Prison centrale de Gitega : les détenus alertent sur le manque de haricots
Par: Elvis Niyomwungere
Les détenus de la prison centrale de Gitega tirent la sonnette d’alarme face au manque de haricots. Cette pénurie complique leur alimentation, particulièrement pour les prisonniers qui n’ont pas les moyens de se procurer un accompagnement à la farine distribuée.
À la prison centrale de Gitega, les détenus affirment que les haricots sont devenus rares dans les repas qui leur sont servis. Ils indiquent avoir reçu des haricots pour la dernière fois vendredi 28 août, tandis qu’une semaine s’écoule difficilement sans connaître une rupture de cet aliment.
La farine distribuée aux prisonniers est ainsi consommée de différentes manières selon leurs moyens. Ceux qui disposent d’argent achètent des légumes ou d’autres aliments pour préparer une sauce destinée à accompagner la pâte de farine. Les détenus les plus démunis, eux, sont contraints de la manger sans aucun accompagnement.
Cette situation affecte particulièrement les prisonniers qui ne disposent pas de ressources financières ou qui n’ont personne à l’extérieur pour leur apporter de la nourriture. Certains détenus souffrent également de maladies chroniques, ce qui rend le manque de nourriture particulièrement préoccupant pour leur santé.
Les prisonniers de la prison centrale de Gitega demandent aux autorités compétentes d’intervenir avant que cette pénurie alimentaire ne fasse des victimes.

