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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Seuls 39% des enfants infectés par le VIH sont sous traitement

Seuls 39% des enfants infectés par le VIH sont sous traitement

Le 1er Décembre de chaque année, le monde célèbre la journée de lutte contre le sida. Bien que le Burundi a été primé premier pays francophone de l’Afrique à avoir un nombre élevé de malades sous traitement, des défis ne manquent pas dans ce secteur.  Entre autres défis, l'augmentation des cas de malades chez les  jeunes  et le taux encore très bas des  enfants sous traitement.

Dans une déclaration  faite  dans le cadre de la célébration de cette journée mondiale  de lutte contre le sida,  Jean Baptiste Nzorironkankuze, le secrétaire exécutif du Conseil National de Lutte contre le Sida CNLS, a parlé d’une montée de malades  surtout chez les jeunes.  ‘’On voit qu'il y a une recrudescence de nouvelles infections, surtout chez les jeunes qui ont entre 15 et 24 ans mais  également une augmentation des enfants qui naissent avec le VIH. ‘’

Les jeunes sont appelés à prendre au sérieux la situation et se protéger contre le virus. Le secrétaire exécutif de ce programme national de lutte contre le sida demande aux jeunes à se faire dépister pour savoir leur état de santé.

 Le pays a toujours des défis malgré le pas satisfaisant

Le Burundi a été  primé l’année dernière par USAID, c’est le premier pays francophone d’Afrique  qui est arrivé à un niveau  satisfaisant.  97% des personnes infectées sont sous traitement alors qu’ONUSIDA et OMS demandent 95% d’ici 2030.

Résultats encourageants oui, mais des défis  ne manquent pas souligne Jeanne Gapiya, présidente de l’ANSS, l’Association  Nationale  de Soutien aux Séropositifs et malades du sida. Les 97%  de malades sous traitement sont constitués d’adultes et d’enfants. ‘’Chez les moins de 15 ans qui sont infectés, seuls 39%  sont sous traitement’’, déplore Jeanne Gapiya.

Ce taux moins élevé des enfants sous traitement est une conséquence du comportement des parents, regrette la militante burundaise des droits  humains et des droits des personnes  infectées et affectées par le VIH/Sida. ‘’Les parents n’ont pas le courage de faire dépister leurs enfants. Toute mère infectée devrait le faire systématiquement. La grande majorité des enfants qui ne sont pas sous traitement c’est la faute aux parents. ‘’

L’autre défi  concerne les enfants qui naissent encore avec le VIH. ‘’97% de femmes infectées sont sous traitement. Les  3% qui restent ne le sont pas,  donc elles mettent au monde des enfants malades alors que la médecine permet aujourd’hui de protéger l’enfant.’’ Explique Jeanne Gapiya qui précise que ‘’depuis 5 ans aucun enfant né d’une femme séropositive suivie par l’ANSS, n’est né avec le virus.’’

Le troisième défi soulevé par la présidente  de l’ANSS à l’occasion de la journée mondiale  de lutte contre le sida  est en rapport avec les personnes qui vieillissent avec le VIH. Selon Jeanne Gapiya, à l’ANSS ils enregistrent  annuellement plus de 50 décès de cette catégorie. ‘’Ils ne meurent pas du VIH, ils  sont en train d’être tués par d’autres maladies comme les  maladies chroniques, le cancer du col de l’utérus, les hépatites.’’

Jeanne Gapiya estime que la situation devrait attirer l’attention des acteurs du secteur de la santé au Burundi. Un programme y relatif a été déjà lancé par l’ANSS mentionne-t-elle, d’où le changement du nom ANSS en ANSS Santé plus.

Les recherches médicales continuent au niveau mondial et ne cessent d’évoluer. Dans les pays développés actuellement, les malades du sida ne prennent pas les médicaments chaque jour. Ils reçoivent deux injections l’an, une fois les 6 mois. Des traitements qui facilitent les malades, apprécient la militante burundaise des droits des personnes infectées et affectées par le VIH/Sida. Jeanne Gapiya regrette toutefois que ces traitements ne  sont pas encore arrivés au Burundi malgré le principe d’universalité  de traitement.

Quant au vaccin contre le sida, Jeanne Gapiya précise que les recherches avancent et que c’est promettant.

 

 

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Ruyigi : Des morts étranges à la prison centrale

Ruyigi : Des morts étranges à la prison centrale

Une maladie inconnue emporte des vies à la prison centrale de Ruyigi. Quatre prisonniers sont morts  en moins d’un mois. Les détenus demandent d’être secourus.

 Les détenus de la prison centrale de Ruyigi indiquent qu’ils ne savent pas ce qui cause la mort de leurs codétenus. Certains sont retrouvés morts dans la matinée alors que d’autres rendent l’âme dans des structures de santé.

Dans la semaine en cours, deux détenus sont morts selon nos sources qui affirment qu’au total 4 détenus ont trouvé la mort dans une période de 3 semaines seulement. Deux parmi eux sont morts dans la prison et les deux autres à l’hôpital, précisent les mêmes sources.

Les symptômes de la maladie sont soudains raconte l’une de nos sources qui explique que le patient n’est plus capable de parler avant de subir des hémorragies externes. Le sang coule au niveau de la bouche et du nez avant de mourir selon ce témoin.

Ce jeudi, un détenu connu sous le nom de Musebeyi était dans un état critique dans la prison de Ruyigi selon nos sources qui disent ne pas savoir s’il était encore vivant ce vendredi. Contacté, le directeur de la prison centrale de Ruyigi Eric Emerusabe n’a pas voulu s’exprimer sur ces décès signalés au sein de cet établissement pénitentiaire.

Cette prison de Ruyigi où l’on signale des morts liées à une maladie inconnue compte actuellement plus de 800 détenus alors qu’elle a la capacité d’accueil ne dépassant pas 300 personnes.

Bujumbura : Une nouvelle vague de Covid-19 ?

Bujumbura : Une nouvelle vague de Covid-19 ?

Depuis un certain temps, plusieurs habitants de la mairie de Bujumbura souffrent  d’une maladie aux symptômes de la grippe. La situation commence à inquiéter la population  car le nombre de malades  ne cesse de monter. Des malades et des membres du personnel soignant partagent les mêmes inquiétudes. Ils craignent tous que cette maladie serait la pandémie de la covid-19 qui est en train de refaire surface.

Rare est de constater actuellement qu’il n’y a pas de personne  souffrant d’une maladie aux symptômes de la grippe dans les ménages de la mairie de Bujumbura, convergent différents habitants de cette capitale économique.

Au début, les malades pensent au paludisme. ‘’Le malade a une sensation de froid et une  fièvre, des maux de tête et  des douleurs sur tout son corps.’’ Décrit un habitant de Bujumbura qui ajoute  toutefois qu’une fois dans un établissement sanitaire le paludisme est écarté. Le diagnostic est le même, une grippe.

Du côté de ces établissements sanitaires,  nos sources confirment qu’elles enregistrent ces derniers jours plusieurs cas de patients souffrant de cette maladie. Comme le craint la population, les membres du personnel soignant, eux aussi, pensent que ça serait la Covid-19. Un d’entre eux, prestant dans un dispensaire situé en mairie de Bujumbura a expliqué : ‘’ C’est comme à l’époque de la pandémie de la covid-19. Les symptômes de cette maladie sont comme ceux de la grippe associée à la toux. Parmi nos patients  figurent des enfants et des adultes; et ils viennent en grand nombre. Nous craignons que ça serait la covid-19 qui revient.’’

Jusqu’à l’heure actuelle, aucune communication officielle sur cette maladie n’a été faite par le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida. Nous avons aussi tenté de joindre les responsables de ce ministère sans y parvenir.

Rumonge : Des cas de choléra dans la zone Gitaza

Rumonge : Des cas de choléra dans la zone Gitaza

6 cas de l’épidémie de Choléra ont été identifiés dans la zone Gitaza, en commune Muhuta, province  Rumonge. Cette maladie s’est manifestée dans cette zone depuis ce mardi et  des mesures de prévention ont été prises par l’autorité administrative afin d’empêcher sa propagation.

Les 6 personnes qui ont été affectées par cette épidémie de Choléra proviennent de 3 familles de la sous–colline Nyamusenyi, colline Mubone de la zone Gitaza. Toutes ces 6 personnes sont alitées à l’hôpital de Kabezi.

‘’6 personnes habitant  toutes sur  l’avenue Kuryasaze de  la colline Mubone ont déjà attrapées la maladie. Ces malades ont été conduits à l’hôpital de Kabezi parce que les médecins de l’hôpital Gitaza n’avaient pas de moyens et n’étaient pas à la hauteur pour traiter leur cas’’, indique un habitant de la zone Gitaza  qui précise que  les médecins de l’hôpital de Gitaza ont aussi  pulvérisé  des produits médicamenteux tout autour des  ménages des malades.

Dans le cadre de prévenir cette épidémie, les autorités administratives de la commune Muhuta ont suspendu les certaines activités commerciales  au marché de la zone Gitaza. ‘’ Les commerçants ayant des restaurants, ceux qui font des barbecues, ceux qui vendent du maïs grillé, des mangues, des bananes et des cannes à sucre, des bières de bananes ont été interdits de travailler. Et ceux qui vendent des tomates, ont été  obligés de les nettoyer avec de l’eau avant de les vendre aux clients.’’

Malgré ces mesures administratives, les habitants de Gitaza affirment  que leur santé est toujours menacée par des maladies liées au manque d’une bonne hygiène tant qu’il s’observe  une montagne d’immondices entassées devant ce marché, se trouvant tout près des bureaux de l’administrateur de la commune Muhuta ainsi que des autorités locales de la zone Gitaza.

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