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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des cultes dans le viseur du ministre de l’intérieur

Le ministre de l’intérieur s’insurge contre des cultes  qui, selon lui,  désoriente la population. Dans une correspondance de  ce jeudi,  ce ministre demande aux gouverneurs d’interdire de tels cultes. Ils empêchent la population de vaquer à leurs activités selon le communiqué.

Sans enfreindre  la liberté de culte,   la présente vous est adressée en vue de  vous demander  d’interdire les cultes organisés pendant les heures de services de lundi à vendredi.  C’est en substance le contenu de la correspondance du ministre de l’intérieur aux gouverneurs de provinces et l’inspecteur générale de la police. Le ministre ayant l’intérieur et le développement communal  dans ses attributions a  tenu à  signaler que pourront  avoir ce droit uniquement ceux qui ont une dérogation spéciale dument autorisée par le ministère de l’intérieur,  du développement communal et de la sécurité publique.

Selon  cette correspondance signée par le ministre Gervais NDIRAKOBUCA, cela  va permettre à la population en général et aux fidèles  des  confessions  religieuses en particulier  de s’atteler à leurs activités quotidiennes. Ce qui, selon lui, leur permettra d’augmenter la production.

Selon  la correspondance, la décision a été prise après le constat que depuis un certain temps des confessions religieuses organisent des cultes pendant les heures de service. Aux yeux du ministre NDIRAKOBUCA, ces cultes désorientent la population qui doit normalement vaquer aux activités de production.

Cette correspondance rappelle enfin que les tapages nocturnes quel que  soit leur  cause  restent   interdits .Cela permet de sauvegarder la paix et la tranquillité sur tout le  territoire national.

Le prix officiel du ciment de Buceco n’est toujours pas respecté.

En mairie de Bujumbura, le ciment produit par Buceco est vendu clandestinement et à un prix  élevé. Les propriétaires de chantiers et prestataires dans le domaine de la construction interpellent le gouvernement pour qu’il fasse respecter  le prix officiel.

Dans différents quartiers de la Mairie de Bujumbura,  un sac de  ciment  de Buceco n’est vendu que moyennant paiement  d’une somme minimale de 30 000 francs.  Selon nos sources des différents quartiers, avoir aussi un sac  à ce prix n’est toujours pas évident. Pourtant, le prix officiel d’un sac de ciment est de  24500 francs. En cas de manque du ciment de Buceco, certains  utilisaient le  ciment nommé Dangoté. Aujourd’hui, les prix de cette catégorie de ciment  ont  également  grimpé comme le témoigne cet habitant. « La  question de manque   de ciment est devenu  casse- tête ici au Burundi. Le gouvernement croit qu’un sac de ciment de Buceco coûte vingt- quatre mille cinq cent. Mais, c’est faux.  Un sac coûte trente- trois milles  partout. Le ciment de type Dangoté s’achète à quarante mille francs le sac alors qu’avant coûtait vingt- huit milles. Les habitants se lamentent et ne savent plus quoi faire car ils ne parviennent plus à trouver le ciment de Buceco ».

Ceux qui utilisent le ciment de Buceco  ajoutent que même s’ils payent ce prix élevé, les vendeurs mettent le prix officiel sur les reçus. « Dans  tous les quartiers de la mairie de Bujumbura, l’on ne  respecte  pas le prix officiel. Nous l’achetons à trente- trois mille francs le sac mais  sur le reçu ils marquent le prix  officiel de vingt- quatre mille cinq cent. Et  si tu refuses, ils ne te donnent  pas le ciment. Donc, les commerçants le vendent clandestinement. Un camion de BUCECO bien chargé avec  plus de cinq cent sacs peut débarquer  dans le quartier asiatique et quelques minutes après  les vendeurs du ciment annoncent aux clients  que le stock  est vide. Quand nous demandons pourquoi,  on nous répond que la situation est due  au manque des devises », a révélé une source.

Ceux qui travaillent dans le domaine de  la construction  et ceux qui possèdent des chantiers  indiquent que cette pénurie du ciment ne date pas d’aujourd’hui et demandent  au gouvernement de faire respecter les prix officiels. « Ca fait quelques mois que nous faisons face  à cette pénurie du ciment. Moi-même j’ai un chantier. J’ai acheté  plus d’une fois un sac de ciment à trente- trois milles francs. Là aussi, tu dois  être proche de ce commerçant pour qu’il te donne  entre  trois et cinq sacs de ciment pour trente- trois mille le sac », a indiqué un propriétaire d’un chantier.

La population demande que le gouvernement veille à ce que le ciment soit vendu au prix qu’il a fixé.

A ce propos, la rédaction de la Rpa a essayé de joindre la direction de Buceco ainsi que le ministère du commerce mais sans succès.

Grognes chez les motards de la province Gitega.

Les motards de Gitega s’insurgent contre le deux poids deux mesures  des policiers  dans la mise en application  de la décision administrative leur fixant les heures de travail. Les imbonerakure qui font ce métier sont autorisés à travailler même après dix- huit heures contrairement à leurs collègues qui ne sont pas imbonerakure.

Cette décision interdisant les taxi-motards de travailler au-delà de 18 heures  dans la ville de Gitega date de la  fin de l’année 2020.

Mais, la mise en application de la mesure est caractérisée par  du favoritisme, dénoncent  les taxis motards de la localité. Ils pointent du doigt la police de cette province  qui  laisse les imbonerakure du parti CNDD- FDD  continuer à exercer  jusqu’à vingt- trois heures voire plus tard. Ceux qui ne sont pas membres de ce parti au pouvoir  sont  attrapés par la police qui se met aux aguets à   18 heures. 

Les motos de  ceux qui sont attrapés sont confisquées par la police. Pour les récupérer,  ils payent des amendes ou alors versent des pots de vin  de 5000 à plus à ces policiers.

Ces motards demandent donc  à la police de Gitega de couper court avec ce favoritisme et de les traiter tous  au même pied d’égalité. De plus, ces motards demandent aux autorités de la province Gitega de revoir cette décision les obligeant à travailler jusqu’à 18 heures. 

La rédaction de la Rpa n’a pas pu joindre Venant  MANIRAKIZA, gouverneur de la province Gitega.

Un responsable du camp force les réfugiés burundais à rentrer au pays.

Les réfugiés burundais du camp de Nyarugusu en Tanzanie s’insurgent contre le comportement de  l’un  des responsables de ce camp qui a perturbés leurs activités la matinée de ce lundi. Il prenait sans justification certaines marchandises et les réfugiés lui ont opposé une résistance.   Depuis, des heurts ont éclaté et  les activités  des marchés n’ont plus eu lieu.

La matinée de ce lundi, l’un des responsables du camp de Nyarugusu connu sous le nom de  Cagonjwa est allé dans les zones 9 et 11 où habitent les commerçants qui vendent en gros des poissons dits  Ndagala et Mukeke. Arrivé dans la zone 9, ce responsable a demandé une somme d’argent  à une vendeuse des Ndagala et cette dernière lui  aurait donné une petite somme. Ce Caganjwa n’a pas voulu digérer cela et s’est en mis colère.  Puis, il a commencé  à charger  les sacs de Ndagala  à bord de son véhicule.  Les réfugiés le lui ont empêché et ont même cassé les vitres de son véhicule.   Des heurts ont commencé. Mais, les policiers qui étaient avec ce responsable ont rapidement  calmé la situation  comme le témoigné notre source. « Cette vendeuse n’a  rien fait de mal.  C’est son activité depuis notre arrivée. Les gens ne comprennent pas pourquoi il est venu prendre ses marchandises. Mais,  nous pensons que c’est parce qu’elle a refusé de lui donner de l’argent. Il voulait emporter  ses Ndagala  mais les réfugiés ont essayé de récupérer une quantité de ces Ndagala. Suite   à cela, les policiers ont  conseillé  aux gens de ne pas étaler  leurs marchandises dans  les marchés puisque le climat était tendu. Les vitres du véhicule de ce responsable ont été brisées ».       

Notre source fait savoir que Cagonjwa a   emporté cinq sacs de Ndagala et Mikeke . Il les a déposés    au bureau des responsables de ce camp. Les réfugiés de Nyarugusi disent que chaque fois qu’il n’y pas  de mouvement de rapatriement  des réfugiés burundais, les responsables du camp provoquent des désordres   pour qu’il y ait des réfugiés qui décident de retourner au pays. « Cet homme et chef de camp crée des désordres chaque fois qu’il constate que  le nombre des réfugiés qui rentrent est petit pour que les gens aient peur et désespèrent. Comme ça, ils décident de rentrer.  C’est sa stratégie de nous obliger  à retourner au Burundi et nous le savons très bien », poursuit notre source.    

 Les réfugiés burundais du camp de Nyarugusu demandent que ce comportement de les perturber cesse. 

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