Dans le procès de fragrance qui s’est déroulé ce jeudi au Tribunal de grande instance de Karusi, l’audience publique a commencé à 19 heures au chef-lieu de ladite province. Selon les informations recueillies sur place, l’audience a été marquée par la présence massive des membres du parti CNL venus pour soutenir l’un des leurs. Les membres du Cndd-Fdd étaient également présents, surtout les jeunes Imbonerakure de ce parti présidentiel.
Assisté par son avocat, Ndayizeye Étienne a comparu avec un visage serein. Les accusations portées contre lui par les magistrats debout étaient principalement fondées sur la détention d’armes à feu. Selon le ministère public, ces armes ont été découvertes le matin de ce mercredi à son domicile, après une fouille-perquisition opérée par la police locale.
La partie défenderesse a par la suite réfuté ces accusations arguant qu’Etienne n’a jamais eu d’armes à feu en sa possession, qu’il fallait plutôt interroger la police sur leur provenance. Et à l’avocat de la défense de demander que son client soit acquitté. Après quoi, le procès fut mis en délibéré et le tribunal a condamné Etienne Ndayizeye à une peine de 5 ans de prison ferme et à une amende de 200.000 francs burundais. Une sentence qui a beaucoup étonné l’audience présente qui parle plutôt d’un procès politisé vu que ce n’est pas la première fois que les membres de ce parti sont emprisonnés pour les mêmes accusations. Etienne Ndayizeye ramène à 5 le nombre de responsables du parti CNL sous les verrous, après ceux des communes Mutumba et Nyabikere, l’ancien responsable de ce parti au niveau provincial ainsi qu’un membre influent de la commune Shombo incarcéré à la prison centrale de Gitega pour terrorisme.
Révoltés, les membres du parti CNL demandent aux autorités d’arrêter cette iniquité et persécution faites à leur encontre, car, disent-ils, tout citoyen a le droit d’adhérer au parti de son choix