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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Bujumbura inquiété par le non-respect des mesures barrières

Les habitants de la ville de Bujumbura craignent une éventuelle vague de propagation de la COVID-19 suite à la négligence de cette pandémie qui s’y observe. En effet, certaines buvettes ont été transformées en boîtes de nuit.

Au cours de la semaine du 28 Mars au 03 Avril 2021, le ministère de la santé a notifié 197 nouveaux cas positifs à la COVID-19 sur tout le territoire du Burundi. La majorité des personnes atteintes sont des résidents de la ville de Bujumbura.

Malgré la situation, certains habitants de la ville de Bujumbura prennent à la légère cette pandémie car les activités de divertissement ont continué comme à l’accoutumée. Cet habitant de la ville affirme que malgré la fermeture de boîtes de nuit par le ministère de la santé les cabarets dans différents coins de la ville ont actuellement été transformés en maisons de soirées dansantes. ‘’ Ils ont donné l’ordre de fermer toutes les boîtes de nuit, mais paradoxalement on joue de la musique dans les cabarets jusqu’à l’aube. Par exemple au bistrot SICALLA surnommé BUNGABUNGA, on y joue et on danse la musique jusqu’au petit matin. Au centre-ville derrière la documentation se trouve un cabaret appelé KUMASHUHA  ou on joue également de la musique toute la nuit. Les gens n’observent même pas la distanciation sociale. Je peux également citer ZANZI, PACA, KOZI, KU MUTWENZI, ce sont des buvettes où on balance de la musique tous les weekends et pendant toute la nuit.’’  

La négligence de la pandémie COVID-19 se manifeste également dans le domaine du transport en commun et dans les lieux de grands rassemblements tel les marchés. ‘’ Nous nous asseyons dans les bus sans respecter le port de masque ou la distanciation sociale. A l’entrée des marchés, il n’y a pas de seaux d’eau pour le lavage des mains. Les gens entrent à l’intérieur des marchés sans se laver les mains et sans porter les masques.’’ Dénonce un autre habitant de la capitale économique du Burundi.

Les habitants de la ville de Bujumbura craignent une imminente vague de contamination de la COVID-19 au cas où le ministère de la santé n’intervient dans les meilleurs délais.

La gestion burundaise de la Covid-19 inquiète la Communauté Internationale

Les parlementaires européens ne sont pas du tout sûrs de la véracité des statistiques officielles en rapport avec la Covid-19 au Burundi. Toutefois, le renouement du régime Ndayishimiye avec l’OMS, après l’expulsion de ses représentants, est un acte coté positivement.

Envolée de cas de Covid-19 au Burundi.

La contamination à la Covid-19 prend un élan de plus en plus inquiétant depuis le mois de mars 2021. Le  manque de suivi des malades par le ministère de la santé et le comportement irresponsable des malades sont les principales causes citées par le personnel de santé.

713 personnes ont été testées positives  au coronavirus dans une période de 28 jours, du 10 mars au 09 Avril. Ces statistiques sont du ministère de la santé qui souligne aussi que la contamination est à plus de 92 % locale.

Les sources de la RPA parmi les agents de santé affectés au programme de lutte contre la pandémie, lient cette grande contamination à la politique d’auto confinement des malades initiée il y a un peu plus d’un mois.

‘’ Depuis la fermeture du site de l’hôtel source du Nil, les cas ont fortement augmenté. Le confinement des malades  dans ce site aidait  beaucoup.’’

L’origine de cette forte augmentation de cas positifs serait le non-respect, par les renvoyés pour se confiner chez eux, des directives des agents de santé. Qui plus est, poursuivent les mêmes sources, plusieurs de ces malades ne bénéficient d’aucun suivi de la part du  ministère de la santé.

‘’ Actuellement, plusieurs  malades de Covid-19 sont renvoyés chez eux, soi-disant pour un auto-confinement. Mais le constat est qu’ils ne le font pas. Même le ministère de la santé ne suit pas pour contrôler. La plupart d’ailleurs, au lieu de se confiner,  continuent à circuler et sans porter de masque.’’ Regrettent les mêmes sources.

En plus de ce comportement irresponsable, certains  malades  ne prennent pas les médicaments comme il  fallait.

’Ils ne respectent pas nos prescriptions. Certains  continuent à boire de l’alcool tout en prenant les médicaments. Tout cela contribue à l’augmentation des cas de contamination.’’

Jusqu’au 09 Avril, le ministère de la santé parlait de 220 cas actifs sous suivi médical, dont 159 pris en charge à domicile. Les sources de la RPA du secteur de la santé, elles,  révèlent que, malgré le discours banalisant des autorités du pays, la propagation du  corona virus  a déjà atteint un taux inquiétant dans le pays et toutes les catégories de burundais sont déjà atteintes, du citoyen lamda aux cadres des différents secteurs du pays dont ceux de la présidence de la République.

Les prix de médicaments passent du simple au triple à Fota

Les propriétaires de pharmacies du district sanitaire de Fota situés en commune Ndava de la province Mwaro sont accusés par les habitants de cette localité de revoir à la hausse de façon  illégale les prix officiels des médicaments. Le médecin responsable du district sanitaire de Fota est également pointé du doigt par ces habitants de couvrir ces vendeurs.

Les habitants de Fota se plaignent des prix des médicaments qui sont de plus en plus exorbitants. ‘’ A titre illustratif, le nouveau médicament Quartem contre la malaria se vend à 10 000 francs burundais alors qu’il revient à 4 000 dans les autres pharmacies de la province Mwaro. Même les prix des autres médicaments tels que l’amoxicilline et le paracétamol ont triplé ‘’, déplore un des habitants de Fota.

Ce qui étonne le plus ces habitants, c’est que ces vendeurs ne sont pas du tout inquiétés par le médecin du nom de Nazaire Ndereyimana qui est responsable du district sanitaire de Fota. D’après eux, ‘’ ces vendeurs de médicaments lui donnent des pots de vin à chaque fin du mois afin qu’il puisse fermer les yeux sur ces agissements.’’

Dépités, ces habitants de Fota interpellent les autorités de la commune Ndava ainsi que le ministre de la santé pour qu’ils interviennent et redressent cette situation dans les meilleurs délais.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Nazaire Ndereyimana, le responsable du district sanitaire de Fota, afin qu’il puisse s’exprimer dessus.

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