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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un chauffeur tombe dans une embuscade tendu par des voleurs.

Une personne a été tuée  par des voleurs en commune Nyarusange de la province Gitega. Les habitants de la province Gitega indiquent que ces voleurs voulaient  voler le véhicule que la victime conduisait.

La victime de ce piège tendu par des voleurs est le nommé Iddy BIGIRIMANA, chauffeur originaire de la province Gitega. Le début du piège commence au parking de Cotebu.  Trois garçons  prétendant être des clients ont demandé à ce chauffeur de les conduire à Gitega. Arrivés à Nyarusange, les trois garçons ont demandé au chaffeur de s’arrêter pour qu’ils fassent le petit besoin. D’un coup, ils l’ont tiré des coups de feu à la machoire. Le chauffeur a pu démarrer son véhicule et s’est enfuit jusqu’à l’hôpital de Gitega. Mais, il n’a pas survécu, comme le témoigne cet habitant. « Ce chauffeur  se dirigeait  à Gitega avec à bord  deux clients. Ces derniers prétendaient se rendre à  un chantier du nommé Vénérant dans la commune Nyarusange. Quand ils sont arrivé à Nyarusange à  l’endroit appelé Kubitaka, les deux clients ont demandé au chauffeur de s’arrêter pour faire le petit besoin.  Quand il est arrêté,  ils lui ont tiré dessus. Il a essayé de s’échapper en conduisant son véhicule jusqu’à l’hôpital.  Mais comme il était gravement blessé, il est mort aussitôt arrivé à l’hôpital ».

Certains de ces voleurs auraient été capturés et l’un parmi eux est un policier. « Les autres chauffeurs le surnommaient  Konde Boy. Il parait que l’un de ces voleurs a été arrêté et l’un d’eux est un policier. On a même trouvé son pistolet », raconte un témoin.

Les informations en provenance de la commune Nyarusange indiquent que ces voleurs ne voulaient que voler le véhicule de ce chauffeur.

Contacté par la  rédaction, Innocent Ndayisenga, l’administrateur de commune Nyarusange, a vite raccroché son téléphone.

La police tanzanienne attaque des réfugiés dépités par la fraude électorale au camp Nyarugusu

Des crépitements de balles se sont fait entendre au camp de Nyarugusu l’avant-midi de ce vendredi 11 juin 2021. A l’origine, les réfugiés burundais se sont soulevés depuis le soir de ce jeudi 10 juin pour contester les résultats du vote du chef de ce camp qu’ils qualifient de truqués en faveur des congolais. Les réfugiés burundais dont le nombre n’est pas encore connu ont été arrêtés et d’autres tabassés  par la police tanzanienne.

Le camp des réfugiés  de Nyarugusu abrite les réfugiés burundais et les réfugiés congolais. Ce jeudi 10 juin, était prévu les élections du chef de ce camp. Selon les informations en provenance dudit camp, la proclamation des résultats devrait se faire le vendredi 11 juin mais ce calendrier n’a pourtant pas été respecté.

En effet, la proclamation a eu lieu vers 19 heures et une réfugiée congolaise en a été déclarée gagnante. Cette situation a par la suite suscité des soulèvements au sein de la communauté des  réfugiés burundais qui revendiquent la victoire de ces élections. ‘’ En un peu de mots, l’origine de cette révolte est que le MJ a proclamé que la candidate congolaise avait remporté les élections au moment où les réfugiés burundais et congolais disaient avoir voté pour le  candidat burundais du nom d’Albert et  affirmaient  qu’il  avait eu plus de voix. Les burundais en ont conclu que les résultats ont été truqués pour que leur candidat ne remporte pas ces élections organisées par les tanzaniens ‘’ a expliqué à la RPA un des réfugiés burundais de Nyarugusu.    

Les réfugiés burundais affirment que leur candidat du nom d’Albert aurait eu 6409  voix sur un total de 10958  voix  des électeurs. Ils indiquent qu’ils ont donc  été étonnés de constater que leur candidat avait obtenu 3847 de voix aux termes de l’élection et que la  femme congolaise a remporté ces élections avec 3961 voix. 

Selon une source de la RPA à Nyarugusu, les réfugiés burundais se sont mis à protester énergiquement. La police tanzanienne a commencé à les disperser par des jets de bombe lacrymogènes et en les passant à tabac. Un nombre inconnu de réfugiés ont été appréhendés  et incarcérés.

Ces soulèvements ont continué  dans la journée de ce vendredi. Certains réfugiés ont fui le camp et les policiers ont envahi leurs ménages.  ‘’ Des enfants ont été séparés de leurs parents au cours de ces soulèvements. Nous ne savons pas encore l’effectif des morts car des balles réelles ont été tirées dans la foule. Il y a également des réfugiés qui ont quitté le camp. Pour le moment, le camp est presque vide et maintenant les policiers commencent  à s’introduire de force dans les maisons et déchirent les documents que les réfugiés présentent au moment de la distribution de la nourriture. Cela signifie que nous serons forcés de rentrer au Burundi car on n’aura plus accès à la nourriture’’.  S’indigne cet autre réfugié.

Les informations qui sont parvenus à la rédaction de la RPA  la journée de ce vendredi  font état d’un bilan d’un réfugié mort et de deux blessés par balle. Des balles qui se faisaient entendre jusqu’à midi de ce vendredi 11 juin.

 

Pourquoi ce recours à la force policière pour une simple élection ?

Cet ancien chef du camp de Nyarugusu est un burundais du nom d’Albert. Une source de la RPA dans ce camp indique que, que ce soit les burundais ou les congolais qui vivent dans ce camp, tous étaient pour la reconduction d’Albert à ce poste. Selon eux, Albert a toujours été un bon chef et s’est toujours soucié de leur bien-être. Un leadership qui a par ailleurs failli lui coûter la vie. ‘’ Nous tous, burundais et congolais, voudrions que l’ancien chef du camp du nom de Albert remporte ces élections. Ce dernier s’est donné corps et âme pour que les réfugiés burundais ne soient pas rapatriés de force en refusant les papiers lui présentés. Il a même été tabassé et torturé pour ça, mais il est resté campé sur sa position.’’ témoigne ce burundais réfugié dans ledit camp.

Ayant constatant qu’Albert refusait leurs injonctions pour le bien des réfugiés burundais et congolais, les autorités tanzaniennes ont vite organisé les élections. Ces dernières avaient pour but de remplacer Albert par une certaine Abilora, une femme congolaise qui leur est dévouée et qui serait favorable à leur plan. Ce qui s’est compliqué car les réfugiés burundais et congolais réunis ont voté pour Albert. ‘’ C’était vraiment visible que cette femme congolaise avait perdu d’avance. Les congolais avaient voté pour ce prénommé Albert tout comme nous. On était conscients que ces élections n’avaient que pour but de  remplacer Albert par un autre qui pourra signer et faciliter le rapatriement des burundais.’’

Vouloir placer de force à ce poste cette femme congolaise a alors suscité des soulèvements au sein des réfugiés burundais et congolais qui se sont fermement opposés  à ce que cette Abilora leur soit imposée alors qu’ils ont voté pour le nommé Albert.

Porté disparu, un burundais réfugié au camp de Nduta est retrouvé mort-égorgé

Un corps sans vie a été  découvert ce 12 juin dans zone 13 du camp de Nduta situé en Tanzanie. La victime est un réfugié burundais  qui était sorti du camp pour aller  s’approvisionner.

Le corps de ce réfugié a été découvert  dans la soirée du samedi 12 juin, tout près d’un marais. La victime habitait la zone 9, village 10.  Les informations recueillies dans ce camp de Nduta font savoir que la victime s’était rendue au marché de la localité appelée KIBONDO. Les  mêmes informations révèlent qu’il y avait une présence massive de policiers tanzaniens  non loin de l’endroit où ce corps   a été  découvert.  ‘’ La victime était un homme.  Il  a été égorgé. Il venait de   s’approvisionner.  On a pris son vélo et toute  chose en sa possession. On ne sait  pas  encore qui l’a tué mais non  loin de cet endroit  des policiers y étaient car c’était le jour de marché  à KIBONDO.’’

Selon toujours nos sources,  le climat était tendu le même samedi, et les policiers s’en prenaient à tout passant. ‘’ Cet endroit grouillait de policiers du service national des renseignements. Ceux qui revenaient du marché de Kibondo, surtout les mamans, ont galéré pour se frayer un chemin. Certains ont dû abandonner leurs provisions sur place. Il y a même une personne qui conduisait une moto qui a failli y laissait la vie après avoir essuyé des balles tirés par ces policiers.’’

48 heures après, certains policiers n’avaient pas encore regagné leurs domiciles.

Un automobiliste sans trace depuis près d’un mois à Musaga

Un  chauffeur de véhicule de transport en commun en mairie de Bujumbura est porté disparu depuis trois semaines. Selon  des sources en zone  urbaine Musaga où il a été appréhendé, le chauffeur a été emmené par des agents du service national des renseignements l’accusant de déplacer des rebelles. Sa famille demande à être informée du lieu de détention du leur.

Ce conducteur porté disparu s’appelle Richard Ntakarutimana. Ouvrant dans le transport en commun,  trajet Bujumbura-Mwaro,  il habite la zone Musaga, en mairie de Bujumbura. Les informations que nous détenons de nos sources au parking de Musaga, révèlent que Richard Ntakarutimana  a été arrêté le 23 mai dernier. Il venait de garer son véhicule à ce parking lorsqu’il a été appréhendé par des agents de la documentation et de la police qui l’y attendaient.

Selon les mêmes informations, Richard Ntakarutimana est accusé de déplacer de temps en temps des combattants des groupes armés. Pendant les premiers jours, il a été détenu dans différents endroits, mais depuis quelques jours sa famille ignore où il aurait été transféré. ‘’Richard Ntakarutimana a été arrêté il y a  3 semaines. Il a été en premier lieu détenu au  cachot de la zone Musaga, puis au  Bureau Spécial de Recherche, BSR. Après une semaine de détention au BSR, nous avons été informés qu’on l’a fait sortir de ce cachot vers 23h 30 min. Le lendemain, nous nous sommes rendus au BSR pour s’enquérir de sa situation et ils nous ont dit que des inconnus sont venus le prendre. Nous avons cherché partout dans les maisons de détention mais en vain. Nous commençons à désespérer ‘’ s’inquiète un membre de sa famille.

Pour le moment, la famille de Richard Ntakarutimana craint qu’il soit  tué d’un moment à l’autre et demande que des enquêtes soient menées afin que la vérité soit établie. 

A ce propos, nous avons essayé de joindre  Pierre Nkurikiye, le porte-parole du ministère de la sécurité publique, mais sans succès.

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