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Café burundais : l’ODECA promet des solutions

Café burundais : l’ODECA promet des solutions

Face à la montée des inquiétudes parmi les producteurs de café de Mparamirundi, inquiets du manque de produits phytosanitaires et d’engrais, l’Office de Développement du Café du Burundi (ODECA) tente de rassurer le secteur. L’institution annonce de nouvelles livraisons et un plan d’action pour stabiliser la campagne caféicole.

Les plaintes répétées des caféiculteurs de Mparamirundi au sujet de la pénurie d’intrants agricoles ont poussé l’Office de Développement du Café (ODECA) à sortir de sa réserve. L’institution publique assure avoir déjà lancé plusieurs initiatives pour contenir les maladies du caféier, tout en reconnaissant des retards logistiques ayant ralenti la distribution des produits de pulvérisation.

Selon le directeur général de l’ODECA, Oscar Uwikunda, une première campagne de pulvérisation a bien été effectuée. « Le produit phytosanitaire a été distribué, mais la quantité reçue n’a pas permis de couvrir toutes les exploitations », a-t-il expliqué. Ces insuffisances ont suscité une vive frustration chez de nombreux producteurs, notamment ceux privés de toute protection de leurs plants.

L’Office annonce toutefois un réapprovisionnement imminent. « Une nouvelle livraison est attendue ce vendredi, 16 janvier. Dès la semaine prochaine, tous les producteurs non servis pourront traiter leurs caféiers », précise le DG. L’ODECA assure que cette seconde phase de distribution concernera toutes les provinces productrices de café.

Sur la question des engrais, l’institution reconnaît une situation plus complexe. Aucune distribution n’a eu lieu depuis trois ans, en raison de la non-conformité d’un lot importé arrivé presque périmé. Retenu en transit, ce stock, bien que sous garantie, présentait un risque d’utilisation jugé trop élevé.

Pour combler ce manque, une nouvelle commande d’engrais importés a été passée. En parallèle, l’ODECA négocie avec plusieurs sociétés locales, dont une basée à Bugendana, afin de relancer la production nationale d’engrais et réduire la dépendance vis-à-vis des importations.

Oscar Uwikunda rappelle enfin un principe souvent négligé : « La fertilité des sols repose d’abord sur la fumure organique locale. C’est elle qui nourrit durablement les plants, y compris les caféiers », souligne-t-il. Les engrais chimiques, ajoute-t-il, doivent rester un simple appoint, réservé aux parcelles manquant de fertilisation organique.

 

Les cultivateurs pointent le manque d’engrais malgré le lancement de la saison agricole

Par : Générose Niyonkuru, Nadège Irakoze et Emmanuel Ndayishimiye

 Les caféiculteurs de Mparamirundi dénoncent la gestion opaque de l’ODECA

Les caféiculteurs de Mparamirundi dénoncent la gestion opaque de l’ODECA

Privés d’engrais subventionnés et de traitements phytosanitaires efficaces depuis 2021, les producteurs de café de la zone Mparamirundi dénoncent une gestion opaque de  l’Office de Développement du Café (ODECA) et une ponction injustifiée sur leurs maigres revenus.

À Mparamirundi, dans la commune de Kayanza, les producteurs de café ne cachent plus leur exaspération. L’ODECA, l’organe public chargé de promouvoir la filière café, est dans leur ligne de mire. En cause : la fin des campagnes annuelles de distribution d’engrais à prix subventionné, dont la dernière remonte à 2021. 

« À l’époque, un kilo d’engrais coûtait 900 FBu. Aujourd’hui, il faut le payer 3 000 FBu, sans aide, avec un prix du café toujours aussi bas. Ce n’est plus rentable », témoignent plusieurs cultivateurs. Beaucoup ont décidé de renoncer à l’engrais, estimant que la culture du café ne couvre plus les coûts de production.

Autre frustration : des campagnes gratuites de pulvérisation insatisfaisantes, autrefois menées par des moniteurs agricoles envoyés par l’ODECA. Bien que les producteurs achètent désormais eux-mêmes engrais et produits, une retenue de 3 % est toujours effectuée sur la vente de leur café, comme si ces services leur étaient encore rendus. 

Ils dénoncent une injustice et une gestion déconnectée des réalités de terrain. Certains menacent d’abandonner définitivement la culture du café si rien ne change. 

Contacté, l’ODECA admet les difficultés actuelles mais promet que des solutions sont en cours d’élaboration.

Les semences de maïs PAN 53 détournées, les agriculteurs craignent une saison blanche

Les agriculteurs de différentes provinces redoutent une saison agricole compromise. Alors que la période des semailles est déjà bien avancée, ils n’ont toujours pas reçu les semences de maïs PAN 53 qui leur étaient destinées. Ces semences, fournies par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ont été détournées par certaines autorités locales et des commerçants.

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