Ils sollicitent alors qu’il y ait une commission d’enquête pour résoudre ce conflit foncier. «Ils ont pris cette décision sans consulter personne. Normalement,  le gouvernement devrait mettre en place une commission pour étudier ce conflit foncier. Il devrait y avoir des pourparlers avec la population, ce qui n’a pas été le cas», déplore un habitant.

Les habitants de Rukana 2 en commune Rugombo affirment que ce conflit foncier existe depuis longtemps et qu’il  a été traité au niveau de la justice. A la fin du procès, des délimitations avaient été installées pour délimiter les domaines de la COGERCO de ceux de la population.

Mais, la COGERCO a envoyé mardi dernier des gens  pour détruire toutes les plantations  des habitants des alentours de la société  dans l’objectif  d’étendre la superficie de ses plantations de coton.

A ce propos, la rédaction n’a pas pu joindre Gustave Majambere,  Directeur général de la COGERCO pour de plus amples explications.

Les habitants de Mabayi se plaignent des exactions infligées par des gens d’expression rwandophone.

Grognes des habitants de la commune Mabayi en province Cibitoke. Le jour du marché, certaines gens d’expression rwandophone  leur obligent de transporter  des vivres  jusque dans la forêt  de la Kibira. Cette population interpelle les  autorités locales pour qu’elle suive de près cette situation.

Certains  habitants de la commune Mabayi sont malmenés par des personnes rwandophones  basées dans la forêt de la Kibira  qui les obligent de transporter leurs bagages sur une longue distance.

Selon ces habitants, cela se passe souvent tout mercredi qui est le jour du marché au chef-lieu de la commune Mabayi. « Nous, habitants de la commune Mabayi proches  de la Kibira, avons un grand problème qui date de  longtemps. Il y a des rwandais qui font des vas- et- viens ici au marché du centre  de Mabayi et qui  retournent dans la Kibira. Lorsqu’ils viennent s’approvisionner par exemple en poissons, en patates douces ou  en farine, ils nous exigent de transporter tous leurs provisions sur une longue distance  jusque  dans la Kibira. Non seulement ça nous fatigue beaucoup,  mais aussi ça  nous prive également notre liberté  et nous empêche de vaquer à nos activités quotidiennes. »

Parmi ces gens qui parlent le Kinyarwanda, il y en a qui portent des tenues civiles  tandis que d’autres  se baladent en tenues de l’armée  burundaises et munis de fusils. Plus grave encore, s’inquiètent les habitants de la place, c’est que ces gens passent près des positions militaires en toute tranquillité. « Cela se fait au vu et au su des militaires qui font comme si de rien n’était. En fait, c’est comme si ils collaborent étroitement. Puisque ces gens sont armés.  Nous sommes obligés d’obtempérer. Nous supplions l’administration et le gouvernement d’intervenir pour mettre fin à ce calvaire afin qu’on puisse jouir de notre liberté comme les autres citoyens», a supplié un habitant de la place.

Contacté à ce propos, l’administrateur de la commune Mabayi, Nicodème NDAHABONYIMANA,  a réfuté ces allégations. Pourtant, des sources de la RPA  parmi les militaires affectés dans la Kibira  confirment ces informations. Les mêmes militaires indiquent que, la plupart des fois, il y a entraide en matière d’approvisionnement entre des éléments de l’armée régulière  et  ces gens qui parlent  le Kinyarwanda  également  basés dans cette forêt de la kibira.

A Musaga, les habitants réclament du ministre de l’intérieur le même traitement que ceux de Mugoboka.

Les habitants de certains quartiers de la zone Musaga en mairie de Bujumbura  sont désorientés par  des propos contradictoires   sur la  démolition des maisons  construites en violation  de normes. Certains quartiers tels GASEKEBUYE et GITARAMUKA de cette zone n’ont jamais été viabilisés mais certaines de leurs maisons ont été détruites. Ce qui  contraste avec les propos tenus ce lundi par le ministre de l’intérieur.

Ce lundi, le ministre de l’intérieur a indiqué que les parcelles concernées par la démolition sont celles ne respectant pas les normes de l’urbanisme des quartiers viabilisés. Le  ministre  de l’intérieur, Gervais NDIRAKOBUCA ,  l’a déclaré lors d’une descente effectuée  à MUGOBOGA,  une localité situé au quartier  Mutanga  -Sud. Une descente consécutive aux grognes de la population de la localité   après  une campagne de démolitions de leurs maisons par les administratifs. Le constat du ministre a été qu’il y a eu excès de zèle de la part des administratifs. Il  a tenu donc à clarifier les quartiers qui devraient être concerné par la démolition. « Sont concernés   uniquement les quartiers qui ont étaient  viabilisés par l’urbanisme. Le moindre centimètre  construit  au-delà des bornes implantées par les services de l’urbanisme doit être restitué .Dites au propriétaire qu’il  n’a pas droit de construire au- delà du  périmètre octroyé par  l’urbanisme. Le moindre centimètre que tu as  dépassé appartient à l’état et doit  retourner dans l’espace de l’état. Curieusement ici à Mugoboka, il n’ y  a jamais eu de viabilisation », a déclaré le ministre de l’intérieur.

 La  zone MUSAGA  compte également des quartiers non viabilisés à l’instar des quartiers  Gasekebuye 1 et Gitaramuka. Pourtant, les  administratifs de ces quartiers ont déjà débuté la campagne de démolition des maisons. C’est le cas de Gasekebuye 1. « A Musaga à partir de la   1ère avenue  en  montant jusqu’à  Gikoto,  ce sont des quartiers non viabilisés. Mais,  un grand nombre des habitants a été sommé de démolir. De la route goudronnée jusqu’à Gikoto à l’extrême est de Musaga,  la population a reçu l’ordre de démolir. A l’aide d’une pioche, on fait un trou sur ta maison pour te signaler  que tu es sur la liste de ceux qui doivent démolir », a témoigné un habitant sur place.

Ceux qui ont déjà démoli leurs maisons ne  sont pas tranquilles. L’administration  locale   leur menace  en évoquant une possible deuxième tour de démolition. « On te dit que même si on a déjà procédé à la démolition, on devra refaire l’exercice. Ils disent qu’il faut dégager jusqu’à  3 mètres à partir de la route .Au départ, on prenait pour repères les lignes  du courant électrique. Mais aujourd’hui, on nous dit qu’il faut coûte que coûte  dégager les 3 mètres. C’est vraiment un casse-tête. On ne sait pas quoi faire », ajoute- t- il.

Au quartier Gasekebuye 1,  la campagne de démolition a déjà débuté mais le quartier GITARAMUKA est encore épargné. Malgré tout,  certains ménages de ce quartier ont été avertis à la fin de la semaine dernière qu’ils se trouvent sur la liste noire de démolition. Ils ont jusqu’à deux semaines pour le faire eux même, à défaut de quoi, ils se  verront infliger de lourdes amendes.

La majorité de parcelles des quartiers Gasekebuye 1 et  Gitaramuka sont des parcelles d’héritage ou alors achetées aux héritiers.

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