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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Kidnappés par les policiers tanzaniens, 7 réfugiés burundais se retrouvent dans les cachots de leur pays d’origine

Ils s’étaient réfugiés dans les camps de Mtendeli et Nduta en Tanzanie depuis le début de la crise de 2015. Enlevés par la police tanzanienne au mois de juillet 2020, ces 7 réfugiés sont aujourd’hui incarcérés dans deux prisons du Burundi.

Visiblement fatigués, la plupart des réfugiés enlevés puis conduits de force au Burundi ont des plaies sur le corps selon les témoins qui les ont vus en prison. Selon les mêmes sources, 3 d’entre eux ont été conduits ce mardi dans la prison de Bubanza et 4 autres dans la prison de Muramvya. Tous les 7 venaient de passer 10 jours dans les cachots des services secrets burundais dans la ville de Bujumbura. Cinq parmi eux ont été enlevés par les policiers tanzaniens dans le camp des réfugiés de Mtendeli dans la nuit du 22 juillet. C’est notamment Félix Cimpaye, Anaclet Nkunzimana, Saidi Rwasa, Révocatus Ndayishimiye et Radjabu Ndizeye. Nos sources indiquent que ce jour-là, la police tanzanienne a également enlevé un certain Emmanuel Kazigama, un réfugié qui venait de passer plus de 2 semaines dans le cachot de la police dans le même camp de Mtendeli. Lorsqu’il urinait, ce réfugié libérait du sang suite aux coups encaissés dans ce cachot de la police à Mtendeli. Les mêmes informations révèlent que tous les 6 réfugiés ont été conduits dans un cachot à Kibondo, l’un des districts de la région de Kigoma. Le 7ème détenu de Kibondo est venu du camp des réfugiés de Nduta selon les mêmes sources qui n’ont pas pu l’identifier. Tous les 7 réfugiés burundais ont été détenus à Kibondo pendant 23 jours. ‘’On leur donnait une petite quantité de nourriture d’une manière irrégulière juste pour les garder en vie, semble-t-il. Et l’eau c’était un privilège pour eux’’, raconte notre source qui indique que les 7 burundais étaient régulièrement passés à tabac dans la prison de Kibondo.

Pendant ce temps, les responsables du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Mtendeli tranquillisaient les familles des personnes enlevées. ‘’Les hauts cadres du HCR nous ont dit qu’ils étaient en train de mener des enquêtes et que nous devrions espérer que les nôtres étaient vivants’’, a rapporté l’un des réfugiés qui avaient été convoqués par les représentants de cette agence onusienne. De son côté, le chef de la police dans la région de Kigoma Martin Otienno précisait que les réfugiés ‘’arrêtés’’ étaient en train d’être interrogés. ‘’Lorsqu’une personne est détenue dans une station de police, cela signifie qu’il y a une infraction qui lui est reprochée. Elle est arrêtée pour être interrogée’’, nous avait répondu l’officier de police Martin Otienno en date du 30 juillet 2020, une semaine après l’enlèvement des réfugiés de Mtendeli.

Après 23 jours de détention à Kibondo, tous les 7 réfugiés burundais ont été conduits au Burundi par la police tanzanienne. Ils les ont remis aux agents du service national de renseignement du Burundi. Aujourd’hui, nos sources dans les prisons de Bubanza et Muramvya indiquent que ces 7 burundais semblent avoir été torturés physiquement et psychologiquement.

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