Manque criant de médicaments et de salle d'isolement au camp de Mutenderi en Tanzanie
Le camp de réfugiés des Burundais localisé à Mutenderi en Tanzanie a été ouvert le 17 janvier 2016. A cette période, il comptait 460 réfugiés seulement. Mais jusqu’au 20 Août courant, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés énumérait 34.091 réfugiés vivant dans des conditions socio-sanitaires extrêmement déplorables, comme l’indiquent les responsables de ce camp.
Ces responsables du camp ainsi que les réfugiés ajoutent que ce camp ne dispose que d’une seule structure des soins, qui n’est cependant pas équipée en infrastructures sanitaires modernisées.
Dans cet hôpital, poursuivent les réfugiées, tous les patients sont alités dans la même salle commune, y compris aussi les malades atteints des maladies contagieuses.
« A cela s’ajoute les ruptures de médicaments », regrettent trois réfugiés tuberculeux tout en précisant qu’ils viennent de passer plus de deux jours en quête de médicaments, sans succès.
« C’est malheureux et regrettable de voir les malades atteints de tuberculose partager le même lit et la salle avec d’autres malades suite au manque de salles d’isolement !», s’étonnent ces réfugiés tout en précisant que, quelques fois, l’on observe des ruptures de médicaments contre la tuberculose.
Ces réfugiés soulignent également le manque de médicaments pour les personnes vulnérables atteintes de maladies sexuellement transmissibles.
Les corps sont gardés avec les malades dans les salles communes
Un autre grave constat fait par les malades alités dans cet hôpital, c’est l’absence de morgue. Ainsi, les morts sont gardés avec les malades alités. « Cela est dû au manque de morgue ou de salle d’isolement pour un hôpital qui reçoit plus de cinquante patients par jour », précisent ces réfugiés.
Dans cet hôpital sans morgue, « s’il advient qu’il y ait un décès qui n’a pas de famille pour l’enterrer, son corps reste allongé avec les autres malades », ajoutent les réfugiés.
Les malades atteints du VIH-Sida affirment pour leur part qu’ils viennent de passer plus d’une semaine sans pour autant recevoir des comprimés de bactrims. Ces réfugiés précisent aussi que parfois les patients reçoivent seulement les médicaments injectables et doivent revenir chaque jour à l’hôpital pour recevoir les médicaments.
« La vie humaine est irremplaçable. Il faut que nous soyons traités comme des hommes et non comme du bétail qui va à l’abattoir », déplorent ces réfugiés.
En plus de la construction des salles d’isolement et d’une morgue, les réfugiés burundais de Mutenderi demandent aux responsables de cet hôpital de l’approvisionner en médicaments et particulièrement ceux contre la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles.
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