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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Cibitoke : L'attente amère des riziculteurs pour les engrais FOMI

Cibitoke : L'attente amère des riziculteurs pour les engrais FOMI

Les riziculteurs de la commune de Rugombo, en province Cibitoke se trouvent dans une situation désespérée, leurs champs de riz se détériorant à vue d'œil faute d'engrais. Des familles craignent pour leur survie et lancent un appel urgent au gouvernement

Les agriculteurs, regroupés en coopératives, ont payé en totalité leurs commandes d'engrais FOMI dès 2024, mais n'ont toujours rien reçu. Cette situation est d'autant plus frustrante qu’on leur demande maintenant de s'enregistrer à nouveau et de verser des avances pour de nouvelles commandes. Les cultivateurs se retrouvent ainsi dans l'impasse, incapables de fertiliser leurs champs qui virent au rouge, signe d'une carence nutritive critique.

Paradoxalement, alors que les agriculteurs attendent désespérément leurs livraisons, les engrais FOMI sont disponibles sur le marché noir à des prix exorbitants. Un sac de 50 kg se négocie à 200 000 francs burundais, une somme hors de portée pour la plupart des riziculteurs qui dépendent entièrement de cette culture pour leur subsistance.

Les riziculteurs de Rugombo lancent un appel pressant au gouvernement burundais. Ils demandent la livraison immédiate des engrais commandés, soulignant que la culture du riz représente leur unique source de revenus. Beaucoup d'entre eux cultivent sur des terres louées, ce qui ajoute à la précarité de leur situation.

 

  Trahison et désillusion : Le cri de détresse des producteurs de thé de Rusaka

Trahison et désillusion : Le cri de détresse des producteurs de thé de Rusaka

Les cultivateurs de thé de la commune Rusaka, en province Mwaro, expriment leur mécontentement envers l'Office du thé du Burundi (OTB) concernant le versement incomplet des arriérés de primes promis par le ministre de l'Agriculture fin décembre 2024. Ces producteurs affirment avoir reçu des montants inférieurs à ceux annoncés et critiquent la méthode de distribution de ces primes.

Le 26 décembre 2024, le ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, Prosper Dodiko, s'était engagé à régulariser les arriérés de primes sur deux ans avant la fin de l'année 2024. Il avait promis un paiement de 156 francs burundais par kilo, nécessitant un déblocage de plus de 4,6 milliards de francs burundais par le gouvernement.

Cependant, les cultivateurs de Rusaka déplorent n'avoir reçu que 70 francs par kilo à la mi-janvier 2025, soit moins de la moitié du montant promis. De plus, ils affirment que seule une année de primes a été versée, laissant en suspens l'année 2023-2024 pour laquelle 56 francs par kilo restent dus.

Les producteurs dénoncent également le manque de transparence dans le calcul des primes, ne connaissant pas leur production exacte ni les critères utilisés pour déterminer les montants versés. Certains cultivateurs se plaignent que les frais d'achat de fertilisants ont été déduits de leurs primes, une pratique qu'ils qualifient de vol, car ces frais sont normalement prélevés sur leurs rémunérations mensuelles.

Ces cultivateurs de thé de Rusaka expriment leur profonde insatisfaction quant à la manière dont le gouvernement les traite, malgré l'importance du thé dans les exportations du pays. Ils avertissent que si la situation ne s'améliore pas, la filière du thé au Burundi risque de continuer à se dégrader. Ils appellent le gouvernement, en particulier le ministère de l'Agriculture, à honorer ses promesses et à revoir à la hausse le prix qu'ils reçoivent pour leur production de thé.

La rédaction de la RPA a tenté de contacter le ministre de l'Agriculture Prosper Dodiko pour obtenir des commentaires, mais celui-ci n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

 

Fertilisants : Le scandale qui menace l'agriculture burundaise

Fertilisants : Le scandale qui menace l'agriculture burundaise

La colère gronde parmi les agriculteurs des provinces centrales et septentrionales du Burundi. Confrontés à une pénurie chronique d'engrais, ils accusent le gouvernement de les forcer à payer pour des fertilisants qu'ils n'ont jamais reçus.

Dans les provinces de Gitega et Karuzi, au centre du pays, les cultivateurs sont stupéfaits. Le ministère de l'Agriculture leur demande de verser une avance pour l'achat d'engrais chimiques destinés à la saison culturale B, alors qu'ils n'ont toujours pas reçu la totalité des fertilisants commandés et payés pour la saison précédente.

« Nous sommes étonnés de voir qu'ils nous obligent à payer de l'argent pour de nouveaux engrais. Nous avons toujours les reçus de paiement des fertilisants que nous n'avons jamais reçus », s'indigne un agriculteur de Karuzi.

Le problème ne se limite pas au centre du pays. Dans les provinces du nord - Kirundo, Kayanza et Ngozi - la situation est tout aussi préoccupante. Les agriculteurs exhortent le gouvernement à distribuer les engrais chimiques à temps pour éviter les retards catastrophiques de la dernière saison culturale.

Un cultivateur de Kirundo exprime son incompréhension : « Comment peuvent-ils distribuer le fertilisant de cette saison alors que nous avons manqué celui de la fois passée ? C'est un sérieux problème. »

Les retards et les pénuries ont des répercussions graves sur la production agricole. À Kayanza, certains agriculteurs ont reçu les engrais alors que leurs plants de maïs avaient déjà commencé à produire des épis comestibles, rendant l'application des fertilisants inutiles.

« La récolte de cette année ne sera pas bonne », prévient un agriculteur de Ngozi, soulignant que de nombreuses cultures n'ont pas poussé convenablement faute d'engrais.

 Un appel à la régularisation

Les agriculteurs demandent au ministère de l'Agriculture de régulariser d'abord la distribution des engrais déjà payés avant d'exiger de nouveaux paiements. Ils réclament la livraison des fertilisants IMBURA et TOTAHAZA commandés pour la saison culturale A.

Malgré l'ampleur du problème, les autorités restent muettes. Les tentatives pour obtenir une réaction du ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, Ir. Prosper Dodiko, sont restées vaines.

 

Gitega : Les champs de maïs en proie aux insectes voraces

Gitega : Les champs de maïs en proie aux insectes voraces

Une menace plane sur les champs de maïs de la colline Bigera, en zone Rwisari, commune Mutaho, province Gitega. Des insectes ravageurs s'attaquent sans relâche aux cultures, et menacent de détruire intégralement les cultures de maïs, compromettant ainsi les perspectives de récolte et les moyens de subsistance des agriculteurs locaux.

Ces insectes nuisibles attaquent d'abord les feuilles avant de s'infiltrer progressivement à l'intérieur des tiges. Conscients du danger, les agriculteurs ont tenté de riposter par des méthodes artisanales, ramassant et écrasant manuellement les insectes visibles. Malheureusement, cette approche s'est révélée largement inefficace, les ravageurs ayant déjà pénétré en profondeur dans les plants.

La situation s'aggrave dans un contexte agricole déjà extrêmement fragile. Une période de sécheresse prolongée a précédé cette invasion, affaiblissant considérablement les cultures. Les agriculteurs, ayant investi des ressources financières importantes dans l'achat de semences et d'engrais, se retrouvent aujourd'hui confrontés à un risque de perte totale. Les livraisons d'intrants agricoles ont été partielles, ajoutant à leur détresse et leur sentiment d'impuissance.

Les habitants de Bigera lancent un cri d'alarme désespéré en direction des autorités provinciales. Oscar Uwikunda, Directeur du bureau provincial de l'agriculture, a confirmé l'invasion sans pour autant proposer de solution concrète.

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