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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La population de Mugamba dans l’œil du cyclone Nyeganyega.

Deux femmes ont été arrêtées à leur domicile par la police qui les a aussitôt embarquées. Pour moment, les deux femmes sont incarcérées au cachot de lae police communal de Mugamba en province Bururi. Les voisins indiquent que le motif de cette arrestation reste inconnu.

Les deux femmes appréhendées à leurs domiciles sont Evelyne KAMIKAZI et Dévote NKUNZUBURUNDI. Toutes les deux habitent sur la colline Mpota située en zone Kibezi de la commune Mugamba en province de Bururi. A bord de deux véhicules de l’OTB Tora, les policiers qui les ont arrêtés étaient dirigés par le prénommé NYEGANYEGA, commissaire de la police communale à Mugamba  comme le révèle notre source. « Ils sont venus pendant les heures avancées de la nuit. Ils ont fait des fouilles perquisitions. Et comme ils n’ont rien trouvé, ils ont commencé à tabasser les deux femmes.  Vers  4h du matin, ils ont embarqué les deux femmes dans des  véhicules et sont partis. Nous, les voisins, avons été témoins de ces arrestations vu que nous avons été réveillés par le bruit des portes défoncées et nous nous sommes accourus pour nous enquérir de la situation ».

Nos sources sur place indiquent que les maris des deux femmes sont en exile. Les familles des deux victimes de même que leurs voisins disent ignorer  les motifs de leur arrestation. « Jusqu’à maintenant, nous ne connaissons pas les motifs de cette arrestation. Pour le moment, ces deux femmes sont incarcérées au cachot de la commune Mugamba sous l’ordre de NYEGANYEGA. Famille et voisins sont en colère parce que les deux femmes ont des enfants en très bas âges. C’est  vraiment triste », s’est exprimé notre source.   

Pour le moment, les proches des familles demandent que les leurs soient relâchés car ils ne sont coupables d’aucune infraction.

La rédaction n’a pas pu joindre Moise ARAKAZA surnommé NYEGANYEGA, Commissaire de police communale à Mugamba pour de plus amples éclaircissements.

Le pouvoir Cndd- Fdd réactive son plan macabre contre ses supposés opposants.

Le régime burundais vient de réactiver depuis quelques jours une véritable chasse à l'homme contre les membres du parti CNL, des militaires issus des ex Forces Armées Burundaises dites (ex Fab) ainsi que des jeunes de certains quartiers. À cet effet, des réunions et des distributions d'armes ont eu lieu dans certaines parties du pays. Ici nous revenons sur le cas de Kinama en Mairie de Bujumbura.

En date du 13 juillet 2021, un certain Jérôme Hakizimana a rassemblé des imbonerakure de la zone Kinama en Mairie de Bujumbura. Ces imbonerakure étaient au nombre de 42. Une seule communication était à l’ordre du jour : la chasse des militants du parti CNL qui vivent dans la localité. Jérôme Hakizimana disait que ce sont les membres du parti CNL qui font entrer au Burundi  des rebelles et puis les cachent. Ces imbonerakure ont ainsi été appelés à  surveiller les membres du CNL qui habitent dans la zone de Kinama. 

Ces imbonerakure ont été également invités  à orchestrer, si nécessaire, des montages  contre certains membres du CNL pour  les accuser de détenir  des armes et de les éliminer si possible. 

Par ailleurs, nos sources révèlent que des armes ont été distribuées par ce Jérôme Hakizimana avant ladite réunion tenue en date du 13 Juillet à l’école Sainte Famille. Dix fusils de type AK- 47 ont été distribués, précisent nos sources.  Lors de la distribution, des témoins oculaires disent que ces armes avaient été données par le gouvernement  pour les distribuer à des imbonerakure de confiance.

Selon certains membres du corps de défense, de tels rassemblements seraient en train d’être organisés dans différentes provinces du pays. Et enfin, nos sources indiquent que ces rencontres sont couplées aux  multiples enlèvements et assassinats qui s’observent ces derniers jours.

Evariste Ndayishimiye, l’homme à un double langage.

Le président de la République a récemment nié l'existence des disparitions forcées au Burundi. Pourtant, le président Evariste Ndayishimiye avouait, il y a peu, que les hautes autorités issues du CNDD-FDD commettaient des assassinats.

Mercredi dernier sur France 24 et RFI, le président Evariste Ndayishimiye a dit qu’il n’y avait pas de cas de disparitions forcées au Burundi. « En tout cas et à ce que je sache, il n’y a pas de disparitions au Burundi. Ce que je sais aussi, c’est qu’il y a des criminels qui, juste après le crime, vont au Rwanda. Et nous n’avons pas le droit d’aller fouiller au Rwanda ».

 

Pourtant, Evariste Ndayishimiye semblait dire aux hautes autorités de ne plus commettre des assassinats lors de la célébration des 30 ans de la charte de l’unité nationale le 5 février cette année. « Commettez tous les crimes mais ne commettez pas le crime de sang. Chères autorités, chers Burundais, faites tout ce que vous voulez mais ne tuez pas des gens. Vous pouvez incendier des maisons. Vous construirez d'autres mais si vous tuez une personne vous ne pouvez pas la ressusciter ».

Autant de propos qui corroborent avec ceux tenus par la première dame trois ans auparavant. Le 30 décembre 2018 au cours d’une croisade de prière, la première dame,  Denise Bucumi, avait également avoué que le pouvoir CNDD-FDD commettait plusieurs crimes dont des assassinats. « Notre Dieu plein de bonté, nous les puissants et les faibles on s’agenouille devant toi, Seigneur on reconnaît nos pêchés. Vraiment au Burundi, des personnes ont été tuées et cela à cause de la haine, de la jalousie et de la méchanceté. Au nom de Jésus, je déclare que des dirigeants dictateurs existent ici, ceux qui bafouent les droits de la population existent », avait- t-elle prêché à l’époque.

Arrestation aux allures d’enlèvement d’une jeune fille de la commune MABANDA

La dernière trace de Nadine Kanyange  date de vendredi dernier. Elle a été embarquée  dans un véhicule de la documentation provinciale par le patron du même service dans cette province de Makamba. Elle est la troisième personne d’une même famille arrêtée dans des circonstances similaires par la même personne, Méroé NTUNZWENIMANA, en  moins d’un mois.

Nadine KANYANGE  est la  nouvelle victime de MEROE  NTUNZWENIMANA,  patron du service  national  des renseignements  en  province MAKAMBA. Elle habite sur  la colline GAHAMA en zone GITARA de la   commune MABANDA. Cette  jeune fille a été arrêtée la nuit de  vendredi. MEROE  NTUNZWENIMANA qui a mené l’opération  en compagnie du patron du service des renseignements au niveau de la commune MABANDA. Un des membres de la famille témoigne. « Elle a été arrêtée la nuit de vendredi dernier le 16 juillet. C’est le patron de la documentation au niveau provincial qui  l’a emmené avec lui. Il était accompagné par le chef de la documentation  au niveau de la commune et ils l’ont retrouvé à son domicile ».

Depuis,  personne de  la famille ne sait où elle a été conduite. La famille s’inquiète. « On ne sait pas où elle est  incarcérée. Selon des informations dont nous détenons, elle aurait passé une nuit à Makamba  et aurait été conduite  à Bujumbura. Mais jusqu’à présent,  on ignore  de quoi elle est accusée. Nous demandons alors l’intervention de  la justice et que  l’on nous dise où est  incarnée  la nôtre et de quoi elle est accusée. Si elle est accusée de quelque chose,  que la justice fasse son travail.  Mais,  nous refusons des arrestations aux allures d’enlèvement. C’est ça qui nous fait peur et nous craignons pour  sa sécurité ».

Le 24 juin dernier,  deux  personnes  de  la même zone GITARA  avaient été arrêtées sous la même forme par MEROE  NTUNZWENIMANA. Il  s’agit d’Antigone SINDAYIGAYA et Francine NIYONSABA .Après des jours d’incarcération,  Francine NIYONSABA qui avait  un nourrisson a été relâchée. Mais  jusqu’aujourd’hui,   personne n’a   revu  Antigone SINDAYIGAYA.

Même  un sous-officier de la police,  membre de famille  qui  cherchait à  connaître le sort  d’Antigone SINDAYIGAYA,   a été à son tour arrêté et a été lui aussi incarcéré dans  endroit inconnu.

Contacté par la rédaction, Meroe Ntuzwenimana a raccroché  après une brève présentation.

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