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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un membre du gouvernement victime d’un bras de fer entre les faucons du CNDD-FDD.

Des conflits entre la ministre Immaculée Ndabaneze  et certains poids lourds du régime CNDD-FDD seraient à l’origine de sa destitution et son incarcération. Des agents des services secrets burundais et des employés de la présidence révèlent que la version faisant état de son implication dans la  vente de l’épave Air Craft serait un montage pour faire porter le chapeau à cette autorité.

Deux grands ténors du régime en place seraient dans la danse. Des sources proches du pouvoir font savoir qu’il s’agit du premier ministre CPG Alain Guillaume Bunyoni et le chef de cabinet civile à la présidence de la République du Burundi, le Général  Gabriel Nizigama surnommé « Tibia ».

En effet, l’avion AIR CRAFT dont la vente serait imputée à Immaculée Ndabaneze  avait été acheté par l’ancienne compagnie AIR BURUNDI sur crédit de la banque MERIDIAN BIAO  BANK BURUNDI. Des cadres de la présidence de la République du Burundi indiquent que cette épave était en panne depuis 2009 et couverte de bâches à l’aéroport de Bujumbura. Ces hauts fonctionnaires précisent également  qu’une somme d’ 1,5 milliards de francs burundais a été débloquée pour l’entretien de l’engin.

Avant la réalisation de la fusion entre les deux sociétés SOBUGEA et AIR BURUNDI récemment décidé par l’Etat du Burundi, les biens de l’entreprise AIR BURUNDI devaient être vendus afin de permettre à cette société publique d’être en ordre avec les actionnaires. C’est dans cette optique qu’une expertise a été faite en 2017 dans l’objectif d’estimer la valeur de ladite épave qui est finalement tombée à 450 mille dollars américains.

Avec la fusion AIR-BURUNDI –SOBUGEA, la commission en charge du projet  a transmis à cette époque le rapport à la ministre du commerce, transports, industrie et tourisme. A son tour, Immaculée Ndabaneze l’aurait présenté  au conseil des ministres pour validation.

C’est ainsi alors qu’un homme d’affaire sud-africain a promis d’acheter l’épave en donnant un montant de 50 mille dollars, en guise de manifestation d’intérêt. Les mêmes sources font savoir qu’afin de rembourser le crédit  qui avait été  octroyé pour l’achat de l’épave, ce montant  aurait été versé sur les comptes de la banque MERDIAN BIAO BANK BURUNDI.

Selon des sources proches du régime, des interrogations sur la  destination et le sort de cet argent auraient été soulevées par pas mal de personnes. Il s’en suivra donc la destitution de la ministre Ndabaneze.

D’après  donc ces sources, la ministre Immaculée Ndabaneze aurait été victime de la course d’influence entre les deux hautes autorités du pays, à savoir le premier ministre Alain Guillaume Bunyoni et le Général  Gabriel Nizigama. Ce qui serait d’ailleurs à l’origine de la destitution spontanée d’Immaculée Ndabaneze, suivie de sa détention  pendant 24 heures  aux cachots du service national des renseignements avant d’être libérée.

Gitega s’entête à briguer la levée des sanctions prises à son encontre

Le besoin de reprise de la coopération financière avec l’Union Européenne se fait de plus en plus sentir. Ce Vendredi le 23 avril 2021, le ministre des Affaires Etrangères Albert Shingiro s’est envolé pour l’Europe en vue de demander la reprise effective de la coopération et le déblocage des fonds. Toutefois, cette visite risque de ne pas donner les résultats escomptés par le régime.

Depuis quelques mois, le gouvernement Burundais est en dialogue politique avec les représentations diplomatiques européennes basées à Bujumbura, des discussions qui portaient sur la levée des sanctions européennes en vue d’une reprise de la coopération. A l’issu de ces discussions, une feuille de route aurait été dégagée entre le gouvernement Burundais et ces représentants des pays occidentaux.

Selon des sources au sein du gouvernement burundais, Albert Shingiro a été dépêché pour aller convaincre l’Union Européenne, sur base de cette feuille de route, afin de leur demander la levée effective des sanctions et le déblocage des fonds.

Le lundi 26 avril 2021,            Albert Shingiro est attendu à Paris, puis le lendemain à Bruxelles, avant de poursuivre sa tournée à Berne en Suisse. La feuille de route, dans les poches du ministre Albert Shingiro, sur la volonté du régime CNDD-FDD d’en finir avec la violation des droits de l’homme n’aurait pas finalement plu et convaincu les européens. Et cela ne va pas sans conséquences.

D’après une source dans les sphères de décision du CNDD-FDD, Albert Shingiro ne sera pas reçu par ses homologues occidentaux, mais plutôt par d’autres cadres des gouvernements, et cela à Berne, à Paris et à Bruxelles. La même source nous a signalé que les capitales occidentales n’auraient pas été contentes des engagements pris par les autorités burundaises dans ladite feuille de route. Les occidentaux pensent que d’autres engagements, en vue d’une réelle amélioration de la situation des droits de l’homme, devraient être pris.

Les BADASIGANA réclament le changement des institutions de leur parti.

Les différentes ailes du parti UPRONA qui se disent exclus ou lésés par leur président demandent l’organisation d’un dialogue afin d’organiser les élections à  tous les niveaux du parti. Ces tendances jugent que ce dialogue pourrait permettre  la réunification du parti qu’ils  trouvent pour le moment dans l’impasse.

L’organisation consensuelle des congrès ordinaires visant le renouvellement des organes du parti à tous les niveaux, telle est la proposition des « Badasigana » qui se disent arbitrairement exclus ou lésés, et cela dans l’objectif de pallier aux difficultés que connait actuellement le parti UPRONA. La correspondance requérant le dialogue interne au leadership du parti a été transmise ce vendredi 23 avril au président actuel Abel Gashatsi par la tendance représentée par Isidore Mbayahaga, membre du bureau exécutif et celle représentée par Gaston Sindimwo et Anicet Niyongabo, tous les deux membres du conseil supérieur d’orientation du parti. Ces membres de l’UPRONA estiment que les périodes d’inactivité et de flottement que traverse leur parti depuis un certain temps sont consécutifs au manque de légitimité des organes dirigeants, et ce de la base au sommet.

Ces personnalités rappellent, en effet, que le mandat des comités au niveau communal a expiré en mars 2019 et que toutes les autres institutions au niveau national ont également terminé leur mandat le 14 août 2020.  Ces militants du parti créé par le prince Louis Rwagasore regrettent que la tentative de renouvellement des organes communaux au mois d’avril de cette année ait été émaillée d’irrégularités.

A titre d’exemple, ils citent notamment la convocation des congrès en dehors du cadre statutaire, l’exclusion arbitraire et l’interdiction  de certains Badasigana  d’élire leurs représentants ainsi que les sanctions arbitraires infligées par le Président du parti Abel Gashatsi à certains membres en violation des statuts.

Dans l’objectif de remettre le parti sur les rails, ces personnalités suggèrent alors que soit organisé un dialogue recommandé par le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique avant de suspendre les congrès de ce parti. Et cette correspondance de conclure en exigeant  que 3 personnes issues de chaque courant de ce parti   participent aux séances de ce dialogue.

Le président de la jeunesse affiliée au parti UPRONA en province Makamba sous les verrous depuis près d’une semaine

Le président du mouvement JRR, une des branches du parti UPRONA en province Makamba passe sa 5ème  nuit au cachot de la police du chef-lieu de la province Rumonge. Il est accusé d’avoir tenté de tenir une réunion clandestine. Ce que les partisans du parti UPRONA dans cette province réfutent. 

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