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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le ministre des finances sévit les agents de l’OBR et déclarants.

Tout le personnel du service de vérification de l’OBR ainsi que tous les déclarants opérant sur le poste frontière de Kobero doivent être remplacés d’ici le 15 juillet 2021. Injonction du ministre des finances, Domitien NIHOKUBWAYO lors d’une décente qu’il a effectué à Kobero pour vérifier les informations selon lesquelles le traitement des dossiers  était très lent.

Ce jeudi, le ministre burundais des finances, Domitien NDIHOKUBWAYO, a effectué une décente au bureau de l’OBR en province Muyinga. Il avait reçu des informations via un numéro public du ministère selon lesquelles il y aurait des retards non justifiés dans le traitement des dossiers et que par conséquent la corruption fait parler d’elle-même pour faire avancer les dossiers. A ce propos, les services de l’OBR ont essayé de renvoyer la faute aux demandeurs de services. Ce qui n’a pas convaincu le ministre. « Les services de l’OBR nous ont expliqué qu’il y a des déclarants qui ne sont pas rapides dans la soumission des dossiers, qu’il y a aussi des commerçants qui cachent des informations à leurs déclarants, ce que nous avons douté parce que cela peut arriver à un commerçant, deux ou trois commerçant. Mais,  c’est difficile  d’expliquer que vous ayez 100 véhicules qui attendent et qu’ils ne peuvent pas être traités rapidement. Pour ce qui est de la corruption, c’est vraiment difficile à vérifier dans les faits. Mais, nous allons continuer de mener des investigations pour savoir s’il y aurait du personnel de l’OBR qui serait impliqué », s’est plaint le ministre des finances.

Après avoir effectué une visite sur tout le périmètre d’action de l’OBR, le ministre, Domitien NDIHOKUBWAYO, a décidé que tous les employés des services de vérification et tous les déclarants qui y opèrent soient remplacés. « D’emblée, nous avons décidé que l’équipe qui se trouve ici dans la vérification à l’OBR puissent être changé au plus tard le 15 juillet afin qu’on est du sang nouveau à ce poste-ci et que les choses rentrent dans l’ordre. Nous avons aussi décidé à ce que les déclarants qui se trouvent ici au poste de Kobero soient aussi remplacés par les agences administratives qui les ont envoyés parce que nous constatons que les  déclarants et les vérificateurs de l’OBR travaillent de connivence  et ils doivent travailler ensemble, ça c’est vrai. Mais réellement à voir ce qui arrive ici, il doit y avoir une chose derrière », s’est- il résolu.

Avant de partir, le ministre Domitien NIHOKUBWAYO a mis en garde les agents des autres départements que si il apprendrait d’autre fautes les concernant, il renverra   définitivement.

Une secrétaire de la zone qui s’enrichit sur le dos de la population.

La secrétaire  de la zone  Rugazi  en commune Kabarore de la province Kayanza  est accusée par la population d’exiger  des pots de vins aux gens qui sollicitent des attestations de naissance ou qui veulent se faire enregistrer à l’état  civil pour le mariage. Pour enregistrement à l’état civil, elle leur exige de payer une somme de 5 mille francs  tandis que pour l’enregistrement des naissances elle exige au moins 6 mille francs.

Rose NYIRANEZA preste comme secrétaire  de la zone Rugazi depuis près de 7ans. Sur les 7 ans de service, les habitants l’accusent de leur exiger une somme de 2 mille francs  pour chaque service sollicité et cela depuis près de 5ans. N’ayant pas d’autre choix, certains sont contraints de payer cette somme dans la mesure où les bureaux  de la commune sont très éloignés.

Pire encore, cette secrétaire zonale exige des pots de vins allant de 3 mille francs  pour des gens qui  veulent faire enregistrer des nouveau-nés. Normalement, l’extrait d’acte  de naissance est délivré moyennant payement de mille francs seulement. « En principe, l’enfant  est enregistré dans une période ne dépassant  pas deux semaines et  l’enregistrement  est  gratuit. Seulement, on doit payer mille francs  pour l’obtention d’un extrait  d’acte de naissance. Donc, elle  nous  dit qu’on doit lui acheter  un fanta qui va de 3 mille et plus. Ensuite, on doit encore lui donner la même somme de 3 mille ou 2 mille avant de délivrer cet extrait. C’est dommage », révèle un habitant de la localité.

Même  son de cloche pour ceux  qui veulent faire de l’enregistrement pour le mariage civil. Ces derniers sont obligés de payer une somme de 5 mille francs de pot de vin en plus des frais  qui rentre dans les caisses de l’Etat. « Autre chose, c’est l’argent qu’elle rançonne aux gens qui souhaitent se marier. Elle leur demande un montant de 5000 francs burundais qu’elle empoche en plus des 6000 francs que la commune exige de payer. En somme, ces gens se retrouvent  dans  des dépenses  de plus de 10000 francs », ajoute notre source.

La rédaction de la RPA a tenté de joindre  Rose NYIRANEZA, secrétaire de la zone Rugazi, son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

Les habitants de la zone Rugazi  demandent au chef de cette zone  en la personne de Gervais UWIZEYIMANA nommé dans ses fonctions depuis une semaine de suivre de près ce dossier.

La population de Kayanza s’insurge contre des contributions intempestives.

Les habitants de la province Kayanza dénoncent une campagne pour une contribution forcée  de 1000 francs pour toute personne âgée de 18 ans et plus. Selon les chefs de collines, cette contribution est destinée à la construction du bureau provincial. Mais, les habitants de Kayanza  indiquent qu'ils ont déjà payé cette contribution à maintes reprises.

Cette somme de 1000 francs est collectée par force dans toutes les 9 communes de la province de Kayanza. Une famille de dix personnes ayant  l’âge de 18ans et plus contribuent un montant de 10.000 francs. Cette contribution est collectée par les chefs collinaires. 

Les habitants de la province Kayanza indiquent qu’ils avaient déjà donné cette contribution concernant la construction du bureau de la province Kayanza en 2018. Depuis lors, ils disent qu’ils ont déjà contribué plusieurs fois. 

En 2019, les fonctionnaires de l’Etat avaient donné 3000 francs chacun  et les commerçants 5000 francs chacun pour la construction de bureau de la province. Ceux qui collectaient cette contribution leur trouvaient au lieu de service. 

Actuellement pour avoir un document à la commune, on doit d’abord montrer une quittance prouvant que tu as payé la contribution de la construction du bureau de la province. Ces habitants de la province Kayanza demandent que cette construction intempestive cesse parce qu’ils sont dans une pauvreté.

Nous n’avons pas pu joindre Colonel Remy CISHAHAYO, gouverneur de la province Kayanza, pour donner des éclaircissements.

Le bétail de Buganda devenu la poule aux œufs d’or de l’administrateur.

L’administrateur communal de Buganda en province Cibitoke  est accusé par ses administrés d’avoir  développé un comportement d’expropriation des biens  d’autrui. Il vise  particulièrement le bétail sous prétexte qu’on allait le vendre au Congo. Mais, le plus curieux est que c’est lui-même en complicité avec les  imbonerakure qui cherche des clients en RDC pour ce bétail.

L’année dernière, le cabinet provincial de Cibitoke a pris une décision de protéger la récolte et le bétail de la population. C’est dans ce cadre qu’il a été interdit à toute personne de vendre sa récolte ou son bétail en République Démocratique du Congo.

Cette décision est devenue une poule aux œufs d’or pour Pamphile Hakizimana depuis qu’il trône à la tête de la commune Buganda. Pour le moment, personne ne peut faire paître son bétail à l’extérieur. Les imbonerakure, agissant au nom de cet administratif, saisisse le bétail pour le rendre à leur chef, Pamphile Hakizimana. « Quand quelqu’un fait paître son bétail et qu’il le sous-estime, il saisit  son cheptel », révèle un citoyen.

De plus, la population de Buganda accuse l’administrateur Pamphile Hakizimana et ses imbonerakure de se pointer au marché de Gasenyi pour exiger de l’argent à toute personne désirant conduire son bétail au Congo. A défaut de payer, son bétail est confisqué pour être ensuite vendu au Congo par ces mêmes imbonerakure. « Du côté du Congo, il y a un marché parallèle avec les 8ème et 7ème transversale es de Gasenyi. Si tu ne donnes pas l’argent dont il a besoin, il saisit ton bétail. Ce sont les imbonerakure de la place qui conduisent le bétail pour le vendre au Congo. D’abord, il garde le bétail chez l’admimistrateur. Puis, ce dernier  collabore avec le chef de secteur qui a un véhicule pour les emmener au Congo », poursuit le citoyen.

Cet administratif est encore cité dans d’autres actes ignobles pour spolier la population ou détourner les deniers publics.

La rédaction de la RPA a encore une fois tenté de joindre, Pamphile Hakizimana mais en vain. Contacté ce mercredi, il a mis en garde qu’il ne veut rien entendre des journalistes de la RPA.

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