Vols de marchandises : les chauffeurs de camions interpellent les autorités sur l'insécurité des convois
Par: Rédaction
Les chauffeurs de camions assurant le transport de marchandises en provenance de l'étranger demandent aux autorités de renforcer la sécurité des convois et des cargaisons sur le territoire burundais. Ils dénoncent des vols récurrents de marchandises sur plusieurs axes routiers, une situation qui leur occasionne d'importantes pertes financières. Selon eux, ils sont souvent tenus pour responsables des marchandises dérobées et contraints d'en rembourser la valeur à leurs employeurs.
Les chauffeurs de camions transportant des marchandises en provenance de l'étranger affirment que les vols commencent dès la sortie du poste de l'OBR à Kobero. des installations de l'Office burundais des recettes (OBR) à Kobero. Selon eux, les formalités douanières se déroulent normalement, mais une fois les documents validés et les véhicules autorisés à poursuivre leur route, les cargaisons deviennent la cible de groupes de voleurs.
D'après ces chauffeurs, les malfaiteurs profitent des endroits où les camions ralentissent, notamment dans les montées et les descentes. Ils jettent des pierres sur les bâches, coupent les cadenas, ouvrent les conteneurs et emportent une partie des marchandises.
Les chauffeurs citent plusieurs endroits où ces vols se produisent régulièrement, notamment près de Metalusa, devant Protex, au niveau des dos d'âne, chez Sion, en montant vers Cotebu, près du rond-point du siège du parti, au rond-point de Roi Khaled, à Nyabagere, à Lumitel ainsi qu'après Iwabo w'Abantu. Selon eux, les auteurs de ces vols sont aussi bien des enfants que des adultes, parfois munis de machettes et d'autres outils.
Ils indiquent également que les chauffeurs qui tentent d'empêcher ces vols sont attaqués à coups de pierres.
Selon ces transporteurs, cette situation dure depuis près de quatre ans. Ils affirment que lorsque des marchandises sont dérobées, c'est le chauffeur qui est tenu pour responsable et qui doit rembourser à son employeur une somme pouvant atteindre 2 500 dollars américains. Ils estiment que cette situation les empêche aujourd'hui de subvenir aux besoins de leurs familles.
Les chauffeurs disent avoir déjà saisi l'Office burundais des recettes de cette préoccupation. Selon eux, cet office leur répond qu'il est chargé de la perception des taxes et non de la sécurité des convois. Ils déplorent qu'aucune mesure n'ait été prise pour sécuriser les zones où ces vols sont régulièrement signalés.
Ils demandent aux autorités chargées de la sécurité de prendre des mesures afin de mettre fin à ces vols récurrents de marchandises.

