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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La société TMB fait des réfugiés internes et pollue la population.

L’usine de traitement d’or de la société Tanganyika Mining Burundi menace de pollution la population environnante et surtout les personnes expropriées non encore indemnisées qui, pour le moment, sont hébergées au sein du périmètre de la société. Cette population de la commune Mabayi craint d’attraper différentes maladies suite à cette pollution.

Expropriées sans être indemnisées, les quelques dix familles non encore délocalisées ont été provisoirement hébergées dans les enceintes du périmètre de la société Tanganyika Mining Burundi. Ces familles et la population environnante se plaignent des bruits et de la pollution de l’usine de traitement d’or de cette société.

Ces citoyens affirment que l’usine dégage des gaz d’une odeur nauséabonde et craignent d’attraper différentes maladies. « Ce sont presque des réfugiés dans leur propre pays. Leurs maisons ont été détruites. Certains sont devenus des sans-abris. Quelques-uns ont eu la chance d’être logés dans les enceintes de cette société minière. Leur vie est très misérable. A côté de leur dortoir, il y a l’usine  qui tourne  et qui produit des  bruits. Ces gens ne dorment pas. Cette usine  dégage des gaz nauséabonds. C’est alarmant », se plaint un habitant de Mabayi.

Le chef de zone Butahana est au courant de la situation de ces familles  et regrette qu’il est incapable d’intervenir  car c’est un dossier qui dépasse ses compétences. « Je suis extrêmement touché de voir les citoyens sous mon autorité  croupir dans une situation semblable à celle des réfugiés alors qu’ils avaient leurs propres maisons d’habitation », regrette le chef de zone Butahana.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre Ir UWIZEYE Ibrahim, le ministre de l'Hydraulique, de l'Energie et des Mines pour qu’il s’exprime.

Le gouvernement burundais a donné à cette société d’origine russe dénommée Tanganyika Mining Burundi un permis d’exploitation minière de 25 ans sur ce périmètre de Mabayi

L’Administrateur de la commune Buganda : voleur du bétail d’autrui

L’administrateur a été surpris ce dimanche avec dans son étable des vaches d’un citoyen de GIHANGA.  Ces vaches avaient disparues depuis  un peu plus de 3 semaines. Le propriétaire du bétail a été  aussitôt incarcéré  ce lundi quand il se rendait  réclamer ses  vaches auprès de l’administrateur. Pour le moment,  les vaches ont été  transférées dans un lieu inconnu.

Dimanche dernier, un citoyen prénommé Emmanuel de la commune Gihanga  en  province Bubanza  retrouve ses deux vaches dans l’étable de l’administrateur de la  commune de Buganda.  Emmanuel avait perdu ses vaches, il y a de cela 3 semaines. Emmanuel a pris des photographies et a commencé des démarches pour tenter de récupérer ce qui lui appartient.

C’est ainsi qu’il s’approche  du  représentant du parti CNDD-FDD  dans le secteur de NDAVA pour que ce dernier lui arrange un rendez- vous avec l’administrateur. Selon nos sources, l’administrateur Pamphile HAKIZIMANA  lui a fixé un rendez- vous pour ce lundi.  Le citoyen Emmanuel s’est rendu ce lundi au bureau de la commune Buganda. Aussitôt arrivé sur place, il a été arrêté et accusé de tentative de faire sortir du bétail vers la RD Congo  comme le témoigne cet  habitant de la place. « Il s’était rendu voir l’administrateur pour lui dire qu’il avait retrouvé  dans son étable ses deux vaches qu’il recherchait depuis plus de 3 semaines. Mais, il s’est fait arrêter. L’administrateur lui a signifié  que c’étaient  des vaches qui avaient été interceptées sur la route menant vers le Congo. Il a dit alors qu’elles ont été saisies et que le propriétaire devrait être  punis ou alors devrait verser  une amende. Vous comprenez bien qu’il y a un hic. Comment l’administrateur pouvait-il garder chez lui des vaches saisies pendant 3 semaines. Est- ce que ça c’est logique ? »

Le citoyen Emmanuel a finalement été transféré vers un lieu inconnu. Ce  qui inquiète les siens. Egalement, les deux vaches ont été aussi transférées ailleurs dès l’aube de ce mardi, a ajouté un témoin. « Très tôt le matin vers 3 heures, il a envoyé  un de ses bergers en compagnie des Imbonerakure  de Gasenyi et ont emmené les 2 vaches vers un lieu inconnu. Les  voisins les ont vus en train  de  les convoyer ».

L’administrateur Pamphile HAKIZIMANA est fréquemment accusé  par la population d’user de son autorité pour spolier du bétail de la population sous prétexte qu’elle les achemine vers la RD Congo.

La  rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre cet administratif  pour  qu’il puisse donner sa version des faits.

Tanganyika Mining Burundi, source de misère de la population de Mabayi.

Les enfants  des propriétaires des parcelles situées dans le périmètre d’extractions des mines de la société Tanganyika Mining Burundi à Mabayi ont abandonné l’école suite au manque de frais scolaires. Expropriés sans indemnisation, les parents de ces élèves n’ont  plus de sources de revenus. Ils demandent au gouvernement de s’occuper de leur dossier pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Les propriétaires disent qu’ils ont été dépourvus de leurs terres qui constituaient une source de revenus pour les aider à subvenir à leurs besoins. En  conséquence, ils sont actuellement incapables de payer les frais scolaires de leurs enfants.

Un chef de famille affirme qu’il a 7 enfants à sa charge et que certains parmi eux  ont abandonné l’école suite à la pauvreté générée par cette société minière. « Nous demandons au gouvernement de nous rétablir dans nos droits pour que nos enfants ne meurent pas  de faim et qu’ils reprennent le chemin de l’école.  Mes enfants sont au nombre de 7 et 3 parmi eux ont été renvoyés de  l’école car j’ai manqué de minerval. La société a  détruit toutes mes sources de revenus », a- t- il déclaré.

Un des élèves qui ont abandonné l’école  affirme qu’il a quitté le banc de l’école car son père n’est pas capable de lui assurer la scolarisation. Il demande au gouvernement d’intervenir dans leur dossier pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits. « Moi, j’étudiais avant.  Malheureusement, mon père a manqué, ces derniers mois,  les moyens pour me payer le minerval suite à la destruction de ses sources de revenus.  Je demande encore au gouvernement d’intervenir. Imaginez-vous, j’ai abandonné l’école alors que l’éducation est primordiale dans la vie d’un être humain. Le gouvernement est tout pour nous.  Qu’il nous rétablisse dans nos droits, a- t- il martelé.

Au-delà des problèmes liés à l’éducation, la société minière menace ses environs avec la pollution.  Certaines familles se plaignent des gaz dégagés par l’entreprise Tanganyika Mining Burundi. Ce qui peut causer différentes maladies. Affaire à suivre.

Les déplacés du site de Ruyange appellent au secours

L’inquiétude est grande chez  les déplacés du site de Ruyange en zone Muzinda de la commune Rugazi en province Bubanza à J-1 de la destruction de leurs maisons. Selon le conseil communal de Rugazi, personne ne passera la nuit dans ce site à partir de ce mardi.

Ce mardi, c’est le rendez-vous malheureux de mettre dans la rue des  déplacés du site de Ruyange en commune Rugazi, et de détruire de leurs maisons qui jusqu’aujourd’hui, sont marqués par des croix rouges. Selon les informations en provenance de ce site, la décision de chasser ces déplacés qui n’ont nulle part où aller  a été prise par le conseil communal Rugazi  mais n’a pas été communiquée ni au bureau du gouverneur ni à celui du ministère de l’intérieur.

La mission d’exécution de cette décision a été confiée à Innocent KARAMBARA, le conseiller de l’administrateur en charge des questions économiques.

Ce dimanche, un envoyé de la commission nationale indépendante des droits de l’homme, CNIDH, est venu dans ce site pour constater et recueillir les doléances de ces déplacés et a promis qu’il va les faire parvenir à ceux qui l’ont envoyé.

Toutefois, ces déplacés sont inquiets et continuent à demander à qui peut les entendre de leurs venir au secours pour empêcher que leurs maisons  soient détruites 

Contacté  à propos de la mission lui confiée par le conseil communal, Innocent KARAMBARA, conseiller économique de l’administrateur de Rugazi, n’a pas réagi à nos questions. Quant à Cléophas NIZIGIYIMANA, gouverneur de la province Bubanza, il nous a répondu qu’il est courant de la situation mais qu’il attendait le rapport de l’administrateur à qui il a chargé de suivre cette question.

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