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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les habitants de Rugombo sont sous contrainte de payer des contributions.

Les habitants de la commune Rugombo en province Cibitoke s’insurgent contre les menaces qu’ils subissent pour les contraindre à payer  la contribution de développement communal. Ceux qui n’ont pas encore donné la somme ne peut faire aucune activité à tel point que les administratifs leur interdisent même de puiser de l’eau.

Depuis ce lundi, les habitants de la commune Rugombo sont contraints de contribuer à hauteur de 2000 francs burundais par maison. Une contribution dite de développement communal. Un communiqué de l’administrateur de cette commune appelant la population de Rugombo à contribuer est passé dans les églises ce dimanche.

Selon les informations que nous détenons des habitants de Buhinyuza, la vie devient difficile pour celui qui n’a pas encore contribué. « Vue comment cet argent est en train d’être collecté, les administratifs à la base qui effectue ce travail exige un reçu de paiement pour accéder au robinet public ou à tout autre chose dont tu as besoin. Donc, celui qui ne paie pas cet argent se voit refusé certains  services, précise une source.

Ces habitants ne comprennent pas pourquoi ils sont appelés à contribuer alors que l’Etat verse aux communes le budget de fonctionnement. « Nous sommes vraiment tourmentés. Nous menons une vie difficile et nous exiger de payer 2000 francs burundais par ménage alors que l’Etat donne un budget de fonctionnement aux communes n’est pas compréhensible. Nous voudrions demander pourquoi c’est la population qui est pauvre qui doit aider l’Etat au lieu du contraire », s’interroge notre source.

Dans le budget général de l’Etat, le gouvernement prévoit un budget annuel de fonctionnement des communes qui s’élève à 500millions par commune.

Contacté à ce propos, Gilbert MANIRAKIZA, administrateur de la commune Rugombo, n’a pas voulu s’exprimer 

A Buraza, le recrutement d’enseignants est émaillé d’irrégularités.

Les habitants de la commune Buraza en province Gitega signalent que l’activité de dépôts des candidatures aux postes d’enseignants a été émaillée d’irrégularités. Seuls les dossiers des anciens bénévoles ont été reçus. Pourtant,  nulle part dans le dossier d’appel d’offre le bénévolat était  présenté comme une condition exigée.

Dans différentes provinces du Burundi, ceux qui  veulent embrasser la carrière d’enseignement répondent à l’appel d’offre d’emploi en déposant leurs  dossiers de candidature.  En commune Buraza, cette activité de dépôt des dossiers des  candidats  a débuté mardi pour se terminer jeudi de la semaine dernière. Une activité que les habitants de cette commune  affirment avoir été  entachée d’irrégularités car, ajoutent-ils,  seuls les dossiers de ceux qui étaient des bénévoles ont été reçus. Cet habitant témoigne. « Nous, on nous a dit que seuls les dossiers des anciens bénévoles sont recevables. Ça nous a déplus.

Pourtant, nos sources affirment que la preuve d’avoir été bénévole ou pas n’était pas une condition mais  plutôt une information à  mentionner  dans  le dossier. « Chez nous en commune Buraza,  on demandait un dossier composé de diplôme, attestation de résidence et un certificat qui prouve que tu as été bénévole. Mais,  ce certificat de bénévolat n’était pas une pièce obligatoire  pour que le dossier soit reçu », ajoute cet habitant.

Dans  d’autres communes  de cette province Gitega, ce certificat de bénévolat n’est pas exigé. Ces habitants  de Buraza demandent  que la loi soit respectée  de la même façon dans tout le pays et que tous les candidats  éligibles aient  les mêmes chances de concourir à ces postes d’enseignants

La rédaction de la RPA a essayé de joindre Jean  Marie NDAYAHOZE , directeur de l’enseignement en commune Buraza et le directeur de l’enseignement en province Gitega ,  mais sans succès.

Les démobilisés handicapés de guerre réclament les titres de propriétés de leurs maisons

Les démobilisés handicapés de guerre réclament les titres de propriétés des maisons qui leur ont été construites par le gouvernement du Burundi et financé par  la banque mondiale. Ils reprochent au directeur général du département des anciens combattants de ne rien faire pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Ces démobilisés handicapés de guerre sont au nombre de 150. Ils ont bénéficié de 150 maisons construites dans 11 provinces sous forme de village. Chaque maison est composée d’un salon et trois chambres, d’une cuisine et d’une toilette. Elles ont été également alimentées en courant électrique. Les cérémonies de remise de ces maisons aux bénéficiaires ont été rehaussées par la présence de l’ancien président de la république, feu Pierre Nkurunziza. C’était en province Makamba, le 19 juin 2014.  Depuis ce jour jusqu’aujourd’hui, les occupants de ces maisons n’ont pas encore eu les titres de propriétés, déplore un de ces handicapés de guerre. « Ces maisons nous ont été offertes, il y a 8ans.  Mais, nous n’avons pas encore eu les titres de propriétés. On se pose ici la question de savoir à qui ils vont donner ces titres de propriétés s’ils refusent de les délivrer aux ayants droit. C’est très inquiétant ».   

Ces handicapés de guerre reprochent au directeur général du département des anciens combattants, le colonel Oscar Nzikoruriho, de ne rien faire pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits. « Depuis sa nomination à  la direction générale des anciens combattants en 2015, notre dossier a cessé d’avancer. Le colonel Nzikoruriho Oscar ne nous aide en rien. Il n’accepte pas de nous recevoir pour écouter nos doléances. Cela est vraie monsieur le journaliste. Une lettre qui lui a été adressée qui parle de nos revendications est tombée dans les oubliettes », poursuit cet ancien combattant.

A part qu’il met peu d’importance aux doléances des sujets dont il est responsable, le colonel Oscar Nzikoruriho est également reproché de lancer des mots choquants aux personnes qui parviennent à le côtoyer. « Il a dit aux handicapés de guerre de site de Burengo à Ngozi qu’il est bien portant grâce aux handicapés de guerre. A ceux du site Rumonge, il leur a indiqué qu’ils veulent manger de l’huile tout en ignorant d’où proviennent  les palmiers à huile. Vous imaginez combien il se moque de nous ? Lui, il est bien portant. Mais nous, nous avons gâchés notre vie sur le champ de bataille. Pour qui il garde nos titres de propriétés ? A nos petits enfants ?  Nous avons conclu qu’il a voulu montrer que ces maisons appartiennent au ministère de la défense nationale.  Ce qui n’est pas du tout vrai », se lamente –t- il.

Ces handicapés de guerre qui réclament les titres de propriétés des maisons qui leur ont été construites par la banque mondiale en collaboration avec le gouvernement du Burundi sont des militaires de l’ancienne armée ex-FAB et des anciens combattants des partis et mouvements politiques armés, PMPA. La rédaction de la RPA a essayé de joindre le colonel Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise, pour de plus amples éclaircissements à ce sujet sans y parvenir.

Les employés doivent rembourser sur leurs salaires le déficit de AACB de plus d’1 milliards enregistré depuis 2014

L’Aviation Civile du Burundi a enregistré un déficit de plus d’un milliard de francs burundais en l’espace de 6 ans. Pour combler ce vide, la direction de ladite entreprise a pris la décision de prélever un certain montant sur les salaires de ses employés. Une décision que le personnel qualifie d’arbitraire et injuste.

En date du 20 Août cette année, le directeur de l’AACB, Emmanuel Habimana a organisé une réunion avec pour objectif d’annoncer à son personnel la décision d’annuler et de faire rembourser les employés les frais de prime et de gratification qui ont été versés sur leurs  salaires dans une période comprise entre l’année 2014 et  celles de 2015.

Emmanuel Habimana a également expliqué aux employés que cette décision a été ordonnée par  l’inspection générale de l’état dans le but de combler un déficit de plus de 1.103.000.000 qui a été enregistré dans les caisses de l’AACB  depuis qu’Emmanuel Habimana est à la tête de cette entreprise depuis 2015. Un des participants à la réunion témoigne. « Cette réunion avait un seul point à l’ordre du jour. Annoncer  au personnel la correspondance de l’inspection générale de l’état qui demande  au  directeur général  de faire payer aux employés tous les frais de prime et gratification qu’ils ont bénéficiés entre  2014 et 2015. La même correspondance s’adresse au DG Emmanuel Habimana pour lui signifier qu’il a causé un déficit de plus d’ 1.103.000.000 dans les caisses de l’AACB. La correspondance mentionne  que ce déficit aurait été créé par  des primes et gratifications qu’on a octroyées aux travailleurs entre  2014 et 2015. On lui a impérativement obligé de retirer ces sommes sur les salaires des employés ».

Les salariés de l’autorité de l’aviation civile, AACB, n’arrivent pas à comprendre pourquoi le dossier de 2014 soit activé aujourd’hui après 7 ans. Ces salariés disent plutôt qu’ils sont maltraités par leurs dirigeants d’autant plus que ces gratifications avaient été distribuées avec l’autorisation du conseil d’administration et qu’aucune décision contraire n’a jamais été prise.  Emmanuel Habimana, le directeur général de l’AACB, a toujours refusé de s’exprimer sur ce dossier.

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