Les avocats des 28 présumés putschistes disent qu'ils n'ont « pas d'espoir sur la décision de la chambre de conseil de ce lundi 2 novembre 2015 ». Ils se sont exprimés ainsi à la sortie d'une séance d'appel contre la décision de la première chambre de conseil de les maintenir en détention préventive, une décision prise le 23 octobre 2015.
La défense s'indigne donc contre l'attitude affichée par les membres de cette deuxième chambre de conseil qui n’a communiqué aux concernés leur comparution de ce lundi que samedi dans l'après-midi. Ils soulignent également que « leurs clients n'ont pas tous eu le temps d'informer leurs avocats de ce rendez-vous ». Conséquence, certains de leurs avocats n'étaient pas présents et certains des présumés putschistes ont comparu sans l’assistance d’un avocat.
La chambre de conseil de ce lundi aura donc à analyser la recevabilité de l'appel car les concernés ont déjà signé la signification de l'ordonnance de mise en détention préventive.
Selon toujours les avocats des présumés putschistes, leurs clients vivent des conditions carcérales tellement dures qu'il n'est même pas certain qu'ils puissent écrire une lettre au Procureur général de la république pour lui demander d'analyser leur appel. Cela parce qu' « il leur manque même des stylos pour avoir été mis en isolement total », mentionnent leurs avocats.
Les membres des familles des prévenus putschistes s'inquiètent pour leur part de la sécurité physique des leurs et demandent à la justice d'appliquer la neutralité et la loi sans penchant.