Première phase du rapatriement : plus de 500 réfugiés congolais quittent Busuma pour la RDC
Par: Balthazar Miburo
Plus de 500 réfugiés congolais du camp de Busuma, dans la province de Buhumuza, ont été rapatriés ce jeudi 23 avril vers la République démocratique du Congo dans une opération organisée par le HCR, avec l’appui des gouvernements burundais et congolais. Chaque réfugié a reçu une aide financière pour faciliter son retour.
Il était environ 10 heures ce jeudi 23 avril lorsque des réfugiés congolais, remplis de joie, ont quitté le camp de Busuma pour regagner leur pays. Au total, 20 bus étaient alignés, suivis de camions transportant leurs bagages.
L’un des rapatriés a exprimé sa satisfaction de rentrer après avoir passé plusieurs mois dans des conditions difficiles dans le camp. « Nous sommes très heureux de rentrer chez nous grâce au HCR et au gouvernement du Burundi. Nous avons vécu dans ce camp dans des conditions difficiles : les maladies et les décès y étaient nombreux. Nous avons beaucoup souffert, et les enfants n’allaient pas à l’école. Malgré toutes ces difficultés, aujourd’hui nous ressentons une joie immense. »
Un autre réfugié a affirmé préférer mourir dans son pays plutôt qu’au Burundi, dénonçant des mauvais traitements, notamment de la part de certains jeunes Imbonerakure. « Laissez-nous rentrer, nous préférons mourir chez nous, car il n’existe aucun pays où l’on ne meurt pas. Franchement, au Burundi, nous avons été très mal traités. Lorsqu’une personne tombait malade, on ne lui donnait que du paracétamol. Si quelqu’un tentait de partir ailleurs, après avoir fait un trajet, les Imbonerakure l’arrêtaient et le ramenaient de force au camp. »
Avant leur départ, chaque réfugié a reçu une somme de 80 000 francs burundais pour l’aider pendant le voyage, le reste devant leur être remis une fois arrivés en République démocratique du Congo. La semaine prochaine, environ 1 000 autres réfugiés vont être rapatriés.
Ces réfugiés avaient commencé à fuir la province du Sud-Kivu au début de l’année 2025, fuyant l’insécurité dans cette région de l’est de la République démocratique du Congo.

