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Uvira : Une quinzaine de réfugiés burundais emprisonnés depuis deux mois lancent un appel à l’aide

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Une quinzaine de réfugiés Burundais sont menacés de famine dans la prison d’Uvira en RDC. Ils ont échappé de peu à l’extradition forcée vers le Burundi en janvier 2017, dans l'espoir de retrouver leurs familles dans le camp des réfugiés de Lusenda mais le gouvernement congolais a décidé de les mettre en prison. Ils implorent les organisations en charge des réfugiés et des droits de l'homme de leur venir en aide.

 

Ces réfugiés détenus à la prison centrale d'Uvira non loin de la frontière avec le Burundi sont au nombre de 17. Ils sont accusés de vouloir déstabiliser la sécurité du Burundi à partir du sol congolais, selon un refugié de Lusenda témoin de leurs arrestations.

 

« Beaucoup d'entre eux sont accusé de collaborer avec des groupes armés ; d’autres d'être sortis acheter des armes. Le reste sont accusés de faire des recrutements à l'intérieur du camp ; mais personne n'a été arrêté pour cause de possession d'arme. Ce n'était que de simples soupçons », explique notre source.

 

Les détenus en question ont fui le Burundi de peur pour leur sécurité. Il s’agit d’Océan Manirambona, Diomède Bukuru, Emmanuel Minani, Jacques Ndikumagenge, Innocent Manirambona, 0mar Havyarimana, Phénias Nzoyikorera, Christophe Gahungu, Ismaël Nduwimana, Venant Hagabimana, Nazer Barutwanayo, Célestin Nyandwi, Jean Bosco Nkurunziza, Dieudonné Muhungu, Jean Pierre Havyarimana,  Boniface Ngendabanyika et Faustin Mutokambali.

 

Le 31 janvier 2017,  le gouverneur du Sud-Kivu a procédé à l’extradition forcée de plus de 120 réfugiés Burundais, en les remettant aux mains de la ministre burundaise de la justice à Gatumba.

 

Les réfugiés détenus à Uvira ont échappé de peu à cette extradition, mais croupissent encore en prison. Ils avaient cependant demandé asile en RDC, et s'attendaient plutôt à rejoindre leurs familles au camp de Lusenda. En prison à Uvira, ils n'ont pas droit aux visites et ne sont pas auditionnés par les juridictions congolaises.

 

Ces détenus demandent au Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR) et aux organisations des droits de l'homme de leur venir en aide pour qu’ils soient libérés.

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