Les élèves finalistes des écoles techniques effectuent des stages avant l'obtention de leurs diplômes. L'année dernière en 2016, les parents ont contribué pour les stages de leurs enfants en leur donnant l'argent à utiliser pour la restauration et d’autres dépenses aux lieux des stages.
Certains partenaires de l'éducation se sont retirés suite à la décision de Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, et les parents ont été appelés à contribuer pour que leurs enfants puissent achever leurs études. C'est le cas du Fonds Commun pour l'Education (FCE) pour lequel les partenaires dans le secteur ont cessé d’alimenter dès le début de l’année 2016.
Ce fonds, alimenté conjointement par ces partenaires et le gouvernement, permettait de financer les stages des élèves finalistes des écoles techniques publiques à hauteur de 200 millions de francs par an. Dès lors, c'est le gouvernement du Burundi, via son Ministère de l'Education, de l'enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui a continué à financer seul les stages des élèves.
Pendant les stages, un stagiaire peut être affecté dans une province éloignée de sa résidence, et les stages durent généralement un mois pour certaines sections et trois mois pour d'autres.
Le Ministère de l’Education appelle les parents à contribuer à nouveau
Une réunion s’est tenue jeudi dernier à Bujumbura entre les directeurs de toutes les écoles techniques publiques du pays et la Ministre de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ainsi que d’autres hauts cadres de ce ministère. « Les frais de stage octroyés par le gouvernement sont tellement insuffisants qu'ils ne peuvent pas permettre à un stagiaires de survivre durant toute la période des stages », ont fait remarquer plusieurs participants.
Une des recommandations formulées dans cette réunion a été d'inviter les parents à contribuer pour les stages de leurs enfants cette année, comme d'ailleurs ils l'ont fait pour l'année scolaire 2016. « Les parents donneront à leurs enfants l'argent de poche, qui s'ajouterait aux frais de stage octroyés par le gouvernement, au lieu que les directeurs d'écoles collectent l'argent », rapporte un des participants.
Certains parents sont cependant désespérés, ajoutant qu'il leur est difficile d'avoir de l'argent pour les frais de stage de leurs enfants, car ils font face à une pauvreté précaire. Si le gouvernement ne parvient plus à aider les parents, beaucoup craignent que l’école ne soit plus réservée d’ici quelques temps qu’aux plus nantis.