7 avril : le monde se recueille en mémoire du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda
Par: Elode Divin Remesha
Chaque 7 avril, le Rwanda et la communauté internationale marquent la Journée internationale de réflexion sur le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Instaurée par l’ONU en 2003, cette date ouvre aussi, au Rwanda, la période de commémoration appelée Kwibuka.
Ce 7 avril, le monde se souvient du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, dont la Journée internationale de réflexion a été instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2003. La date correspond au début, en 1994, de l’une des pires tragédies du XXe siècle, au cours de laquelle plus d’un million de personnes ont été tuées en une centaine de jours.
Au-delà du Rwanda, cette journée est devenue un moment de mémoire universelle, dédié aux victimes et aux survivants, mais aussi à la réflexion sur les mécanismes qui mènent aux violences de masse. En 2018, l’ONU a d’ailleurs précisé l’intitulé officiel de cette commémoration, désormais appelée « Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda ».
Dans son message publié à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, rappelle que le devoir de mémoire doit s’accompagner d’une vigilance active. « Commémorer les morts ne suffit pas. Nous devons tirer les leçons des échecs du passé et protéger les vivants, en rejetant la haine, les propos incendiaires et l’incitation à la violence », souligne-t-il en appelant les États et les sociétés à lutter fermement contre la montée des discours de haine.
Les Nations Unies rappellent que les messages de haine, la désinformation et l’incitation à la violence constituent des signaux d’alerte qui peuvent, s’ils ne sont pas contrés, conduire à de nouvelles tragédies. Pour l’Organisation, la prévention passe notamment par l’éducation, la promotion des droits humains et la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes de masse.
Au Rwanda, le 7 avril marque également le début de la période de Kwibuka, qui signifie « se souvenir » en kinyarwanda. Pendant cent jours, à l’image de la durée du génocide, le pays organise des cérémonies officielles, des veillées, des témoignages de survivants et des activités de sensibilisation, afin d’honorer la mémoire des victimes et de renforcer le message du « plus jamais ça ».

