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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Incendies dans les marchés et bâtiments commerciaux : Ndayishimiye dénonce ceux qui se réjouissent du malheur des victimes

Par: Digne Karondo

Alors que plusieurs marchés et bâtiments commerciaux ont été ravagés ces derniers jours par des incendies, le président de la République, Évariste Ndayishimiye, estime qu’il est prématuré d’en déterminer les causes sans mener des enquêtes approfondies. Lors d’une réunion du Conseil national de sécurité tenue ce jeudi 27 août, il a également accusé certaines personnes de se réjouir des malheurs des victimes et d’œuvrer pour que le pays sombre dans le chaos.

Lors de cette réunion consacrée à l’examen des causes des incendies qui ont récemment touché plusieurs marchés et bâtiments commerciaux, Évariste Ndayishimiye a souligné la difficulté d’établir l’origine de ces sinistres et d’identifier leurs auteurs sans investigations approfondies.

« Depuis plusieurs jours, nous assistons à une série d’incendies dont l’origine et les auteurs restent difficiles à déterminer. Ces incendies surviennent notamment dans des lieux très fréquentés, ce qui ne permet pas d’identifier immédiatement celui qui a pu les provoquer, ni d’en connaître les causes. Dans une telle situation, les autorités du pays doivent prendre le temps d’écouter les différentes parties et d’examiner toutes les hypothèses avant de tirer des conclusions. »

Le président de la République a également évoqué la situation des personnes ayant perdu leurs biens dans ces incendies. Selon lui, alors que certains expriment leur compassion envers les victimes, d’autres se réjouissent de leurs malheurs.

« Nous entendons aujourd’hui la douleur de ceux qui ont tout perdu dans ces incendies, mais nous entendons aussi des personnes qui se réjouissent de leur malheur. C’est surprenant car, depuis la création du Burundi, nous n’avions jamais entendu un Burundais se réjouir de voir son compatriote perdre ses biens. Cela montre qu’il existe encore au Burundi des personnes animées par la haine envers leur pays. Je dirais que ces personnes-là font partie de ceux qui ont l’âme morte mais qui marchent encore », a-t-il déclaré.

Évariste Ndayishimiye estime par ailleurs que certaines des personnes qui se réjouissent aujourd’hui des pertes causées par ces incendies sont les mêmes que celles qu’il accuse d’avoir plongé le pays dans la crise de 2015. Selon lui, elles souhaitent encore voir le Burundi sombrer dans le chaos.

« En cette période où nous assistons à ces incendies et entendons certains se réjouir de notre malheur, nous nous demandons pourquoi ils se réjouissent de nos difficultés. Nous constatons qu’il s’agit souvent des mêmes personnes qui nous ont conduits dans la crise en 2015 et qui, aujourd’hui encore, semblent souhaiter voir le pays sombrer dans le chaos. Nous, au contraire, rêvons d’un Burundi qui se relève, qui se développe et qui sorte de l’abîme. Nous nous interrogeons donc sur les raisons qui les poussent à agir ainsi. »

Le chef de l’État affirme voir dans cette attitude une forme de jalousie face à ce qu’il décrit comme l’amour des autorités envers la population et la solidarité entre les Burundais et leurs dirigeants.

« Nous constatons clairement qu’il s’agit d’une forme de jalousie face à l’amour que les autorités du pays portent à leur peuple. Vous savez, lorsqu’une personne est solidement attachée à ses acquis, elle ne peut pas facilement agir de manière inconsidérée, car elle risquerait de perdre ce qu’elle possède. Aujourd’hui, les Burundais ont beaucoup à perdre et c’est justement pour cette raison que ceux qui cherchent à nuire au Burundi ont de plus en plus de mal à trouver des personnes à manipuler. »

Selon Évariste Ndayishimiye, ceux qui se réjouissent des difficultés rencontrées par la population sont jaloux de la relation et de la solidarité qu’il estime exister entre les autorités et le peuple.

« S’il y a donc une raison qui explique la joie de certains face aux malheurs de la population, c’est qu’ils sont jaloux de cet amour et de cette solidarité qui existent entre le peuple et les autorités du pays. Nous devons comprendre que cette relation ressemble à l’histoire de Joseph, aimé par son père mais détesté par ses frères. De la même manière, la cohésion et l’entente entre les Burundais et leurs dirigeants peuvent susciter la jalousie de certains, au point qu’ils se réjouissent lorsque le peuple traverse des moments difficiles », a conclu le président de la République.

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