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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Absentéisme et retards des enseignants de Bubanza pour manque de moyens de transport.

Le manque de moyens  de transport pour se rendre ou revenir de leur travail est l’un des problèmes majeurs des enseignants de la commune de Bubanza. Ces derniers sont obligés de s’absenter au travail ou sont en retard.

La plupart des enseignants de la commune et province de Bubanza ont décidé de se rendre souvent au travail à pied malgré de longues distances qu’ils doivent parcourir. Selon ces enseignants, la pénurie du carburant qui a entrainé la hausse des prix du ticket de transport est à l’origine de ces problèmes dans lesquels ils se trouvent. De plus, ils n'ont pas de moyens pour payer ces tickets de transport. En  conséquence, certains de ces enseignants s’absentent souvent au travail et d’autres sont chaque fois en retard. «  Les conséquences de la pénurie du carburant font que l’enseignant se rende à pied au travail du fait de la  hausse du prix de  transport. La même pénurie est à l’origine des absences des enseignants. D’autres arrivent en retard à l’école sans oublier la fatigue que nous avons à cause de  longs trajets. Donc, soit tu acceptes d’arriver en retard  ou de t’absenter au travail. Vous comprenez que c’est grave », s’est lamenté un enseignant.

Selon toujours ces enseignant de la commune de Bubanza, un trajet de 8 à 10 kilomètres est la distance qu’ils sont obligés de parcoirir pour se rendre  au travail.  Pire encore, il y a ceux qui doivent faire à peu près trois heures pour arriver au travail comme l’un d’entre eux témoigne. « Parfois nous faisons dix kilomètres, huit, ou même sept. Tout dépend de la distance qui existe entre ton domicile et ton lieu de travail. Même quand tu arrives à trouver un déplacement, pour une distance que tu payais 1000 francs se paye actuellement jusqu’à  3000 francs. Vous comprenez que quand tu n’as pas les trois milles tu es obligé de marcher à pied ou encore tu t’absentes  tout court. Mais,  tu peux aussi prendre de l’initiative et se lever très tôt  le matin et faire trois heures de marche ».

Nos sources au sein de ces enseignants font savoir que souvent la fatigue qu’ils ressentent après ces longues distances ne leur permet pas de bien accomplir leur mission.

Tous contre le vagabondage sexuel de certains éducateurs pour l’année scolaire 2022- 2023.

Le vagabondage sexuel de certains enseignants doit être le combat de tous les acteurs de l’éducation. L’appel a été lancé par le ministre de l’éducation nationale lors de l’ouverture de la rentrée scolaire, édition 2022- 2023.

Le ministre de l’éducation Nationale demande à tous les acteurs de l’éducation  de combattre avec énergie le phénomène  des éducateurs qui s’emprennent à leurs éduquées  pour des plaisirs  sexuelles. Aux élèves, il leur a  demandé    la retenue et de ne jamais aspirer  aux points  frauduleux. « Nous demandons aux responsables de l’éducation au niveau provincial et communal de collaborer avec les administratifs ainsi que la justice pour sanctionner sévèrement les éducateurs qui trainent dans le vagabondage leurs élèves. Cela permettra d’éradiquer ce phénomène à Kayanza et dans tout le pays.  Aux élèves, nous leur demandons de vous focaliser sur votre avenir car le pays attend beaucoup de vous. Ne perdez pas votre temps et surtout ne cherchez pas à avoir les notes que vous ne méritez pas. Vous devrez respecter les règlements scolaires car les sanctions sont prévues », a lancé François  Havyarimana, ministre de l’éducation nationale.

Cet appel a été lancé ce lundi en province de Kayanza   lors de l’ouverture solennelle de la rentrée scolaire 2022-2023. Une première sortie médiatique d’un tel responsable de haut niveau sur ce phénomène qui gangrène déjà le secteur de l’éducation.

Plusieurs cas de jeunes filles victimes de ce vagabondage sexuel de certains enseignants et directeurs d’écoles ont été signalés au cours de la seule année scolaire 2021- 2022 à travers tout le pays.

Appartenant au même parti au pouvoir, plusieurs bourreaux de ces jeunes filles ont, dans la plupart de cas, bénéficié de la complicité de leurs directeurs communaux ou et provinciaux de l’enseignement pour ne pas être poursuivis en justice.

Egalement, des tentatives de corruption des familles de victimes et des tentatives d’élimination physique des victimes ont été signalées au cours de cette année scolaire 2021- 2022.

 

Rentrée scolaire perturbée ce lundi.

La plupart des enseignants n’ont pas pris en considération les retards des élèves dans la ville de Bujumbura pour ce premier jour de classe de l’année scolaire 2022-2023. A cause de la carence des bus de transport et celle du carburant, certains élèves se sont rendus à l’école à pied.

Dans la plupart des établissements scolaires de la capitale économique, les cours ont démarré après 8 heures du matin.

A l’école fondamentale Musaga II,  il s’est observé dans la matinée des discussions liées aux contributions pour les constructions que certains parents n’ont pas payées au cours de l’année dernière. Certains parents qui ne sont pas encore prêts à s’acquitter de ces contributions nous ont signalé qu’ils ont décidé de retourner chez eux avec leurs enfants parce qu’ils n’arrivaient pas à convaincre les responsables de l’école.

D’autres parents indiquent que les prix des cahiers ont sensiblement grimpé. L’un d’entre eux nous a précisé qu’il avait acheté une douzaine de cahiers de 100 feuilles à 13 mille francs l’année dernière mais qu’il l’a actuellement achetée à 19500 francs. Le prix de l’uniforme a été également revu à la hausse. Au lycée du lac Tanganyika, l’uniforme qui coûtait 23 mille l’année dernière coûte aujourd’hui 26 mille francs pour les filles et 27 mille francs pour les garçons. Les élèves qui sont gros pouvant payer jusqu’à 30 mille pour obtenir l’uniforme à cet établissement secondaire.

A certaines écoles, il s’est aussi remarqué des va-et-vient des parents qui cherchaient des places de redoublement pour leurs enfants.

Au niveau de tout le pays, la rentrée scolaire a été perturbée par les élections des notables des collines et des quartiers parce que la plupart de ces élections se déroulaient dans les enceintes des écoles. Dans les communes de Nyamurenza de la province Ngozi et de Giteranyi de la province Muyinga, certains enseignants signalent qu’il n’y a pas eu de classe ce lundi dans la plupart des établissements à cause de la tenue de ces élections.

Pas encore de subsides pour les écoles à régime d’internat.

La rentrée scolaire s’annonce difficile pour les écoles à régime d’internat. Ces écoles n’ont pas encore reçues les subsides de l’Etat et doivent faire face à la hausse des prix de la nourriture et d’autres matériaux sur le marché.

D’habitude, les écoles à régime d’internant se préparaient à l’avance pour accueillir les élèves en achetant des vivres pour qu’à leur arrivée les élèves ne manquent pas de quoi manger. Ce n’est pas le cas pour cette rentrée scolaire. Les écoles de la province de Gitega et ailleurs ont des difficultés. Selon notre source, les subsides de l’Etat n’avaient pas encore été déposés sur les comptes des écoles.

Le retard du dépôt des frais de fonctionnement de ces écoles à régime d’internat sur leurs comptes a de nombreuses conséquences. Notre source fait savoir que les directeurs de ces écoles sont obligés d’acheter à crédit de la nourriture tandis que les fournisseurs procèdent à la spéculation car étant, eux aussi, obligés d’attendre le payement.

Un autre problème soulevé à différentes écoles à régime d’internant est lié aux grosses  marmites dites mouvelos qui ne sont plus utilisables. Dans certains cas, certaines écoles risquent de manquer comment préparer de la nourriture parce que l’Etat ne renouvelle pas ces marmites.

Avant l’Etat donnait  800 francs de subside par élève et par jour.  Cette année, cette somme a été majorée jusqu’à 900 francs burundais. Au regard des prix sur le marché, notre source affirme que la majoration de 100 francs burundais ne changera pas grand-chose.

Les directeurs des écoles à régime d’internat en général demandent au gouvernement de toujours débloquer à temps les subsides pour qu’ils ne continuent pas de contracter des dettes. Ces directeurs demandent également l’augmentation considérable les frais de subsides pour chaque élève compte tenu de l’inflation actuelle.

Le Lycée Central Saint Gabriel sommé de déménager à quelques jours seulement de la rentrée scolaire.

Le Lycée Central Saint Gabriel dit ‘’ Libre’’ situé en zone Ngagara de la commune Ntahangwa a été sommé de déménager de ses locaux qu’il  occupait depuis plus de 20 ans. La raison avancée est que le ministère de l’éducation veut y implanter une nouvelle école. Ce qui déstabilise les parents d’élèves de ce lycée qui se demandent où vont aller leurs enfants au moment où la rentrée scolaire approche.

Le Lycée Central Saint Gabriel dit ‘’Libre’’ a commencé ses activités en 1994. Il comprend le cycle fondamental et le cycle post-fondamental. Selon des informations que la RPA détient du ministère de l’éducation, le dit ministère a ordonné  à cette école de déménager de ses locaux pour aller continuer ses activités pédagogiques  de l’année scolaire de 2022-2023 dans un autre endroit. La raison serait que ledit  ministère souhaite implanter une autre école dans les enceintes actuelles du Lycée Central Saint Gabriel.

Actuellement, les parents d’élèves de ce Lycée s’inquiètent du sort de leurs enfants à la veille de la rentrée scolaire, surtout que ce lycée compte actuellement plus de 900 élèves.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de joindre les responsables du Lycée Central Saint Gabriel pour leur demander le sort de ces élèves mais sans succès. Elle a également essayé de contacter François Havyarimana,  ministre de l’éduction pour lui demander la même  question et ce dernier était injoignable sur son téléphone portable tandis que son téléphone de bureau sonnait sans que personne ne décroche.

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