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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des clandestins paient de leur vie la traversée de la Rusizi

Les imbonerakure des  communes Rugombo et Buganda de la province Cibitoke sont accusés de violer l’ordre de fermeture des frontières. Ils font entrer  en toute illégalité des personnes en provenance  de  la RDC via la Rusizi. De plus, ces imbonerakure tuent les voyageurs en possession d’argent ou d’autres objets de valeur.

Ces Imbonerakure ravissent les biens des personnes qui passent par les points d’entrée de Mparambo 1, Rusiga, Kagazi, Kigazura, Matama, Rukana, Rabiro et à la 11ème  transversale du côté de la commune Rugombo. Ces actes de vol sont plus fréquents en commune  Buganda, sur les points d’entrée situés sur les transversales 4, 6 et 7 de Gasenyi et les transversales 3 et 4 de Nyamitanga.

Des sources locales indiquent que ces Imbonerakure font traverser clandestinement la rivière Rusizi des gens non dépistés. Les mêmes sources révèlent que cette milice du parti au pouvoir est en complicité avec certains agents de la police dans l’accomplissement de ces actes.

Selon des informations recueillies dans les communes Rugombo et Buganda, ces Imbonerakure ravissent de grandes sommes d’argent ou des objets de valeurs appartenant à leurs « clients », dont ils exécutent par après les propriétaires et jettent les corps dans  la rivière Rusizi.

Le récent cas est celui d’un certain Onésphore, un congolais de la communauté Banyamulenge qui venait de traverser la rivière Rusizi et se rendait à Bujumbura pour se faire soigner. Son corps a été retrouvé le  vendredi  14 mai sur la colline de Mparambo 1. Ayant constaté qu’il était en possession de billets en dollars américains, ces Imbonerakure l’ont tué et ont jeté son corps au bord de la rivière Rusizi.

Pour rappel, le corps d’un pasteur d’origine béninoise en provenance de la République Démocratique du Congo a été retrouvé sur la rivière Rusizi le 24 avril 2021. Ce missionnaire a également été victime d’un meurtre mis en exécution par des Imbonerakure, juste après lui avoir dépouillé de son argent.

Les habitants des communes Rugombo et Buganda demandent que la sécurité soit renforcée, surtout au niveau de ces points d’entrée, pour éviter ce genre de tueries.

Contacté à propos, Carême Bizoza, gouverneur de la province Cibitoke, n’a pas voulu s’exprimer sur téléphone.

Un policier arrêté à Buganda pour un meurtre commandité

Un habitant de la commune Buganda en province de Cibitoke a été tué fusillé par un policier la nuit de ce samedi 15 mai. Les informations qui nous sont parvenues indiquent que  des policiers en compagnie des imbonerakure de la localité l’attendaient près de chez lui. Des conflits fonciers seraient derrière ce meurtre.

La victime était connue sous le nom de Festus Manirakiza et était chauffeur à la société Angélique International Limited. Les habitants de la zone Ndava indiquent que le crime a été commis  aux environs de 21 heures. Selon toujours la population, Festus Manirakiza a été tué lorsqu’il  était sur le chemin de retour en provenance de son lieu de travail vers son domicile.

Nos sources ajoutent que la victime est tombée sur trois policiers et un groupe d’imbonerakure qui venaient d’arrêter  un de ses voisins, l’accusant de ne pas détenir  de pièce d’identité. Festus  Manirakiza  aurait plaidé en faveur de son voisin et proposait aux policiers de le laisser rentrer prendre sa carte d’identité au lieu d’aller l’emprisonner.  Une intervention qui a irrité  les agents de la police, précisent nos sources à Ndava. Ces policiers ont alors intimé l’ordre à Festus Manirakiza de les suivre mais ce dernier n’a pas obtempéré, exigeant d’abord  d’être informé sur le motif  de son arrestation.

Ces policiers ont commencé à le tabasser avant qu’un d’entre eux, le prénommé Gérard, lui tire dessous. ‘’Ils l’ont mis à terre et ont commencé à le frapper avec des gourdins et des coups de pied. Ils voulaient l’amener on ne saurait dire à quel endroit. Le policier l’a donc  menacé en disant qu’il allait  tirer. Ensuite ce policier  l’a frappé au niveau des  testicules. Après ces tortures,  le policier a chargé son fusil et lui a tiré dessus à deux reprises. La victime a essayé de résister et  le policier continuait de le menacer que  s’il n’exécutait pas ses ordres,  il allait l’achever. Le même agent de police a fini par avouer que la victime était au fait la cible de sa mission ’’,  a précisé notre témoin.  

Les habitants de la localité  ont essayé de sauver Festus Manirakiza et en revanche le policier en question les a dispersés en tirant des balles qui n’ont heureusement pas touché aucun d’entre eux. 

Un peu plus tard, les administratifs sont arrivés sur les lieux et ont évacué  Festus Manirakiza. Néanmoins, arrivé à l’hôpital de Cibitoke, celui-ci a rendu l’ âme. Ces habitants de Ndava demandent à  la justice de sévir et de sanctionner ces policiers et imbonerakure  actuellement sous les verrous.  ‘’Les policiers qui ont commis ce crime devraient être exemplairement sanctionnés car la victime était un civil sans armes et n’avait même pas tenté d’attaquer ces policiers. Ces policiers disent qu’ils font bien leur travail quotidien mais on pense qu’ils ont besoin d’apprendre comment traiter les gens. ‘’ a conclu un habitant de la place.

Les voisins de Festus Manirakiza indiquent que sa famille pense à un assassinat commandité suite à  des conflits fonciers au sein la famille.   

Vous saurez qu’au cours des deux derniers mois, la province Cibitoke a déjà enregistré  15 cas d’assassinat dans toute la circonscription.

La Tanzanie déploie des réfugiés congolais en vue de rapatrier de force les Burundais

Des gazs lacrymogènes ont été lancés le matin de ce 17 mai par la police tanzanienne sur les burundais vivant au camp de réfugiés de Nyarugusu. En complicité avec les chargés de la sécurité de nationalité congolaise, cette police en complicité procédait  à la destruction et au pillage des marchandises appartenant aux réfugiés burundais.

Ces accrochages ont débuté vers 6 heures du matin de ce lundi. A ce moment, la police tanzanienne, en compagnie des chargés de la sécurité d’origine congolaise, a commencé à saccager les marchandises appartenant aux réfugiés burundais du camp de Nyarugusu. Pour disperser la foule, il a fallu tirer des gaz lacrymogènes, comme en témoigne ce réfugié burundais. ‘’ C’était le désordre total au niveau des zones 9 et 10. Les réfugiés burundais avaient déjà étalé leurs marchandises notamment les tomates, le petit poisson appelé Mwanza, du manioc, de la colocase, des oignons, des beignets, etc. Les policiers et les chargés de sécurité congolais appelés Sungusungu  ont tout mis sens dessus dessous.’’

De plus, ces policiers s’accaparaient de tout ce qu’ils trouvaient sur leur chemin et passaient à tabac quiconque essayait de sauver ses marchandises, a révélé notre source.

Cette opération est la deuxième menée dans ce camp en moins d’une semaine.  La police tanzanienne, toujours en complicité avec les congolais chargés de la sécurité dudit camp, avait  incendié les étagères sur lesquelles se trouvaient les marchandises des réfugiés burundais.

‘’ Jeudi de la semaine dernière, la police est venu et a brûlé les étagères sur lesquelles se trouvaient des Ndagala, des choux ainsi que les étagères appartenant aux cordoniers ,  aux réparateurs de téléphones et de radio ,etc…’’S’indigne un des réfugiés burundais.

Les réfugiés  burundais estiment que ce climat d’instabilité est consécutif à la volonté du gouvernement tanzanien de les rapatrier de force. Un projet auquel auraient été associés les réfugiés congolais.

‘’ Cela fait partie de ce que le dénommé Sudi Mwakibasi avait recommandé aux réfugiés congolais d’aider la Tanzanie à faire pression sur les réfugiés burundais afin qu’ils puissent rentrer au Burundi.  Cette autorité leur  a promis qu’une fois le but atteint, les enfants congolais pourront étudier à l’aise car ils occuperont les places des burundais. Ces propos ont tellement ému les réfugiés congolais. Ils ont acclamé cette proposition.’’

La personne à l’origine de ce discours  se trouve être le directeur du service réfugié au ministère tanzanien de l’Intérieur. Révoltés, les réfugiés burundais demandent au gouvernement tanzanien de prendre tous les réfugiés au même pied d’égalité et d’arrêter de dresser leurs pairs congolais contre eux.

Un dealer abattu par la police à Musaga

Un jeune  du quartier Gitaramuka en zone Musaga de la mairie de Bujumbura a été tué par balle le matin de ce 12 mai. L’auteur est un policier qui poursuivait ce garçon  parce qu’il était en possession d’une bonne quantité de chanvre.

Les habitants du quartier Gitaramuka ont été alerté par des coups de feu qui ont retenti entre 10 h 30 et 11h. C’était des policiers qui venaient de tirer sur une personne. Un jeune garçon  descendait de la localité de Nyamutenderi en commune Kanyosha. Le garçon surnommé MESSI  transportait  un sac  plein de chanvre. Il avait été arrêté en compagnie de  trois autres. Selon nos sources, le  jeune MESSI cherchait  à s’enfuir quand un des policiers sur place a tiré sur lui.

Ce qui choque la population de  la localité, c’est le fait  que les policiers regardaient leurs victimes se vider du sang sans se soucier  de le transporter à une  structure de santé  pour être soigné.

‘’Il a tenté de prendre fuite et un  des policiers a tiré.  Les policiers auteurs  de l’assassinat sont  nos voisins. Ils avaient  l’habitude de venir collecter de l’argent  chez les vendeurs des stupéfiants. Mais aujourd’hui, comme le  garçon ne voulait pas leur en donner, il s’est fait tirer dessus. Ce qui  révolte,   c’est  que ces policiers n’ont rien fait pour aider à évacuer le jeune qui agonisait. Il a été transporté  à pieds  et il a  succombé  à  ses  blessures en cours de route.’’ Se désole un des témoins oculaires.

Après le décès du jeune homme, les  policiers sont  partis avec les 3 autres garçons arrêtés. 

La population du quartier Gitaramuka  accuse la police locale d’être parmi les causes principales de la prolifération des stupéfiants dans ce quartier. Au lieu de lutter contre ça, révèle la population, ils en ont plutôt fait une vache laitière.

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