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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Burundi : Le SNR au cœur d'un complot avorté

Burundi : Le SNR au cœur d'un complot avorté

Un montage machiavélique du service national de renseignement serait tombé à l’eau avant d’être exécuté́. Ce mardi dernier, deux imbonerakure et un certain Salva tous vivant au quartier Kinanira 3 en Mairie de Bujumbura ont été́ arrêtés et conduits dans les cachots du SNR. À l’origine, un montage dévoilé qui visait à charger un groupe de militaire d’avoir commis l’irréparable, qui aurait été́ mal planifié.

L'affaire a éclaté mardi dernier lorsque deux Imbonerakure et un certain Salva, connu pour son instabilité mentale due à la consommation de stupéfiants, ont été arrêtés et placés en détention dans les locaux du SNR. Le plan a impliqué un montage visant à accuser un groupe de militaires, principalement tutsis, d'avoir planifié l'assassinat du ministre.

Des enregistrements audio révèlent une conversation troublante entre les Imbonerakure et Salva, sous la supervision de Gervais Niyungeko, un ancien chef de quartier de Kinanira 3. Dans ces échanges, Salva est pressé de fournir une liste de noms d'officiers de l'armée prétendument impliqués dans un plan de déstabilisation de la sécurité nationale.

Le scénario élaboré prévoyait que le ministre Mutabazi serait attaqué lors d'un déplacement vers Kirundo, une province frontalière du Rwanda. Les conspirateurs ont désigné un "élément venant du Rwanda" comme l'exécutant de l'attentat.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions régionales accrues. Deux semaines avant ces révélations, la Radio Publique Africaine avait été informée par une source au sein des renseignements burundais de l'existence d'une liste d'officiers militaires, majoritairement tutsis, ciblés pour arrestation ou élimination. Ce plan macabre avait été élaboré dans la foulée de l'annonce du Président Ndayishimiye sur la régionalisation de la guerre à l'est de la RDC, en cas de progression du mouvement M23 vers les frontières burundaises.

La source de la RPA affirme que « les officiers ciblés sont considérés comme d'éventuels soutiens de l'ennemi en cas d'attaque du Burundi ». Elle ajoute que l'arrestation des Imbonerakure et la fuite de Gervais Niyungeko cache la volonté du SNR d'étouffer cette affaire.

Mercredi, M. Ndorere, la cible principale du plan avorté, a été interrogé par des responsables des renseignements. Les détails de cet interrogatoire restent flous, mais selon la source de la RPA, l'affaire pourrait connaître de nouveaux développements.

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Photo : Slava

 

 

 

RDC : Les réfugiés burundais de Mulongwe  face à l'insécurité croissante

RDC : Les réfugiés burundais de Mulongwe face à l'insécurité croissante

Les réfugiés burundais du camp de Mulongwe, situé dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo se trouvent dans une situation de plus en plus précaire alors que les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23 s'intensifient dans la région.

Le camp de Mulongwe, créé en novembre 2017 pour désengorger le camp de Lusenda, accueille principalement des réfugiés burundais ayant fui la répression politique dans leur pays depuis 2015. Aujourd'hui, ces réfugiés vivent dans la peur constante, craignant que les affrontements n'atteignent leur localité. Leur inquiétude est exacerbée par le départ prématuré du personnel du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), sur lequel ils comptaient pour les guider en cas d'attaque.

Un réfugié a confié : « Nous ne voyons pas ce que nous allons devenir vu que même le HCR sur qui nous comptions pour nous donner la conduite à suivre en cas d'attaque, est parti prématurément. Nous avons des inquiétudes par rapport à la manière dont notre camp est sécurisé. »

La situation sécuritaire déjà fragile est aggravée par une crise alimentaire croissante. Les réfugiés rapportent n'avoir reçu aucun approvisionnement en nourriture depuis novembre, soit quatre mois sans aide alimentaire. Cette pénurie est d'autant plus critique que la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) leur interdit de quitter le camp pour chercher du travail. « Nous avons été approvisionnés en nourriture pour la dernière fois au mois de novembre. Vous comprenez que c'est une situation difficile, surtout que le CNR nous interdit d'aller travailler à l'extérieur du camp », explique un autre réfugié.

Les réfugiés lancent un appel urgent au HCR à Kinshasa pour résoudre les problèmes de sécurité, de famine et de manque de travail. Alors que le conflit menace de s'étendre, l'avenir de ces réfugiés, déjà précaire, semble plus incertain que jamais.

Contrôles et restrictions à Bujumbura : Les habitants réclament des explications

Contrôles et restrictions à Bujumbura : Les habitants réclament des explications

Dans la capitale économique, Bujumbura, un climat de tension et d'inquiétude s'est installé parmi les habitants. La présence massive de forces de l'ordre et les contrôles incessants créent un sentiment d'insécurité au sein de la population.

Les habitants de Bujumbura rapportent une présence accrue des forces de l'ordre à chaque coin de rue du centre-ville de Bujumbura. Cette omniprésence policière, loin de rassurer la population, semble au contraire exacerber un sentiment de malaise et d'appréhension.

Les témoignages recueillis font état de fouilles systématiques menées par les policiers. Tout individu portant un sac est susceptible d'être arrêté et soumis à une inspection minutieuse de ses effets personnels. Plus inquiétant encore, les personnes ne pouvant présenter une carte d'identité sont immédiatement conduites au cachot de la SOGEMARK.

La situation prend une tournure particulièrement préoccupante avec l'interdiction de facto des rassemblements, même les plus anodins. Les habitants rapportent que de simples groupes de trois à quatre personnes discutant sur les parkings de bus sont systématiquement dispersés par les forces de l'ordre.

Les habitants de Bujumbura demandent des explications. Ils appellent le maire de la ville et les autorités en charge de la sécurité à faire preuve de transparence quant aux raisons de ces opérations de grande envergure.

Double exil : Les réfugiés burundais en RDC contraints de fuir à nouveau

Double exil : Les réfugiés burundais en RDC contraints de fuir à nouveau

La guerre à l'est de la République Démocratique du Congo a provoqué un déplacement massif, touchant non seulement les populations locales, mais aussi les réfugiés burundais installés dans la région. Les réfugiés burundais du camp de transit de Sange, situé dans le territoire d'Uvira, sont en débandade.

Sange, à moins de 40 km de Kamonyola récemment tombé aux mains du M23, abritait environ 3000 réfugiés burundais. Aujourd'hui, ces personnes se retrouvent une nouvelle fois déracinées, fuyant l'avancée des combats. Un réfugié congolais à Rugombo témoigne : « Ils devaient fuir puisque nous, Congolais, leurs hôtes, avions également fui. Ce ne sont pas les réfugiés du camp de transit de Sange qui allaient rester. »

Les destins de ces réfugiés burundais se sont dispersés. Certains ont traversé la frontière pour rejoindre Rugombo au Burundi, tandis que d'autres ont pris la direction de Rumonge. Un journaliste local confirme ces mouvements de population, soulignant l'ironie de la situation : des réfugiés retournant dans leur pays d'origine pour échapper à l'insécurité de leur terre d'asile.

À Rugombo, la présence de ces anciens réfugiés est confirmée. « Nous connaissions certains d'entre eux et nous les voyons ici. Nous reconnaissons certains autres par la langue », explique un réfugié. « Comme nous, ils ont fui l'insécurité. Mais la différence est qu'eux, les rôles se sont inversés. Nous étions leurs hôtes, mais pour le moment, ce sont eux qui sont devenus nos hôtes. »

Selon le rapport du HCR, au 31 décembre 2024, le nombre de réfugiés et demandeurs d'asile burundais en RDC s'élevait à 52 142, répartis entre les sites de Sange, Mulongwe, Kavimvira et le camp de Lusenda au Sud-Kivu. Le HCR a également signalé le 18 février qu'un nombre restreint de ressortissants burundais étaient rentrés dans leur pays pour fuir les affrontements, sans préciser s'il s'agissait de réfugiés rapatriés ou de travailleurs burundais.

 

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