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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le Covid- 19 fait rage au sein des policiers chargés de la protection des institutions.

La pandémie à covid-19 sévit au sein de la police chargée de la protection des institutions au Burundi.   La majorité de policiers de ce corps se trouve dans un état critique et la situation devient de plus en plus compliquée.

La pandémie à covid-19 se propage de façon inquiétante dans différents secteurs du pays. Actuellement, la pandémie s’en est prise à l’institution de police chargée de la protection des institutions. Quarante policiers se trouvent dans un état critique. Les médecins traitants indiquent qu’il y a une autre catégorie de malades dont l’effectif n’est pas connu qui est en  train de prendre les médicaments à domicile. Témoigne de l’un de ces médecins. « La campagne de lutte contre la Covid-19  ne progresse pas vraiment. Actuellement,  la situation devient de plus en plus compliquée. Au centre de traitement ici en mairie de Bujumbura, nous avons plus de trente policiers testés positifs. A Vuguzo,  parmi ceux du département USI  il y a  plus de  quarante policiers et tous souffrent très gravement. En plus,  il y a un nombre non connu jusqu’à présent de ceux qui sont renvoyés à la maison pour prendre des médicaments étant confinés. La situation est vraiment inquiétante ».  

Le centre qui accueille ces policiers sous traitement situé dans les enceintes de l’ancien Lycée Vugizo est saturé à cause du surnombre des cas positifs. La situation est pareille à la Clinique Prince Louis Rwagasore. «  Le centre nationalde traitement de la Covid- 19 se trouvant à la Clinique  Prince Louis Rwagasore est saturé.  Aucune place n’est disponible. Il y en a même ceux qui sont dans un état critique et  qui sont assistés par des machines à oxygène. A centre de Vugizo, seuls les policiers sont autorisés à y être transférés», précise notre source. 

Entretemps,  le rapport du ministère de la santé de ce mercredi mentionne que deux cents trente- trois personnes ont été testées positives à la covid-19 selon les tests effectués le dix Août 202. Le même rapport ajoute que parmi tous les districts sanitaires dans lesquelles a été effectué le dépistage, le district sanitaire de Kirundo bat le record avec 47 cas positifs sur 670 personnes testées dans 24heures seulement. Soit un taux supérieur à 5 pour cent. Néanmoins, les  techniciens qui font le dépistage sur terrain rejettent carrément ces chiffres du dit rapport précisant que les cas positifs détectés dans ces districts dépassent   largement les chiffres publiés par le ministère. Selon toujours ces techniciens, ce 10 Août on a détecté à l’hôpital Kirundo soixante- dix -sept cas positifs sur deux cent soixante personnes testées. Quant au stade de Nyange- Bushaza, quarante -cinq personnes ont été testées positives sur un effectif de deux cent neuf personnes testés le même jour.                 Ce qui rentre en contradiction avec le rapport du ministère de la santé publique.

Le ministère de la santé publie des statistiques de Covid-19 revues à la baisse.

Contradiction dans les chiffres de cas positifs à la covid-19 publiés par le gouvernement et ceux révélés par ceux qui font  le dépistage de cette pandémie sur terrain. Ceux qui prestent dans ce service indiquent que même si le gouvernement ne le déclare pas publiquement, la situation de la covid-19 dans les districts sanitaires du nord du pays s’aggrave de plus en plus.

L’un des exemples des contradictions entre le ministère de la santé et les employés de l’équipe de dépistage est celui survenu dans le district sanitaire de Kirundo. Le ministère de la santé publique a présenté les mêmes chiffres que ceux des employé de l’équipe de dépistage pour l’effectif des prélèvements effectués le 9 Août. Ce qui n’est pas le cas pour les cas positifs détectés le même jour dans la province Kirundo.

Le rapport du ministère de la santé publié ce 10 Août  révèle que seul 78 cas positifs à la covid-19 ont été détectés dans toute la province de Kirundo. Par contre, les employés de l’équipe de dépistage font savoir qu’à l’hôpital de Kirundo 118  personnes ont testées positives sur 318 qui ont subies le test. Quant au site de dépistage situé  au stade de la même province, 49 personnes ont été testées positives sur 250 qui y ont subi le test. Au total 167 cas positifs du corona virus  ont été détectés ce lundi dans la province Kirundo.  Ce qui dépasse de loin  les chiffres publiés par le ministère de la santé ce lundi. 

Nos sources de la commune Bwambarangwe révèlent encore qu’un enfant d’un âge compris entre 10 et 20 ans aurait été tué par cette pandémie ce mardi. Ce qui n’a pas été précisé par le ministère de la santé dans son rapport. Les mêmes sources ajoutent que d’autres cas positifs sont confinés à leur domicile. « Hier,  il y a eu un cas de décès de la covid-19. Il s’agit d’un enfant qui avait entre 10 et 20

 

ans.  En plus, il y a une famille composée d’un père, d’une mère et un enfant qui ont été  testés positifs à la covid-19 le même jour. D’une manière générale,  les cas positifs  connus  officiellement qu’ils sont confinés à la maison sont au nombre de cinq. C’est connu partout », révèle une source.

Par ailleurs, certains membres de l’équipe de dépistage disent que ces chiffres ne proviennent pas du tout de toutes les communes de la province Kirundo car le dépistage ne se fait pas dans toute la province. Ils ajoutent que même si le gouvernement ne veut pas l’avouer la propagation de la pandémie à Covid-19 est à une échelle très élevée au point qu’eux aussi sont dépassés.

Les détenus de la prison centrale de Ngozi plaident pour l’instauration des mesures strictes de lutte contre la propagation du coronavirus.

  Chaque semaine, cette maison carcérale accueille de nouveaux détenus qui  ne sont pas dépistés avant de rejoindre les autres. Plus est, il s’observe  régulièrement des va-et-vient des détenus dans cette prison.

Cette prison centrale pour homme de Ngozi héberge plus de1700 détenus. Ces derniers indiquent que chaque semaine au moins 30 nouveaux détenus intègrent la prison. Autrement dit, 90 personnes par mois. Elles y sont transférées à partir des prisons de Kirundo et Kayanza.   

Ce qui inquiète et fait peur aux détenus dans cette maison carcérale est que les nouveaux prisonniers entrent sans être testés au Covid-19 d’autant plus que la prison ne dispose même pas de moyens pour faire ce test.

Autre inquiétude soulevée, ce sont des va et vient des prisonniers qui entrent et sortent de la prison sur permission des responsables de la maison de détention soit pour aller se faire soigner ou encore pour d’autres diverses activités recommandées par la direction. Toutes ces personnes regagnent la prison sans se soucier de se laver les mains. Pire encore, elles rentrent après avoir circulées dans les quartiers sans porter de masques.  Une situation qui favorise la propagation du virus Covid-19.  Les détenus qui reçoivent de telles permissions sont évalués entre 20 et 30 individus par jour. 

Les défenseurs des droits de l’homme et des prisonniers demandent que les nouveaux prisonniers soient en premier temps isolés des autres et recommandent un  dépistage régulier de tous les détenus.       

Les mesures barrières contre Covid-19 sont bafouées dans différents parkings de Bujumbura.

Les usagers de différents parkings de bus en mairie de Bujumbura ne respectent toujours pas les mesures barrières de lutter contre la COVID 19. Un comportement qui tranche avec les directives du maire de la ville de Bujumbura qui a récemment appelé les citoyens municipaux à observer scrupuleusement ces mesures. 

 Sur les différents parkings de bus en Mairie de Bujumbura, les mesures barrières de lutte contre la covid-19  ne sont pas respectées ni par les chauffeurs de bus ni par les clients. Les dispositifs de lavage de mains sont visibles partout sur ces parkings  mais ne contiennent  aucune goutte d’eau, précise un des clients qui s’est entretenu avec la RPA. Le port du masque aussi est volontaire.  « Ce qui est visible sur les parkings  ici en mairie de Bujumbura, personne ne se lave les mains avant d’entrer dans un bus. Les passagers n’ont même pas de masques. Visiblement,  il n’y a pas d’effort  pour lutter  contre le COVID-19 », précise une source.

Pourtant,  le Maire de la ville de Bujumbura a récemment déclaré que toute personne qui sera attrapée en violation des mesures barrières sera exemplairement punie. Une déclaration faite lors de la célébration de la journée dédiée aux communes, samedi dernier. « La police va nous aider.  Toute personne qui n’aura pas un seau et du savon devant sa boutique  payera un montant plus énorme.  L’amende sera élevée  à l’argent  utilisé  pour les soins médicaux. Là, je suis très sérieux. Même dans des bus, on doit d’abord se laver les mains avant de monter à bord. Le conducteur, lui aussi, doit  s’impliquer  pour que les passagers se lavent les mains. Nous devons renforcer cette mesure afin de protéger la population. Nous allons fermer la boutique de celui qui ne va pas s’exécuter », a déclaré Jimmy Hatungimana, Maire de la ville de Bujumbura.

Depuis le début de cette année, le ministère de la santé a ordonné le port de masques aux conducteurs  et passagers des véhicules de transport en commun ; moto et taxi-vélos. Tout client de ces véhicules de transport en commun doit également  se laver les mains avant d’entrer dans ces véhicules, selon toujours cette décision du ministère de la santé.

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