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Butanyerera : la flambée du charbon de bois inquiète les commerçants et les ménages

Butanyerera : la flambée du charbon de bois inquiète les commerçants et les ménages

Par: Innocent Valentin Singirankabo

En trois mois seulement, le prix du sac de charbon de bois a bondi de 30 000 francs burundais dans les principales villes de la province de Butanyerera. Vendeurs et producteurs pointent la rareté du bois et la distance croissante des zones d’exploitation.

Les habitants de Ngozi, Kayanza et Kirundo voient grimper le coût du charbon de bois à un rythme inédit. En quelques semaines, le prix du sac a augmenté de près d’un tiers, atteignant jusqu’à 100 000 francs dans certaines localités. Une hausse qui pèse lourd sur les ménages, dépendants du charbon pour la cuisson quotidienne.

Selon les commerçants, cette flambée trouve son origine dans la rareté du bois. Les forêts, jadis accessibles, sont désormais exploitées à plusieurs kilomètres des zones de production. Dans les collines de Mukinya, ou encore dans les zones de Muruta et Rwegura, le bois devient difficile à trouver et coûteux à transporter. Le prix du stère, vendu autour de 20 000 francs l’an dernier, se négocie aujourd’hui entre 40 000 et 50 000 francs.

Les producteurs, souvent eux-mêmes commerçants, acheminent le charbon depuis les communes de Gahombo, Matongo, Muruta, Kabarore, Busiga, Tangara, Muhanga, Marangara, Kiremba, Busoni et Gitobe vers les centres urbains. À chaque étape, les dépenses de transport et les taxes locales alourdissent le prix final.

Cette pénurie de bois s’aggrave aussi sous l’effet d’une reconversion agricole : de plus en plus de terrains forestiers sont défrichés pour la culture de l’avocat. Une tendance qui menace l’équilibre écologique et accentue la pression sur les forêts.

Les commerçants redoutent une nouvelle hausse dans les mois à venir. Certains estiment que le sac de charbon pourrait atteindre 150 000 francs avant juillet, surtout en saison sèche où la demande explose. Ils appellent le gouvernement à réagir, notamment par la mise en œuvre d’une politique de reboisement et une gestion plus rigoureuse des ressources forestières.

Contacté à ce sujet, Adelin Niyonsaba, responsable provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage à Butanyerera, n’a pas souhaité commenter la situation.

 

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