Manque de chéquiers à la Bancobu depuis près de 3 mois

Carence de carnets de chèque au sein de la banque BANCOBU depuis plus de deux mois. Cette pénurie serait due à l’inaccessibilité du papier utilisé dans la confection de ces carnets, et ce suite à la pandémie du coronavirus qui ne permet pas son importation. Aujourd’hui, les clients de cette Banque demandent que le prix des reçus qu’ils utilisent pour retirer de l’argent soit revu à la baisse en attendant que ce problème soit levé.

Depuis près de deux mois, les détenteurs de comptes à la BANCOBU ont du mal à effectuer des retraits faute de chéquiers. Ces derniers étant épuisés, ils n’arrivent à se procurer des neufs.

La RPA a pu s’entretenir avec ceux de Gitega et de Bujumbura. Ils convergent tous sur le fait que les stocks sont épuisés, du moins selon les réponses leur fournies par les responsables des branches de cette Banque. Certains ont introduit leurs demandes depuis 3 mois, mais en vain.

Les informations en provenance de ladite Banque font savoir qu’ils ne sont plus à mesure de confectionner ces chéquiers. Et pour cause, le papier utilisé dans l’impression de ces carnets provient de l’étranger et n’est donc plus disponible. Cela pour la simple raison que les trafics entre pays sont limités à cause du Coronavirus.

Pour le moment, ceux qui peuvent encore retirer librement leur argent sont ceux qui utilisent des cartes électroniques, mais ils sont malheureusement peu nombreux.

Mas, en attendant que ces carnets de chèques soient de nouveau disponibles, les retraits se font sur des reçus de la Banque. Même si cela les soulage un peu, l’utilisation de ces reçus n’est pas sans inconvénients. En effet, étant à usage personnel, les propriétaires de comptes ne peuvent pas envoyer quelqu’un pour retirer de l’argent sur leurs comptes, notamment en cas d’empêchement du titulaire.

L’autre désagrément relevé concerne le coût de ces reçus qui est de 3 000, un coût jugé très exorbitant alors qu’ils ne s’en servent qu’une seule fois. D’où les clients de la BANCOBU demandent qu’ils soient revus à la baisse car, disent-ils, ils ne pas responsables de cette carence.