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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Tanzanie : Deux Burundaises du camp Nyarugusu sous menaces de mort

Deux Burundaises, réfugiées au camp de Nyarugusu en Tanzanie vivent le calvaire depuis déjà deux semaines. Après un passage à tabac par les chargés de la sécurité du camp qui les ont trouvés  dans leurs champs à l’intérieur du même  camp, elles subissent actuellement des menaces de mort. Leurs familles lancent un appel vibrant aux responsables du camp  pour qu’ils suivent le dossier et garantissent la sécurité de ces femmes.

 Le calvaire de ces deux femmes a commencé en date du 13 août. Alors qu’elles étaient en train de récolter des patates douces dans des champs se trouvant à l’intérieur du camp, des hommes chargés de la sécurité du camp, appelés  les Basungusungu dans le langage local, sont tombés sur elles et les ont violemment frappées. Les réfugiés de ce camp de Nyarugusu n’ont plus le droit d’exercer des activités génératrices de revenus ni de cultiver les champs internes.

Une de ces femmes victimes de bastonnade est enceinte. Leur malheur ne s’est pas arrêté là, depuis ce jour elles sont persécutées.

Selon les familles de ces femmes,  ce lundi 26 août, c’est l’infirmier qui assure le suivi médical de cette femme enceinte,  qui l’a signalée qu’il y avait une attaque organisée contre elles. Les deux femmes  ont passé la nuit dans la brousse.

Les familles de ces deux femmes  sont préoccupées par la situation. Elles craignent l’enlèvement ou l’assassinat des leurs et alertent les responsables du camp Nyarugusu de prendre au sérieux ces menaces pour la sécurité des victimes.

Longtemps considérée comme une terre d'accueil pour plusieurs  réfugiés en provenance des pays voisins, la présidente tanzanienne Samia Suluhu a annoncé  au début de cette année 2024 sa volonté de renvoyer les réfugiés présents sur le sol tanzanien dans leur pays d’origine.

Les réfugiés burundais du camp Nyarugusu  trouvent donc qu’ils sont régulièrement persécutés pour les contraindre à se rapatrier.

Gitega : Un homme d’affaires vole au secours des détenus mal-nourris

Gitega : Un homme d’affaires vole au secours des détenus mal-nourris

C’est un soulagement pour les détenus de quelques  prisons du  pays. Dans la soirée de ce mercredi, le stock régional  se trouvant dans la prison de Gitega, a encore une fois était approvisionné en farine de manioc. C’est une ration  que les prisonniers avaient manqué depuis plus de deux mois.

Une quantité d’environ 10 tonnes de farine de manioc, est l’aide octroyée à la prison centrale de Gitega par un des hommes d'affaires de la communauté musulmane de la même province. Selon les bénéficiaires de cette aide, cette dernière a été livrée le soir de ce mercredi, 21 août. Les stocks de la prison centrale de Gitega jouent aussi le rôle de stock régional. L’aide sera donc  distribuée  aussi dans les maisons carcérales de Ruyigi, Ngozi et Muramvya, nous ont précisé des sources de cette maison carcérale.

Contents, les prisonniers ont tellement célébré la réception de cette aide, après une rupture de stock de farine de plus de deux mois. Durant cette période, ils ne recevaient que 350 grammes de haricots par jour, une ration insuffisante. Ce qui a engendré plusieurs conséquences dont des maladies. « C’est un ouf de soulagement car ça faisait longtemps que les prisonniers ne mangent pas convenablement. La plupart  étaient déjà affaiblis et leur santé détériorée.» Exprime un des prisonniers de Gitega.

Nos sources parmi les  bénéficiaires de cette aide alimentaire indiquent qu’ils reçoivent différents types d’aides selon des saisons. Durant la période du manioc, on leur fournit de la farine du manioc, et en cas de récolte du maïs, ils reçoivent  la farine du maïs.

L’ancien cadre du SNR Gérard Ndayisenga relâché  sans procès

L’ancien cadre du SNR Gérard Ndayisenga relâché sans procès

Le détenu Gérard Ndayisenga est libre depuis 2 mois. Emprisonné pour assassinats, cet ancien cadre du Service National des Renseignements, SNR, est désormais retourné à son domicile situé en province Gitega depuis le mois de juillet de cette année. Il a été libéré  après presque trois de détention sans avoir jamais comparu.

L’arrestation de Gérard Ndayisenga a été consécutive à la mort d’un membre du parti CNL nommé Augustin Matata. Ce dernier, selon les informations en possessions de la RPA, avait été arrêté tout près de son domicile sis à Buringa en date du 16 novembre 2021 pour possession illégale d’armes à feu, puis conduit manu militari aux cachots du Service National des Renseignements où il a été torturé pendant plusieurs jours par le même Gérard Ndayisenga. Augustin Matata sera par après amené à la Clinique Prince Louis Rwagasore en état critique et finira par rendre l’âme le 15 décembre 2021, et Gérard Ndayisenga a été appréhendé le 17 décembre 2021.

Malgré ce crime abominable lui reproché, Gérard Ndayisenga n’a jamais été traité comme un prisonnier. En effet, il a toujours bénéficié de certains privilèges comme le droit de sortie, et cela à sa guise. A titre illustratif, Gérard Ndayisenga a été sorti de la prison centrale de Mpimba en date du 16 juillet 2022 pour aller séjourner dans un hôpital situé au quartier Kamenge et appartenant à feu le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana. La raison avancée serait que ce dernier était souffrant, ce qui n’était qu’un prétexte vu que cet agent du SNR a été vu à maintes reprises dans des bistrots des environs. Il va séjourner dans cet hôpital pendant près de 5 mois puis retournera à la prison centrale de Mpimba où il ne cessera de faire des va-et-vient jusqu’à sa relaxation. Depuis juillet 2024, Gérard Ndayisenga est tranquille à son domicile situé au quartier Bwoga 1 de la ville de Gitega.Ce qui a surpris plus d’un, surtout que le Numéro Un burundais avait clamé haut et fort qu’il allait sévir pour décourager ces agents de l’Etat qui ternissent l’image du Burundi. C’était le 29 décembre 2021, 12 jours seulement après l’arrestation de l’agent Gérard Ndayisenga.  

« Des gens sont torturés dans les enceintes du Service National des Renseignements, et ça c’est un crime. Et la personne responsable de ça n’était même pas en service. Il s’est jeté sur la victime et l’a molesté. Les autorités l’ont alors appréhendé et traduit en justice. Nous avons tous été attristé par la mort de cette personne car, comme je vous l’ai dit, même si quelqu’un a commis une infraction, il reste un être humain. C’est pour cela que je dis que la personne qui l’a torturé a commis un crime abominable et doit être puni exemplairement. Je conseille toujours aux officiers de la police judiciaire de  respecter la dignité des gens pendant tout le processus d’instruction. Nous ne tolérerons jamais quelqu’un qui s’adonne à la torture de qui que ce soit » A déclaré le président Ndayishimiye lors d’une conférence publique animée au Stade Intwari, dans la capitale économique Bujumbura.

Burundi : Les droits des défenseurs des droits humains ne sont pas respectés selon Amnesty International

Burundi : Les droits des défenseurs des droits humains ne sont pas respectés selon Amnesty International

Amnesty International demande aux autorités burundaises de lever des sanctions visant les organisations de défense des droits humains et les médias. Dans son rapport intitulé "Burundi. Les discours et la réalité", l'organisation Amnesty International estime que les paroles ont souvent été contraires aux actes durant les quatre ans de pouvoir du président Evariste Ndayishimiye.

 Malgré les propos flatteurs au début de son mandat, les actes d’Evariste Ndayishimiye et son gouvernement n’ont pas été conformes au respect des droits de l’homme selon Amnesty international. Dans son rapport sorti dans ce mois d’août, cette organisation indique que les membres et les anciens membres de la société civile ainsi que les journalistes continuent d’être persécutés par le pouvoir en place. Les mêmes charges contestables relatives à la sûreté de l’État, notamment la « rébellion » et « l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État » en particulier, continuent d’être utilisées contre des défenseurs des droits humains et des journalistes pour étouffer la dissidence pacifique selon Amnesty international.

 A l’approche des élections de 2025, Amnesty international demande au président Evariste Ndayishimiye et son gouvernement d’annuler les déclarations de culpabilité visant les 12 défenseurs des droits humains et journalistes jugés et condamnés en leur absence à l’issue d’un procès inique, pour le seul exercice pacifique de leurs droits humains ; de renoncer à l’appel interjeté par le ministère public contre les cinq défenseurs des droits humains Sonia Ndikumasabo, Marie Emerusabe, Audace Havyarimana, Sylvana Inamahoro et Prosper Runyange ; d’autoriser les organisations de la société civile à mener librement leurs activités sans avoir à craindre d’ingérences ou de représailles, de lever les interdictions visant des organisations burundaises de défense des droits humains et favoriser leur retour au Burundi au moyen d’un dialogue efficace et inclusif.

 Amnesty international demande aussi aux autorités burundaises de favoriser la tenue de véritables consultations avec des journalistes et d’autres parties prenantes sur le projet de révision de la loi relative à la presse, et dépénaliser complètement les délits de presse. Cette organisation réclame aussi la levée de l’interdiction d’émettre imposée à Radio Publique Africaine (RPA) et à Télé Renaissance.

 Dans son rapport, Amnesty international demande aussi à la communauté internationale, surtout l’Union Européenne et ses Etats membres de nouer le dialogue avec les autorités burundaises au plus haut niveau afin de protéger, respecter et réaliser leurs engagements en faveur des droits humains, d’évaluer en continu les avancées concrètes accomplies par le Burundi en ce qui concerne ses engagements relatifs aux droits humains, lors de l’examen périodique universel, et de soutenir les défenseurs des droits humains. Dans les cas où il est jugé dangereux pour des défenseurs des droits humains, des journalistes et les membres de leur famille de rester sur le territoire burundais ou dans les pays voisins, selon Amnesty international, les Etats membres doivent sans délai délivrer des visas humanitaires afin de favoriser leur relocalisation d’urgence.

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