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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Une maladie porcine fait des ravages à Burunga

Une maladie porcine fait des ravages à Burunga

Par: Josiane Muzaneza

Une maladie porcine non encore identifiée sévit en commune Makamba de la province Burunga. En moins de 2 semaines, plus de 100 porcs sont morts. D’où les habitants de la place, plus particulièrement les éleveurs, demandent au ministère ayant l’élevage dans ses attributions, de faire des analyses en vue de trouver un remède avant que tous les porcs ne soient décimés.

Ballonnement du ventre, tremblements, fièvre, perte d’appétit et une fatigue généralisée, tels sont les premiers symptômes que présentent les porcs atteints de cette maladie. Selon un éleveur de la place qui s’est confié à la RPA,  même les parties génitales ne sont pas épargnées et « les porcs meurent 12 heures seulement après l’apparition des premiers symptômes. »

Se propageant à une vitesse fulgurante, notre source fait savoir le nombre de porcs contaminés est passé de 35 la première semaine à plus de 100 dans la semaine suivante. « Une fois cette maladie présente sur une colline quelconque, aucun porc ne survit. Par chance, 1 porc sur 100 peut y échapper. Sur les collines Kumurenge, Gasange, Nyaburumba et Rugarama, aucun porc n’a survécu. On devra recommencer à zéro. » Se lamente cet autre éleveur qui regrette que même les vétérinaires ne leur sont d’aucune aide. « Quand on fait recours aux vétérinaires, ils nous disent clairement qu’ils ignorent comment soigner nos porcs vu qu’ils ne savent pas encore de quelle maladie il s’agit. Même les antibiotiques injectés aux porcs malades n’ont eu aucun effet car ces derniers ont fini par succomber. Ils nous ont alors dit d’attendre voir comment la situation évolue. »

Pour le moment, les éleveurs de Burunga demandent au ministère ayant l’élevage dans ses attributions de faire tout son possible pour faire des analyses afin d’identifier cette maladie et apporter une solution urgente vu que la plupart d’entre eux vivent de cette élevage dans lequel ils ont beaucoup investi.

 Bururi : la dermatose nodulaire décime le bétail et fait flamber les prix du lait et de la viande

Bururi : la dermatose nodulaire décime le bétail et fait flamber les prix du lait et de la viande

Par: Davy Claude Mbananayo

Confrontés depuis plusieurs semaines à la dermatose nodulaire bovine, une maladie qui décime leurs troupeaux,  les éleveurs de bovins de la commune Bururi en  province de Burunga déplorent l’inaction des services vétérinaires et constatent déjà une hausse marquée des prix du lait et de la viande sur les marchés locaux.

Les éleveurs de bovins des collines Rwamabuye, en zone Muhweza, et Musenyi, en zone Rutovu, dans la commune Bururi, se disent de plus en plus inquiets face à la progression de la dermatose nodulaire bovine, localement appelée « suna ». Selon eux, cette maladie, qui touche le cheptel depuis un certain temps, a déjà emporté de nombreuses vaches, plongeant les familles dans l’angoisse et l’incertitude.

Sur place, les témoignages concordent : malgré la gravité de la situation, aucune réponse concrète n’a encore été apportée par les autorités compétentes. Les services vétérinaires et les agents d’appui technique sont accusés d’inaction ou d’absence sur le terrain, alors même que les pertes se multiplient.

« Nous faisons face à un sérieux problème lié à la dermatose nodulaire bovine qui touche nos vaches », confie un éleveur. « Aucune mesure concrète n’est prise pour lutter contre cette maladie. Les vétérinaires ainsi que les agents d’appui dans les collines ne nous apportent pas l’aide nécessaire. Nous ne savons pas si c’est par manque de personnel ou de vaccins, mais plusieurs vaches sont déjà mortes. La situation est très préoccupante. »

Au-delà des pertes directes de bétail, cette épizootie commence à peser lourdement sur l’économie locale. D’après plusieurs sources, les prix du lait et de la viande ont sensiblement augmenté sur les marchés de la région, conséquence directe de la baisse de production et de la mortalité du cheptel. Des études menées dans d’autres pays touchés montrent que cette maladie entraîne généralement une chute de la production laitière, des pertes de viande et des impacts financiers importants pour les éleveurs.

« Les familles qui élèvent des enfants sont particulièrement éprouvées », explique un autre habitant. « Le prix du lait, qui était auparavant de 1 200 francs le litre, est passé à 2 000 francs. C’est une lourde charge pour la population. La viande devient de plus en plus rare sur le marché. Tout cela aggrave les difficultés économiques des ménages. »

Face à cette situation, les éleveurs lancent un appel pressant aux autorités concernées afin qu’elles prennent des mesures urgentes pour stopper la propagation de la maladie et sauver le reste de leur cheptel.

Contacté par la RPA, le directeur général de l’élevage au sein du ministère ayant l’élevage dans ses attributions, Canesius Nkundwanayo, n’a pas souhaité s’exprimer sur ce dossier.

 

 

 

 Ngozi : flambée des prix des denrées alimentaires, les ménages étouffent

Ngozi : flambée des prix des denrées alimentaires, les ménages étouffent

Par: Dany-Claire Iratwumva

Depuis deux semaines, les habitants de la commune de Ngozi, dans la province de Butanyerera, font face à une forte hausse des prix des produits alimentaires de base. Une situation que les commerçants expliquent par une mauvaise récolte et la pénurie persistante de carburant.

Les marchés de Ngozi affichent des prix en forte hausse, frappant les ménages dont le budget est déjà tendu. Les commerçants du marché central indiquent que plusieurs denrées de première nécessité ont presque doublé de prix en seulement quinze jours.

Les amarantes, par exemple, se vendaient auparavant à 2 000 francs burundais le tas, contre 5 000 francs actuellement. La farine de manioc et celle de maïs, autrefois proposées entre 1 200 et 1 500 francs, coûtent désormais entre 1 800 et 2 000 francs.

Le riz local dit “Kigori” est passé à 6 000 francs le kilo, tandis que le “Umunyagitega” atteint 7 000 francs. Quant au riz importé de Tanzanie, son prix est passé de 7 500 à 9 000 francs. Les oignons rouges et blancs suivent la même tendance, atteignant respectivement 4 000 et 3 500 francs.

Du côté des fruits, la situation n’est guère meilleure. L’ananas, vendu à 2 000 francs auparavant, coûte désormais 3 000 francs. Les oranges sont passées de 1 000 à 2 000 francs, et les mangues, de 5 000 à 10 000 francs le tas.

Les commerçants avancent plusieurs raisons à cette flambée. Ils évoquent d’abord la mauvaise récolte de la dernière saison agricole, mais aussi la rareté du carburant qui perturbe le transport des marchandises. “Certains produits ne viennent pas de la région. Le coût du transport a augmenté, car il faut payer plus cher pour trouver du carburant”, confie un vendeur rencontré sur place.

 

Les pêcheurs de Gitaza au bord de l’insalubrité

Les pêcheurs de Gitaza au bord de l’insalubrité

Par: Balthazar Miburo 

Sur les rives du Lac Tanganyika, les pêcheurs de la zone Gitaza, en commune Mugere, tirent la sonnette d’alarme. Faute de latrines publiques, ils vivent et travaillent dans des conditions d’hygiène déplorables, exposant la population au risque de maladies hydriques.

Sur les rives du Lac Tanganyika, à Gitaza, les pêcheurs vivent dans un environnement où l’insalubrité s’est installée depuis longtemps. Le manque criant de latrines publiques pousse certains d’entre eux à se soulager dans les buissons avoisinants, à quelques mètres seulement de l’eau utilisée pour la lessive, la vaisselle et la cuisson des aliments.

Une situation alarmante selon les pêcheurs, qui redoutent désormais une flambée de maladies telles que la dysenterie ou le choléra. « Nous n’avons pas d’endroit où aller. Faute de toilettes, beaucoup se soulagent dans la nature, parfois tout près du lac. Et pourtant, c’est cette même eau que nous utilisons chaque jour », témoigne un pêcheur rencontré sur place.

Au marché de Gitaza, le problème est encore plus préoccupant. Les latrines publiques s’y remplissent rapidement et, faute d’entretien, leur contenu est souvent vidé directement dans le lac Tanganyika. « Quand les toilettes débordent, on jette les déchets dans le lac. C’est absurde ! Ceux qui devraient protéger le lac sont les premiers à le polluer », dénonce un autre pêcheur.

Les conséquences ne se limitent pas à la pollution de l’eau. Les odeurs nauséabondes et les conditions de travail insalubres mettent à rude épreuve la santé des pêcheurs et des habitants fréquentant le marché. « On travaille dans une odeur insupportable. Et pourtant, on paie régulièrement des taxes à la commune. On mérite au moins des lieux propres », se plaint un pêcheur.

Face à cette situation, les pêcheurs interpellent les autorités locales et les responsables de la gestion du marché. Ils demandent l’installation de nouvelles infrastructures sanitaires et un meilleur suivi de l’entretien des latrines existantes. Pour eux, il en va non seulement de leur santé, mais aussi de la protection du lac Tanganyika, une ressource vitale pour toute la région.

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