Les burundais réfugiés à Nduta privés de soins de santé

Les réfugiés burundais du camp de Nduta disent avoir ces derniers temps du mal à avoir accès aux soins de santé. Ils indiquent que l’accueil leur réservé par le personnel soignant d’origine tanzanienne laisse à désirer. Ce qui fait qu’ils retournent chez eux sans avoir bénéficié d’aucun soin. D’où ils commencent à recourir aux tradi-praticiens.

Les réfugiés burundais du camp de Nduta indiquent qu’il ne leur est pas facile de se faire soigner ces derniers jours. Ils font savoir que les docteurs et les infirmiers d’origine tanzanienne ne leur procurent des soins que quand ils se sentent surveillés. ‘’ Les docteurs et les infirmiers tanzaniens n’accueillent pas convenablement les réfugiés burundais, que ce soit au niveau des centres de santé ou des hôpitaux. La seule fois où ils affichent un esprit d’accueil aux réfugiés burundais c’est lorsqu’il y a des membres du personnel soignant d’origine burundaise qui sont présents. Les réfugiés vivent une vie dure et courent beaucoup de risques.’’

C’est une pratique qui s’observe également en dehors du camp. Ces réfugiés révèlent que même s’ils sont transférés vers d’autres hôpitaux, ils sont egalement négligés. ‘’ Il arrive que des femmes enceintes soient transférées en dehors du camp comme à l’hôpital de Kibondo. Une fois sur place, elles souffrent le martyr car on ne leur prête pas attention. Celles qui accouchent par césarienne sont les plus à plaindre car elles ne reçoivent même pas les soins appropriés. C’est vraiment inhumain.’’ S’indigne un buundais réfugié au camp de Nduta.

Ces réfugiés burundais d’ajouter que cette négligence à laquelle ils font face pousse certains d’entre eux à s’adonner aux prières et ou à consulter les tradi-praticiens. Des pratiques qui ne sont pas sans conséquences vu qu’ il y en a qui finissent par mourir. D’où ces réfugiés demandent au gouvernement tanzanien et au HCR de leur venir en aide et de mettre fin à cette situation qu’ils considèrent comme une persécution visant à les contraindre à se rappatrier de force.