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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La province de Cibitoke donne son bilan des assassinats des derniers trois mois.

Vingt –sept corps sans vie ont été découverts dans les communes de la province Cibitoke au cours des 3 derniers mois. Bilan dressé par le gouverneur de cette province lors d’une réunion de sécurité ce lundi. Le procureur du parquet de Cibitoke a indiqué que les dossiers judiciaires ont été ouverts pour les corps qui ont été identifiés.

Cette réunion de sécurité a été tenue par Carême BIZOZA, Gouverneur de la province Cibitoke à l’intention des administrateurs des communes  de cette province. Selon les administrateurs, certaines des victimes ont été découvertes dans des rivières, d’autres ont été accusées de sorcellerie tandis que d’autres sont des orpailleurs victimes d’éboulement.

En commune Mabayi, 8 personnes ont été victimes d’éboulement. En commune Mugina, 7 personnes ont été tués accusées de sorcellerie. A Rugombo, 5 personnes ont été assassinées dont  4 découvertes dans la rivière Rusizi et une autre retrouvée morte dans la nature. En commune Buganda, 4 personnes ont été assassinées dont 2 découvertes  dans la rivière Rusizi, une autre accusée de sorcellerie et une autre fusillée par un policier. 

En commune Bukinanyana,  2 personnes ont été tuées. L’une a été victime d’éboulement et une autre accusée de sorcellerie tandis qu’en commune Murwi une personne a été découverte dans la rivière.

Selon toujours les administrateurs, les auteurs de ces crimes restent toujours inconnus. Jean Marie BUGIRIMANA, procureur à Cibitoke a indiqué, de son côté, que les dossiers judiciaires ont été ouverts pour les corps qui ont été identifiés.

Carême Bizoza, gouverneur de la province Cibitoke, a demandé aux chargés des comités de sécurité de dénoncer les auteurs de ces crimes.

L’Union Africaine toujours dans sa logique de paris non gagnés.

Le conseil de paix et de Sécurité de l’Union Africaine se dit prêt à combattre les forces négatives opérant dans la Region des Grands-Lacs. Contenu du communiqué de l’exposé trimestriel sur la situation dans la région rendu public ce mercredi. Ce conseil note  qu’en plus des catastrophes naturelles qui se sont abattues sur la région, des groupes armés y restent très actifs.

Des mesures punitives, y compris des sanctions ciblées, contre les groupes armés et tous ceux qui les soutiennent. Tel est l’engagement fait par le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine à l’issue de la 1005ème réunion sur la situation dans la région des Grands-Lacs tenue le 21 juin 2021.

 A travers le communiqué de ce mercredi 7 juillet rendant compte de cette réunion, le conseil de sécurité de l’UA condamne fermement les crimes odieux, y compris l'exploitation et le commerce illégaux des ressources naturelles de la région, commis par les groupes armés et les forces négatives qui opèrent activement dans la région.

Toutefois, ce conseil se félicite du lancement du Groupe de contact et de coordination (GCC) chargé de superviser la mise en œuvre de mesures non militaires destinées à compléter les opérations militaires contre les forces négatives dans la Région des Grands Lacs.

Le conseil de paix et de sécurité se réjouit également des progrès réalisés dans la Région des Grands Lacs en matière de paix, de sécurité et de stabilité, malgré les défis liés aux activités criminelles odieuses perpétrées par les groupes armés actifs dans la région et aux catastrophes naturelles. Ce conseil cite notamment les inondations au Burundi causées par la montée des eaux du Lac Tanganyika ainsi que l'éruption du volcan Nyiragongo dans l'est de la RDC sans oublier l'apparition et la propagation de la pandémie du COVID-19. 

De plus, le conseil de sécurité a une profonde préoccupation de la situation humanitaire qui résulte de ces problématiques en termes de pertes de vies humaines, de personnes déplacées et de réfugiés.

Par ailleurs, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine se félicite du retrait du Burundi du programme du Conseil de sécurité des Nations unies et de la fermeture de la Mission des Observateurs des Droits de l'homme et d'Experts militaires de l'UA au Burundi le 31 mai 2021.

Les élections pacifiques et crédibles récemment organisées dans  les pays de la Région sont à saluer, selon toujours ce communiqué.

En définitive, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine s’est engagé à combattre et à éradiquer plus efficacement toutes les forces négatives, les groupes armés, les forces négatives et les groupes terroristes en activité, ainsi qu’à faire face à la situation humanitaire dans la région et dans la lutte contre la pandémie à COVID-19.

Enfin, ce conseil demande au Président de la Commission africaine de mobiliser le soutien nécessaire aux programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans les pays de la région.

Des fouilles nocturnes des imbonerakure inquiètent la population à Kabezi.

Peur- panique  chez les habitants de la commune Kabezi en province Bujumbura suite aux fouilles nocturnes faites dans leurs ménages par  des imbonerakure  munis  de  machettes. Ces habitants de  Kabezi précisent aussi  que ces imbonerakure les malmènent lors de ces fouilles.

Les collines les plus visées par ces imbonerakures  sont Masama, Rugembe,et Mwaza des zones Mubone et Migera.  Les habitants de ces localités révèlent que ces fouilles ont commencé vendredi dernier. Vers  23 heures, ils ont vu des imbonerakure en possession des machettes s’introduire dans les ménages et réclamer les  cahiers de ménage comme le témoigne cet habitant de la localité. « Ces fouilles nocturnes perturbent notre sécurité. Ceux qui font ces fouilles sont armés de  machettes et portent des tenues militaires. Ils demandent des cahiers de ménages. Ces fouilles se font vers 23 heures  jusque vers deux heures. Les collines les plus visées sont Masama,Rugembe et Mwaza »

Lors de ces fouilles nocturnes, ces imbonerakure menacent cette population  en lui disant qu’ils ont fait de mauvais choix et ont suivi de mauvaises personnes. Ce qui  accentue la peur de cette population surtout que ces opérations de contrôle sont normalement faites la journée par des agents des corps de sécurité. « Les gens  sont très inquiets qu’il peut leur arriver  un malheur  à tout moment. Ces gens munis de machettes qui  menacent la population ne rassurent point. De plus, les habitants  de ces collines se demandent comment  ces fouilles se font la nuit alors qu’avant elles se faisaient la journée par des agents de  sécurité », se plaint un des habitants de la localité.

Ces Imbonerakure  malmènent aussi la population  pendant ces fouilles. Nos sources donnent l’exemple d’une personne tabassée ce vendredi.

Un jeune garçon a été tué à Mugamba victime d’une persécution contre sa famille.

Un jeune garçon de la colline et zone Kivumu en commune Mugamba de la province Bururi a été tué par balle la nuit de mercredi de cette semaine. Les informations fournies par la population de cette localité révèlent que la victime a été fusillée par des policiers non loin  de son domicile.

Ce jeune garçon tué est un certain  Bernardin Baserukiye de la colline et zone Kivumu en commune Mugamba  de la province Bururi.

Les informations fournies par  la population de  cette colline indiquent que ce jour-là,  un des amis du défunt était venu lui rendre  visite. Avant de partir, les mêmes  sources font savoir qu’il  lui aurait demandé de l’accompagner. Arrivés  loin du domicile, le jeune homme  a été  intercepté par des policiers  affectés dans la même  commune  Mugamba  qui l’ont ensuite fusillé. « Il était à la maison. Une personne lui a menti et l’emmenant  à l’endroit où elle s’était convenue avec la police. Ils l’ont emmené sur une montagne de la colline Kivumu et  l’ont fait descendre sur la zane Kivumu.  C’est juste en bas de cette montagne et on l’a fusillé », témoigne un voisin.   

Les habitants de la colline Kivumu trouvent  que la famille de la victime est persécutée par  le commissaire communal de la police à Mugamba  du nom de Moise ARAKAZA dit  NYEGANYEGA. Il y a quelque temps, ce responsable de la police à Mugamba  a arrêté et emprisonné  le petit frère du défunt, l’accusant d’approvisionner  les groupes  rebelles. Leur père  également a été interpellé par ce surnommé  NYEGANYEGA, puis  a été relâché après avoir payé de l’argent. « Sa famille a très peur car ce garçon était l’ainé de la famille.  Son petit frère est incarcéré accusé de donner de  la nourriture aux rebelles qui avaient attaqué dans un endroit appelé Kugahuni, commune Bugarama. Son père s’appelle Dismas NZOSABA, lui,  a été libéré», ajoute un autre voisin   

Bernardin  Baserukiye  a été  tué au moment où il venait d’être libéré par la grâce  présidentielle. Il avait été transféré à la prison centrale de Mpimba  accusé,  lui aussi,  de collaborer  avec  des  groupes armés.

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