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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

A Bujumbura, le prix du matériel scolaire est hors portée de la bourse des citadins

A quelques jours de la rentrée scolaire, les habitants de la ville de Bujumbura s’inquiètent et ont peur de ne pas parvenir à trouver assez d’argent pour l’achat du matériel scolaire. Ces citadins indiquent que les prix des cahiers et des uniformes ont vertigineusement grimpé alors qu’ils sont dans une précarité sans nom.

Les acheteurs et les vendeurs du marché Cotebu sont unanimes pour dire que les prix du matériel scolaire ont grimpé par rapport à l’année dernière. « Une douzaine de cahiers de 100 feuilles s’achète actuellement à 13.000 francs burundais alors que l’année dernière elle s’achetait à 10 500 francs burundais. Celle de 60 feuilles est passée de 5 500 à 7500 francs burundais tandis que la douzaine de cahiers de 36 feuilles coûte  4000 francs alors qu’avant elle se vendait entre 3200 et 3500 francs burundais. Les prix ont vraiment sensiblement grimpé », précise un vendeur.

Ces citadins indiquent qu’ils ne savent pas comment ils vont se procurer de ces matériels scolaires indispensables pour leurs enfants compte tenu de la situation d’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent. « Certaines familles ne voient pas comment ils vont s’en sortir car même  les prix des livres pour élève et ceux des cartables ont été revus à la hausse. Si nous demandons le pourquoi de cette hausse des prix, on nous explique que cela est dû au manque de devises et à la dévaluation de la monnaie burundaise. Avec notre situation financière, on ne voit pas comment nous allons envoyer nos enfants à l’école », se lamente un parent.

Les vendeurs du matériel scolaire constatent d’ores et déjà cette pauvreté qui gangrène la population car, à deux semaines seulement de la rentrée scolaire, l’affluence des demandeurs de ces matériels a sensiblement chutée.

Les écoles de Rukaramu toujours pas reconstruites à l’approche de la rentrée scolaire.

Inquiétudes au sein des parents d’élèves des écoles de la zone Rukaramu en commune Mutimbuzi  province Bujumbura. A l’approche de la rentrée scolaire, ces parents déplorent le fait qu’aucune action n’a été menée pour réhabiliter les salles de classes détruites par des pluies torrentielles du mois d’Avril.

Les parents d’élèves des écoles fondamentales de Rukaramu 1 et 2 et du Lycée Communal de Rukaramu sont profondément préoccupés de comment leurs enfants pourront bientôt suivre les cours. Au moment où l’année scolaire 2021-2022 est sur le point de débuter, ces parents font savoir qu’une grande partie des classes de ces écoles ont été endommagées par la pluie et n’ont pas encore été remises en état. L’un d’entre eux témoigne. « Les toitures de salles de classes avaient déjà été détruites quand le troisième trimestre a commencé. Il s’agit de 12 salles de classes y compris le bureau du directeur de l’ECOFO RUKARAMU 2. Les élèves ont suivi les cours dans  des classes couvertes par de tentes qui servaient de toiture. Vous voyez donc que la rentrée scolaire approche mais la situation reste identique »

 

Ces parents indiquent également que les actions entamées par les autorités administratives en collaboration avec les responsables de l’éducation dans cette localité n’ont apporté aucune solution à cette question. « Le conseil communal a comptabilisé les frais qui étaient destinés à la réhabilitation de ces classes.  Mais jusque-là, ce travail n’a pas été fait. Aussitôt que les toitures de ces salles de classe ont été emportées par le vent, l’administrateur est venu et nous a promis que dans une semaine tout sera réglé. Mais,  la rentrée scolaire approche alors que rien n’a été  fait. Ils avaient utilisé des feuilles de palmiers et des tentes pour couvrir les classes » a précisé un des parents.

   

A ce propos, la rédaction a essayé de joindre Georges Nzeyimana, Directeur de l’Enseignement dans la commune Mutimbuzi ainsi que Siméon Butoyi administrateur de cette commune mais sans y parvenir.

Les parents de Gitega risquent de manquer du matériel scolaire

Les parents à faibles revenus de la province Gitega craignent de manquer du matériel scolaire pour  la prochaine rentrée scolaire. Au marché, les prix des cahiers et des uniformes sont exorbitants.

Depuis le début de ce mois d’Août, le matériel scolaire inonde le marché central de Gitega. Sur tous les stands,  on y trouve des cahiers et couvertures, des uniformes, des stylos et d’autres matériels scolaires.

Les parents à faibles  moyens trouvent que les prix de ce matériel scolaire  sont trop exorbitants. Un cahier de 100 feuilles s’achète à 1.100 francs  ou 1.200Frbu, celui de 60 feuilles à 800 francs, celui  de 48 feuilles à 700 francs, celui de 36 feuilles à 600 francs, celui de 24 feuilles à 500 francs  et enfin celui de 12 feuilles à 300 francs.  Des sommes de loin supérieures à la capacité financière des parents.

Les uniformes coûtent également chers. Une jupe, une culote ou une chemise  en Kaki pour les écoliers de l’école fondamentale  coûte entre 8000 et 12.000 francs burundais tandis qu’une jupe, un pantalon ou une chemise pour les élèves de l’école secondaire s’achète entre 10.000 et 20.000 francs. Des montants  toujours supérieurs au pouvoir d’achat des parents.

La majorité de ces parents à faibles revenus  se trouve  dans la catégorie de simples cultivateurs ou tâcherons. Certains fonctionnaires de l’état  ont de faibles revenus compte tenu de leurs maigres salaires et craignent aussi de manquer du matériel scolaire pour leurs enfants.

Entretemps, la rentrée scolaire édition 2021-2022 est projetée pour le 06 septembre de cette année. 

L’école primaire de Mushasha n’est toujours pas réhabilitée à l’approche de la rentrée scolaire.

Inqiétudes et indignations chez les parents et élèves de l’école primaire de Mushasha de la zone Gatumba. Au moment où la rentrée scolaire est proche, la grande partie de cette école est immergée dans l’eau. Ces parents et élèves craignent ainsi un éventuel écroulement de la partie restante de l’école.

Depuis les inondations qui ont envahi la zone Gatumba causant aussi le déménagement de beaucoup de familles jusqu’aujourd’hui,  rien n’a été fait  pour  réhabiliter l’école primaire de Mushasha touchée fortement par ces inondations il y a de cela plus de trois mois. Jusqu’à présent,  cette école est entourée par de l’eau et aucune activité n’a été faite pour évacuer cette eau.

A quelques semaines de la rentrée scolaire, certains parents sont inquiets et ont déjà commencé à chercher des places pour leurs enfants dans d’autres écoles surtout que cette eau risque d’augmenter au lieu de diminuer comme témoigne ce parent. « Ils ont peur car l’école se trouve toujours dans l’eau. En plus,  ils réalisent tout le temps que leurs enfants ont passé à piétiner dans l’eau avec tous les microbes que contenait cette eau. Donc,  aucun élève de l’école primaire de Mushasha  n’aura pas envie de porter les chaussures à cause de ces eaux. Tout cela fait partie de ce qui les a inquiétés. C’est pour cette raison que la plupart a  décidé de chercher l’école ailleurs  où il n’y a pas ces inondations. Tout ceci parce que rien n’a été fait pour évacuer cette eau.  Même dernièrement quand il a plu, la rivière Rusizi avait commencé à déborder.  Si cela devrait durer  trois jours, l’eau aurait atteint le quartier », a indiqué un parent.

Jusqu’aujourd’hui, dans différents endroits de cette école primaire de Mushasha c’est l’eau qui domine.  Ce qui risque même d’emporter les infrastructures de la dite école y compris la vie des élèves. « L’eau entoure toujours la cour de l’école. Une partie de ces eaux se trouve derrière l’école. Donc,  les élèves seront obligés de passer dans ces eaux pour atteindre leur classe. Je dirais  même que la petite quantité de cette eau a été diminuée  par le soleil. Mais comme la saison pluvieuse est proche, une telle situation d’inondation va se reproduire. Jusqu’aujourd’hui,  les infrastructures de l’école sont sous l’eau.  Mais comme il y a du fer à béton dans les murs,  peut être que cette école va résister un peu de temps. Mais avec cette saison pluvieuse qui approche, les inondations vont refaire face encore une fois et cette école va se retrouver dans l’eau encore une fois », a poursuivi le parent.     

A ce propos, la rédaction a essayé de contacter l’administrateur de la commune Mutimbuzi mais sans succès.

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