ACAT-Burundi alerte sur l’état de santé du général-major Célestin Ndayisaba détenu à Muramvya
Par: Digne Karondo
L’Association chrétienne pour l’abolition de la torture au Burundi (ACAT Burundi) lance un appel urgent en faveur du général-major Célestin Ndayisaba, actuellement détenu à la prison centrale de Muramvya et hospitalisé à l’hôpital de Muramvya. L’organisation demande son transfert vers un établissement hospitalier disposant de capacités adéquates, estimant que sa vie est en danger.
Le général-major Célestin Ndayisaba, ancien officier de l’armée burundaise, est détenu depuis novembre 2018 à la prison de Muramvya. Il est poursuivi dans le dossier de l’assassinat du président Melchior Ndadaye.
Selon ACAT Burundi, l’état de santé du général-major Célestin Ndayisaba s’est considérablement détérioré. L’organisation indique que des informations concordantes provenant de ses co-détenus font état d’une situation préoccupante, précisant que le détenu doit désormais être porté pour se déplacer.
Judith Basutama, chargée de communication à l’ACAT-Burundi, dénonce une violation délibérée des droits du détenu et appelle les responsables de la prison centrale de Muramvya à agir rapidement et à ne pas faire preuve de négligence face à son état de santé.
ACAT Burundi affirme que la demande de transfert du général-major Célestin Ndayisaba vers un établissement hospitalier mieux équipé à Bujumbura a été refusée à plusieurs reprises, malgré la dégradation de son état de santé.
Pour ACAT Burundi, cette situation ne peut pas être considérée comme une simple question administrative ou pénitentiaire. L’organisation rappelle que l’article 33 de la loi portant régime pénitentiaire garantit à tout détenu le droit d’être transféré vers une institution médicale extérieure en cas de besoin.
Les autorités pénitentiaires de Muramvya, comme celles des autres établissements pénitentiaires du pays, doivent se rappeler, selon ACAT Burundi, que la privation de liberté ne signifie pas la privation du droit à la santé et à la vie.
La situation du général-major Célestin Ndayisaba rappelle, selon l’organisation, le cas d’un détenu de Ngozi décédé en mai dernier faute de soins, alors que ses co-détenus ne cessaient d’alerter et de demander son transfert médical.
ACAT Burundi appelle les autorités pénitentiaires de Muramvya ainsi que les autorités judiciaires compétentes, notamment le procureur général de la République et le ministre de la Justice, à se saisir sans délai de cette situation. L’organisation estime que la protection de la vie et de l’intégrité physique de toute personne détenue relève de leur responsabilité.
L’ACAT Burundi demande enfin à ces autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir au général-major Célestin Ndayisaba des soins adaptés à son état de santé.

