Ces lamentations des commerçants du marché de Musaga sont principalement basées sur les inégalités des dimensions de stands et l’argent qu’ils doivent payer pour avoir un stand.
La société qui a gagné le marché de réhabilitation se mêle dans la gestion de ce marché en obligeant des sommes exorbitantes aux bénéficiaires de stands. « Ils ont créé une nouvelle société pour la réhabilitation du marché. Ladite société exige des sommes énormes. Un petit stand coûte 690.000 franc burundais. Pour les étalages de légumes, ils nous obligent à payer 270.000 franc burundais. » Se lamente un des commerçants.
Le 15 juillet prochain, c’est la date butoir fixée par la société de réhabilitation pour payer cet argent. Au cas contraire, ils seront chassés de leurs stands, selon notre source. « Les dirigeants de cette société de construction nous ont dit que celui qui n’aura pas payé le 15 Juillet sera chassé. Avant de nous délocaliser, ils disaient qu’ils voulaient réhabiliter le marché. Ça nous fait tellement mal. »
Le favoritisme caractérise l’octroi de stands au marché de Musaga. Certains commerçants disent que la plupart des stands a été offerte aux gens qui ont des liens de parentés avec les responsables de cette société de construction. « Ils ont fait louer les places aux membres de leurs familles et travailleurs de la mairie pour 250.0000 franc burundais. Ces derniers vendent ces stands pour 8 millions de francs. Mais en principe, un bien de l’état ne peut ni se vendre ni être loué. Ces dirigeants s’en ont procuré alors que les autres n’ont pas où ranger leurs marchandises. C’est inadmissible. »
Pour le moment, le maire de la ville de Bujumbura Freddy MBONIMPA ne s’est pas encore exprimé sur les lamentations et les irrégularités soulevées par ces commerçants.