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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le Général-Major Ndayirukiye assume ses actes au nom de la sauvegarde de l’Accord d’Arusha

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Cinquième comparution de sept des vingt-huit présumés putschistes ce lundi 4 janvier 2016 à GITEGA. Le Général-Major Cyrille NDAYIRUKIYE, présenté comme le numéro 2 du putsch, a plaidé coupable au nom de la sauvegarde des accords d’Arusha. Il a toutefois rejeté les accusations d’assassinats lors du putsch manqué et de destruction des biens.

fait partie des sept comparus ce lundi devant le siège composé des juges de la cour suprême, et l'audience a eu lieu dans la salle d'audience de la cour d'appel de GITEGA. Cyrille NDAYIRUKIYE a encore une fois réclamé la présence du chef d'Etat Major le Général Major Prime NIYONGABO, de l'ex ministre de la défense Général Major PONTIEN GACIYUBWENGE  et du Général Major Godefroid NIYOMBARE qui a lu la déclaration du  putsch manque. Il a réfuté deux autres accusations de tuer les gens et de détruire les  infrastructures et biens publics et prives.

 

Ce lund, 4 janvier 2016, c'est le premier groupe de huit présumés putschistes dans lequel se trouve le Général-Major Cyrille NDAYIRUKIYE qui a comparu. Mais sept parmi eux se sont présentés. Il s'agit du Général-major Cyrille NDAYIRUKIYE, du Général de Brigade Zénon NDABANEZE, du Général-major NIYUNGEKO Juvenal alias KIROHO, du capitaine BARIMBEREYIMANA Barnabin, du Colonel DARADANGWA Jean Bosco, du Major KAZUNGU Michel et du policier HAGABIMANA Richard. Le huitième,  le Major NTAHOMEREYE Nicaise n’ayant pas comparu car étant malade.

 

Parmi les sept, cinq ont été entendus par les juges de la Cour Suprême. Seuls KAZUNGU Michel et HAGABIMANA Richard n'ont pas été entendus faute de temps. Le siège a ainsi précisé qu'ils seront entendus ce mardi 5 janvier 2016 avant que le groupe des huit autres présumés ne comparaissent ce même mardi.

 

Ce lundi donc, pour cette cinquième audience publique, la cour avait désigné des avocats pour les présumés qui ont été interrogés devant la barre. Toutefois, à l’exception du capitaine BARIMBEREYIMANA Barnabin qui est assisté d’un avocat depuis sa première comparution, les quatre autres prévenus ont refusé les avocats désignés par la cour, car n'ayant pas été en contact  avec eux et n'ayant pas non plus consulté leurs dossiers. Ils se sont ainsi expliqués devant la barre sans assistance des avocats.

 

Le Général-major Cyrille NDAYIRUKIYE, présenté comme numéro 2 du putsch du 13 mai 2015, a dit au siège qu'il reconnaît avoir participé dans le putsch manqué  « pour sauver l'accord d'Arusha et la Constitution nationale qui étaient en train d'être violées et pour protéger la population tuée par la police lorsqu’elle manifestait contre le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA ». L’ancien Ministre de la Défense a même cité feu Nelson MANDELA, ancien Président sud-africain et ancien médiateur du conflit burundais : « l'accord d’Arusha est un fruit interdit ». Il a en outre réitéré sa demande de confrontation devant la barre avec l'ex-ministre de la défense le Lieutenant-Général Pontien GACIYUBWENGE, le chef d'Etat-major actuel le Général-Major Prime NIYONGABO et le Général-major Godefroid NIYOMBARE numéro 1 du putsch, car ils ont « tous ensemble préparé la déclaration de putsch lue par Godefroid NIYOMBARE le 13 mai 2015 » a conclu le Général-Major NDAYIRUKIYE.

 

NIYUNGEKO Juvenal surnommé KIROHO de même que  Zénon NDABANEZE ont également décidé d’assumer leur participation au putsch « pour défendre l'accord d'Arusha, la Constitution ainsi que la population qui était en train d'être tuée par la police ». Ils ont par contre rejeté les accusations portées contre eux par le ministère public selon lesquelles « les présumés ont tué des gens et ont détruit des infrastructures publics et privés », rejet également exprimé par Cyrille NDAYIRUKIYE.

 

Le Colonel Jean Bosco DARADANGWE a pour sa part déclaré aux juges qu'il a « quitté l'armée depuis longtemps » et qu’il « ne sait rien de ce putsch car n’ayant plus aucun intérêt dans l'armée ». Face à l'accusation du ministère  public qui a brandi un SMS écrit à l’un des co-accusés Cyrille NDAYIRUKIYE lors du putsch, le Colonel-médecin à la retraite a répondu que cela est « faux » et que même s’il en était ainsi, cela ne voudrait rien dire car c’est son « ami d'enfance ».

 

Les juges de la Cour Suprême ont remis à ce mercredi 6 janvier 2016 le réquisitoire pour les huit présumés putschistes entendus ce lundi 4 janvier et ceux qui seront devant la barre ce mardi 5 janvier 2016.

 

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