Le DCE Nyanza-Lac accusé de couvrir un enseignant présumé violeur

Les parents et enseignants du Lycée communal Shalom de la commune Nyanza-Lac en province Makamba s’inquiètent de l’inaction des autorités éducatives de cette commune face au harcèlement et viol commis par certains éducateurs à l’endroit de leurs élèves. Le cas le plus illustratif est celui d’un enseignant attrapé en train d’abuser sexuellement une de ses élèves. Pourtant, cet éducateur vaque toujours à ses occupations car il n’ a passé en prison que le temps de la rosée.

L’incident s’est passé vers la fin du mois de mars. Les élèves se préparaient à passer les examens du deuxième trimestre. Ce jour-là, 3 jeunes filles révisaient dans leur chambres qu’elles louent tout près de leur école. Selon des sources sur place, un des enseignants du nom de Bonne Année s’est invitée dans l’une des chambres occupée par une élève de la 1ère scientifique. Les mêmes sources font savoir que l’enseignant en question s’était muni d’un couteau pour contraindre la jeune fille à coucher avec lui.

‘’ ça faisait un certain temps que cet enseignant harcelait cette élève, mais cette dernière a toujours repoussé ses avances. Il y a une année, il travaillait comme agent de renseignement avant d’être embauché comme professeur. Pour intimider la jeune fille, il a mis son ancienne uniforme. Il a aussi pris un couteau avec lui. Quand les 2 collocataires de la jeune fille ont entendu leur amie crier, elles sont passées par la fenêtre pour aller demander de l’aide. L’enseignant fut arreté, mais il a par après été relâche après avoir donné un pot de vin de 100 mille francs burundais.’’ Témoigne un des parents.

Selon notre source au lycée communal Shalom de Nyanza-lac, cet enseignant a reconnu les faits. Paradoxalement, son séjour en prison n’a duré qu’un laps de temps à la grande stupefaction des parents et enseignants. ‘’ Il a reconnu le crime lui reproché et a demandé pardon. Mais les parents de la victime ont maintenu leur plainte. Pourtant, une semaine après, le DCE a plaider en la faveur de l’enseignant et l’a tout de suite réintégrer dans ses fonctions. Nous avons tous été surpris et choqués.’’

Pour le moment, les parents de la victime ne savent plus à quel Saint se vouer. Quant à leur fille, elle a tout simplement opté d’abandonner l’école car elle n’avait pas la force d’affronter son professeur.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre le Directeur Communal de l’Enseignement à Nyanza-Lac pour plus d’éclaircissements.