‘’En tout premier lieu vient le palais présidentiel de Pierre Nkurunziza’’, lâche Pacifique Nininahazwe, président du Focode qui a initiée la campagne Ndondeza.
Le cas de disparition de l’honorable Oscar Ntasano est l’exemple qui illustre l’implication du numéro 1 burundais dans ce crime, explique le défenseur des droits de l’homme. Parmi les kidnappeurs de Ntasano figure un officier du palais présidentiel.’’ Nous avons constaté une implication importante du chargé des renseignements au palais présidentiel, le Major Noel Baranyizigiye’’, affirme l’initiateur de la campagne Ndondeza.
Mis à part cette institution du chef d’Etat, apparait le service national de renseignements.’’ C’est le service de la documentation intérieure commandé par OPC2 Alexis Ndayikengurutse surnommé Nkoroka’’, prouvent les enquêtes de la campagne Ndondeza.
Le troisième corps pointe du doigt c’est la police nationale. ‘’ Le patron de ce corps, le General Alain Guillaume Bunyoni aurait des cachots dans sa cave a la résidence de Gasekebuye.’’ La Brigade anti-émeute est citée également dans ces crimes, surtout quand elle était dirigée par le Major Désiré Uwamahoro, ajoute Pacifique Nininahazwe.
Le corps de l’armée est aussi cité. Son chargé de renseignements, le colonel Ignace Sibomana a joué un rôle très important dans les disparitions forcées des soldats surtout ex-Fab, précise ce défenseur des droits de l’homme.
Enfin, les imbonerakure et le parti Cndd-fdd sont accusés. ‘’ Nous avons constaté qu’il y a des cachots secrets a la permanence nationale du Cndd-fdd’’, termine Pacifique Nininahazwe de la campagne Ndondeza.
Disparition forcée, crime contre l’humanité et crime imprescriptible
Environ 1400 dossiers ont été déjà déposés à la cour pénale internationale. Parmi ces dossiers, figurent des cas des disparitions forcées datant d’a partir Avril 2015. Pour Bernard Maingain, avocat du collectif des avocats des victimes, leurs mandats ont été touchés dans leurs chairs et se sont décidés à lutter pour la justice des leurs.
‘’Il faut que les gens qui sont au pouvoir au Burundi, qui ont des responsabilités judiciaires, qui ont des responsabilités militaires, sachent que si ils ont été commanditaires, auteurs, co-auteurs, complices de ces crimes, ils ont en face d’eux une force bien déterminée a leur faire rendre justice. La lutte sera longue, nous le savons, mais un jour un procès les condamnera’’, conclut l’auxiliaire de la justice.