Ce professeur est le nommé Kismas Ndihokubwayo, natif de la colline Kiryama, zone Nyabibuye de la commune Shombo de la province Karuzi. Il a été incarcéré dans les cachots du commissariat provincial de police à Karuzi samedi dernier après une semaine de garde à vue dans les cachots du poste de police à Shombo. Il est accusé par des habitants de Shombo d’un vol à main armé en tenue policière ou militaire.Certaines autorités provinciales auraient ordonné son arrestation. La population de Shombo avait déjà jurée de se faire justice.
Nos sources dans cette localité du centre-est du Burundi, disent que Kismas Ndihokubwayo se passait pour un agent du service national des renseignements. Ainsi, il rançonnait les familles victimes des disparitions forcées. Kismas Ndihokubwayo disait qu’il connaît les lieux de détention des leurs et qu’il fallait lui donner de l’argent pour qu’il puisse négocier leur libération avant qu’ils ne soient tués. Les mêmes sources disent qu’il s’improvisait vérificateur des impôts et policier de roulage en malmenant les conducteurs de taxis motos.
Kismas Ndihokubwayo est également accusé d’exiger des amendes aux habitants de Shombo qu’il reprochait soit d’être des commerçants de la bière prohibée dite "rutuku" soit d’être en détention illégale d’armes. D’autres, il les accusait être des commerçants des médicaments illicites.
Les habitants de Shombo devraient payer la somme exigée par ce pseudo-policier. Les habitants de shombo victimes de ses actes demandent la poursuite judiciaire de ce professeur en même temps membre de la ligue des jeunes Imbonerakure. Ils craignent toutefois sa libération sans aucune forme de procès parce qu’il a de bonnes relations avec les responsables policiers de la région centre-est regroupant les provinces Gitega, Mwaro, Karuzi, Ruyigi et Cankuzo