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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

La Tanzanie décidée à rapatrier de force les burundais réfugiés sur son sol

Peur panique au sein des réfugiés burundais du camp de Nduta en Tanzanie qui craignent un probable rapatriement forcé. Et pour cause, ils ont été dispersés ce jeudi par la police tanzanienne alors qu’ils faisaient la queue pour recevoir leur ration mensuelle. Ce qu’ils ont interprété comme étant une stratégie de les contraindre à rentrer.

C’est ce mercredi qu’a débuté la distribution des vivres aux réfugiés burundais du camp de Nduta en Tanzanie.

Mais paradoxalement, ceux qui s’étaient présentés pour réceptionner leur ration se sont vus chassés par le responsable du camp, accompagné par des agents de la police tanzanienne, arguant  que le stock était vide.

« Des véhicules qui amenaient du riz sont venus ce mercredi 19 Août, mais un seul a été autorisé à entrer. Ceux qui devaient avoir la ration ce jeudi ont été chassés et on leur a dit qu’il n’y avait pas de nourriture. Vous comprenez que la situation est très compliquée. » Témoigne un des réfugiés.

Pour le moment, grande est l’inquiétude au sein des réfugiés qui craignent que ce ne soit une nouvelle stratégie de les contraindre à rentrer. « Tout le monde est en alerte ici au camp. S’ils commencent à nous priver de la ration, nous craignons d’être chassés, voire battus. »

Six camions remplis de vivres sont garés depuis une semaine derrière le camp à l’endroit communément appelé Compound et se sont vus refuser l’accès à l’intérieur du camp.

Et, même si le gouvernement tanzanien ne cesse de dire qu’il ne fera pas recours à la force pour contraindre ces burundais à se rapatrier, les discours prononcés par diverses autorités de ce pays laissent croire le contraire. Le cas le plus illustratif est celui de ce lundi 17 Août où le ministre tanzanien de l’intérieur, en visite dans les camps de réfugiés. Ce jour-là, il a clairement fait savoir qu’ils ne voulaient plus d’eux. « Nous devons négocier leur rapatriement et s’il advient que nous nous heurtons à des divergences, nous allons essayer de trouver une solution commune et prendre une décision. Sinon, avec 400 réfugiés qui rentrent par semaine, il nous sera très difficile de les rapatrier tous. Ce qui est inévitable et indiscutable c’est qu’ils doivent retourner chez eux. »

Pourtant, le ministre Georges Simbachawene reconnait que son gouvernement n’a pas le droit de rapatrier de force ces burundais. Ce qui ne l’a pourtant pas empêché de réaffirmer la volonté du gouvernement tanzanien de les rapatrier, coûte que coûte. « Nous savons très bien que nous ne pouvons pas les rapatrier de force. Mais le rapatriement volontaire est vraiment difficile car ici ils reçoivent tout ce dont ils ont besoin. Il est donc très difficile de les convaincre de rentrer car ils savent bien qu’ils auront une vie difficile une fois chez eux. »

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