En plus de ces mandats, le même collectif a été sollicité pour la.première fois par la direction du parti FNL d’Agathon Rwasa. Ce mandat collectif concerne 431 familles victimes des crimes commis par le pouvoir de Bujumbura à l'endroit des militants d'opposition pro-Rwasa.
Selon un communiqué de presse du collectif des avocats du Mardi 28 Mars 2017, " les crimes commis par le pouvoir burundais sont imprescriptibles et les personnes qui ont été commanditaires, auteurs, co-auteurs et complices de ces crimes devront en rendre compte devant la justice ".
Le collectif déclare dans son communiqué qu’il a déjà commencé à recueillir des témoignages des victimes de ces crimes et de les envoyer au bureau de la CPI. « Ces témoignages sont accablants. Ils sont incontournables dans l’histoire du Burundi. Les violences faites aux femmes ont été atroces. Les actes de torture ont marqué à vie les victimes. Les références à la qualité de l’ethnie Tutsi de certaines victimes et de leurs familles ; les propos racistes tenus constituent une flétrissure indélébile », fait remarquer le communiqué.
Le collectif des cinq avocats des victimes et des familles des victimes a aussi décidé de collaborer avec les enquêteurs de la commission d’enquête sur le Burundi désignée par le Conseil des Droits de l'homme de l'ONU, après l’obtention d’une " garantie de la protection des identités des plaignants et des témoins ".