Selon les informations recueillies auprès du service juridique à la prison centrale de Mpimba, environs 380 prisonniers acquittés par la justice restent jusqu’à date en détention.
Le Procureur de la République en commune Mukaza avait récemment émis des billets d’élargissement pour 40 détenus d’entre eux, mais le Directeur de la prison, aujourd’hui destitué, a aussitôt indiqué que l’ordre d’exécution devait émaner de la haute hiérarchie.
336 autres détenus ont purgé leur peine. La plupart d’entre eux sont victimes des manifestations contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza.
Selon toujours les mêmes informations, les dossiers de ces deux catégories de détenus dits prisonniers politiques, se trouvent au service national des renseignements pour y être analysés. Il s’agit principalement des dossiers pour les ressortissants des quartiers Jabe, Nyakabiga, Ngagara, Bujumbura rural, Mugamba, Rumonge et Kirundo.
Ce qui indigne de plus ces détenus, c’est le fait que sans l’aval du service national de renseignement, l’ordre d’élargissement livré par le Procureur pour celui qui est ressortissant desdites circonscriptions, devient nul et sans effet. Ils demandent donc que leurs dossiers soient retirés de ce service d’autant plus que la justice est normalement une institution indépendante.