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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des habitants de Buganda asservis par les militaires de la place

Les militaires de la position de la  colline Ruhagarika  zone Gasenyi commune Buganda de la province Cibitoke, ont des difficultés à se nourrir. Depuis déjà trois semaines, ces militaires ne sont pas approvisionnés en tourbe. Pour pouvoir manger, ils vendent  d’abord  leurs stocks  et vont dans des restaurants des environs.

Cette position de la colline Ruhagarika est du 112ème  bataillon. Depuis près d’un mois, les  militaires de cette position manquent  la tourbe  pour cuire leurs aliments. Ils doivent faire beaucoup de manœuvres pour  manger. ‘’ Ca  fait plus de trois semaines que les militaires n’ont pas de tourbes. Le camion de la société ONATOUR  ne vient plus. C’est honteux de voir que  l’armée ne parvient pas  à   garantir la restauration de ses troupes. Ils mangent difficilement, ce qui peut affecter la mission qui leur est confiée, à savoir les  patrouilles de nuits et de jours.’’ Confie une des sources de la RPA.

Pour survivre, révèlent nos sources, ces militaires doivent vendre leurs stocks  à la population environnante. ‘’ Ils mettent ensemble leurs rations  alimentaires  et les vendent aux boutiquiers de la colline Ruhagarika. Et avec cet argent, ils peuvent aller manger dans les  restaurants environnants.’’

S’ils ne procèdent pas ainsi, ils  obligent   la population environnante à aller chercher le bois de chauffage pour eux. Une situation qui commence à peser sur cette population, surtout celle vivant dans la localité dite Kw’irabiro, sur la colline Rukana. En effet, les habitants de la place indiquent que depuis 3 mois, les militaires leur ordonnent d’aller puiser de l’eau et chercher le bois de chauffage pour eux. Une tâche éreintante et difficile pour ces habitants. ‘’ Nous avons deux problèmes. Nous devons puiser l’eau à leur place, mais également leur chercher du bois de chauffage. Ce qui est difficile c’est de trouver le bois de chauffage car il n’y a plus de forêts ici. De plus, ici à Rukana, l’eau est une denrée très rare. Nous devons aller à Ruhwa ou à Rugombo pour espérer trouver de l’eau. Et pour obtenir l’eau et le bois de chauffage, ça peut te prendre entre deux ou trois heures de marche.’’ Témoigne l’un d’entre eux.

Les sources de la RPA parmi ces habitants regrettent que les autorités administratives ne réagissent pas alors qu’elles sont au courant de cette situation. ‘’ Les administratifs sont au courant de notre situation. Des fois, le chef de secteur peut t’ordonner d’aller chercher du bois de chauffage pour les militaires et tu ne peux pas oser refuser. L’administrateur communal se fout aussi de notre situation alors qu’il sait très bien que nous vivons dans une localité déserte. Certains habitants commencent à fuir car si tu n’amènes pas ce bois de chauffage, soit ces militaires t’emprisonnent ou te passent à tabac. ‘’

Ces habitants demandent au ministère de la défense de résoudre ce problème de manque de bois de chauffage et d’eau afin qu’ils soient épargnés de ces travaux forcés.

La RPA a essayé de joindre le Colonel Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise, mais ce dernier s’est gardé de tout commentaire.

Manque d’assistance pour une catégorie de réfugiés burundais du camp de Nduta

Certains réfugiés burundais du camp de NDUTA en Tanzanie sont  privés de toute assistance. Saisi,  le HCR leur répond que leurs noms sont sur la liste des réfugiés déjà rapatriés.

Ces réfugiés du camp de Nduta en Tanzanie indiquent que quand ils vont au bureau du HCR pour prendre de la ration ou demander tout  autre  service, les agents du HCR  leur signifient  qu’ils ne sont plus sur la liste des réfugiés  vivant encore en Tanzanie mais que leurs noms ont été mis sur les listes des réfugiés déjà rapatriés. Celui-ci est l’un de ces réfugiés. « Par exemple,  si tu vas chercher  l’assistance prévue  pour les réfugiés,  tu ne reçois rien car ne figurant pas sur la  liste des bénéficiaires .Et  quand tu vas réclamer, on te montre que tu es sur les listes des rapatriés alors que tu ne t’es jamais fait inscrire pour rentrer. C’est vraiment  surprenant ».

Ceux qui sont dans la même situation que lui ne bénéficient  donc plus d’assistance. Ces réfugiés du camp de  Nduta demandent d’être réhabilités dans leurs droits et ainsi pouvoir bénéficier d’assistance comme les autres. Notre rédaction n’a pas pu joindre les représentants du HCR dans ce camp. 

Un membre du parti UPRONA victime des chicanneries persistantes au sein dudit parti

Les habitants de la commune Rusaka en province Mwaro s’insurgent contre l’arrestation d’un militant du parti UPRONA. Ce Mudasigana a été arrêté le jeudi 20 mai par les agents du Service National de Renseignement qui lui reprochaient d’être de mèche avec le groupe qui a mené une attaque meurtrière au chef-lieu de la commune Rusaka. Mais selon ses proches, les conflits latents au sein de ce parti de Rwagasore seraient derrière cette arrestation.

Ce militant du parti UPRONA qui fait objet d’alerte de la part des habitants de la commune Rusaka s’appelle Eloge Bizimana. Chauffeur de taxi de type probox, il a été arrêté jeudi dernier par des agents du Service National de Renseignements au niveau du centre Ijenda, alors qu’il se rendait en commune Rusaka. Depuis ce jour, ses proches n’ont aucune nouvelle de lui.

Les membres du parti UPRONA en commune Rusaka indiquent que le nommé Eloge Bizimana aurait  été arrêté sur ordre du vice-président de la République, Prosper Bazombanza, en collaboration avec son conseiller du nom de Richard Musoda , ainsi que d’un certain Cyprien Kana alias Muti. Eloge Bizimana serait  accusé d’être de mèche avec le groupe qui a mené une attaque meurtrière au chef-lieu de la commune Rusaka,il y a quelques semaines, une accusation rejetée par les Badasigana de cette commune. Ils disent qu’il serait plutôt victime d’avoir aidé ces upronistes à signer sur une pétition dénonçant la radiation de certains responsables de ce parti, laquelle radiation aurait été  planifiée par Abel Gashatsi l’actuel président de l’UPRONA, en collaboration avec Prosper Bazombanza  vice-président de la république du Burundi. ‘’ En cette période de conflit entre les Badasigana, Eloge Bizimana aurait convaincu un grand nombre de militants de ce parti en commune Rusaka de  signer sur une pétition dénonçant la radiation illégale de certains responsables de l’UPRONA planifiée par Abel Gashatsi en collaboration avec le vice-président de la république Prosper Bazombanza. Nous rejetons l’accusation selon laquelle il aurait participé dans une attaque meurtrière au chef-lieu de la commune Rusaka. Ils ignorent que l’une des victimes de cette attaque du nom d’Egide Kwizera était son propre cousin. Eloge Bizimana est plutôt victime d’avoir sensibilisé les Badasigana de Rusaka à signer sur cette pétition. Rien que ça ‘’.   S’indigne un des badasigana de la commune Rusaka.  

Ces habitants de la commune Rusaka membres du parti UPRONA indiquent qu’il y a une longue liste d’autres membres de ce parti qui doivent être obligatoirement appréhendés. 

‘’ Ils ont planifié d’arrêter d’autres militants du parti UPRONA dans cette commune. Les initiateurs de ce plan sont Prosper Bazombanza, vice-président de la république du Burundi, son conseiller Richard Musoda et Cyprien Kana alias Muti. Ce sont les trois personnalités qui sont responsables de ces arrestations ‘’.   Révèlent toujours nos sources.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre Prosper Bazombanza vice-président de la République du Burundi mais sans y parvenir. 

Les habitants de la colline Musama crient à la libération de leur élu collinaire

Les habitants de la colline Musama, commune Kayokwe en province Mwaro s’insurgent contre l’emprisonnement d’un des élus de ladite colline. Il serait victime d’avoir dénoncé les fabricants et vendeurs des boissons prohibées. Cette population dénonce aussi l’attitude des autorités administratives et policières de la province Mwaro qui ne  l’appuient pas dans son combat contre les boissons prohibées, car corrompues.

Cet habitant chef de la colline Musama en commune Kayokwe, victime d’emprisonnement s’appelle Fidèle Ntakirutimana. Selon nos sources sur la colline Musama, Ntakarutimana Fidèle serait victime d’avoir dénoncé les fabricants et vendeurs des boissons prohibées dites umunanasi.  Celui qui prend le devant dans le harcèlement de cet élu collinaire est le prénommé Pacifique alias Gikashi. Ce dernier serait le représentant de tous les fabricants et vendeurs des boissons prohibées dans cette province. Ces derniers jours, il aurait réuni certains fabricants de ces boissons prohibées pour leur indiquer ce qu’ils doivent faire pour que Fidèle Ntakirutimana qui les a dénoncés reste en prison, comme le témoigne cet habitant de la colline Musama. « Gikashi a organisé dernièrement une réunion des fabricants et vendeurs de la boisson dite Umunanasi pour leur dire qu’ils doivent tout faire pour que Fidèle Ntakarutimana, leur principal obstacle, ne sorte pas de la prison. J’ai déjà constaté qu’ils ont la capacité de le faire parce qu’ils savent comment corrompre les autorités. Ils leur donnent de l’argent et ces dernières se comportent comme si de rien n’était. Nous avons des preuves qui montrent comment elles sont corrompues. Par exemple, lorsque le commissaire rentre à Bujumbura, il doit nécessairement passer chez Gikashi pour prendre gratuitement un sac de charbon ou un régime de banane. Le procureur fait la même chose. Personne des deux ne paie de l’argent parce qu’ils savent comment ils ont ficelé l’affaire».      

Au moment où le prix officiel d’une bouteille d’Amstel est de 1900 francs, la même bouteille se vend à 2500 francs chez Gikashi. « Très inquiétant encore  en cette période de pénurie des boissons de la BRARUDI, Gikashi n’a pas honte de vendre une bouteille d’Amstel dans son bistrot au centre Kibumbu à  2500 francs burundais alors que le prix officiel est de 1900 francs. Il ne s’inquiète de rien au moment où une autre personne attrapée dans une telle spéculation est sanctionnée d’une amende de 100 mille francs burundais. On ne sait pas d’où il tire ces forces », ajoute notre source. 

Pour les habitants de la commune Kayokwe, il n’y a rien d’étonnant de voir Pacifique Gikashi faire tout ce qu’il veut sans être inquiété parce qu’il sait comment corrompre les autorités administratives et policières. « Le gouverneur de la province Mwaro a tout fait à son entrée en fonction pour décourager ces fabricants des boissons prohibées. C’est lui-même qui a appréhendé le fameux Gikashi. Il a été condamné à une peine de deux ans et demie d’emprisonnement mais il n’a passé que deux mois seulement en prison. Qu’est ce qui l’empêcherait donc de continuer ? », conclut notre source.   

La rédaction de la RPA a essayé de joindre Hatungimana Honorée, administrateur de la commune Kayokwe, pour de plus amples informations sur le mobile de l’emprisonnement  du citoyen Fidèle Ntakirutimana et sur ce qu’il envisage pour décourager les fabricants et vendeurs de ces boissons prohibées mais sans y parvenir.

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