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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les organisations de la société civile s’adressent au Président Ndayishimiye pour réclamer un dialogue inclusif

La réhabilitation des victimes du troisième mandat illégal, le respect d'un Etat de droit et le retour à la Constitution de 2005 font partie des revendications d'une vingtaine d'organisations et coalitions de la société civile burundaise. Ce lundi 17 octobre 2022, ces organisations ont adressé une correspondance au président du sommet des chefs d'Etats de l'EAC.

 C'est à Evariste Ndayishimiye, président du sommet des chefs d'Etats de l'East African Community (EAC), que les organisations de la société civile burundaise ont écrit pour réclamer un dialogue inclusif. Ce dialogue piloté par la Communauté Est-Africaine aboutirait, selon ces organisations, au retour sûr et digne au Burundi des centaines de milliers de réfugiés. Ce dialogue franc et sincère permettrait aussi de réhabiliter les défenseurs de la légalité constitutionnelle qui ont été injustement victimes de la diabolisation, de procès politiques téléguidés, de spoliations de biens et de mandats d’arrêts qui ne sont exécutés par aucun pays au monde.

Le président Evariste Ndayishimiye le ferait pour mettre en application l'arrêt rendu par la cour de justice de l'EAC. L'arrêt selon lequel le troisième mandat de son prédécesseur Pierre Nkurunziza a violé l'accord d'Arusha, la Constitution et le traité de la communauté est-africaine.

Ces organisations rappellent qu'au cours de ce troisième mandat illégal, les forces de l’ordre du Burundi se sont jointes à la milice Imbonerakure, affiliée au parti au pouvoir, pour opérer une répression sanglante qui a contraint des centaines de milliers de Burundais à fuir le pays. Tandis que de milliers d’autres ont été tués, portés disparus ou emprisonnés arbitrairement.

Comme la cour de justice de l'EAC reconnaît que l’Accord d’Arusha est une pierre angulaire de la législation constitutionnelle burundaise et qu’il doit être respecté, il s’impose d’organiser, selon ces organisations, un retour à la Constitution de 2005 qui protégeait les minorités tant politiques qu’ethniques. Surtout que cette constitution votée dans un contexte de répression des opposants politiques, est le fruit des institutions illégales.

Ces organisations recommandent aussi la réouverture des médias indépendants contraints à l’exil, la levée des interdictions des activités des organisations de la société civile radiées ou suspendues ainsi que la réouverture de l’espace politique qui permettrait aux partis politiques de l’opposition disloqués par le pouvoir en place de travailler librement au Burundi. Elles revendiquent également l’annulation des procès politiques fantaisistes visant à proscrire les libertés civiles des défenseurs de la légalité constitutionnelle de 2015 ainsi que la spoliation de leurs biens, la levée des mandats d’arrêt internationaux contre les membres de la Société Civile, des journalistes et des membres des partis politiques d’opposition en exil.

Ces organisations n’ont pas oublié de réclamer la libération la plus immédiate possible et inconditionnelle des personnes arbitrairement détenues à cause du troisième mandat illégal de 2015, y compris celles qui sont détenues au secret et celles impliquées dans le putsch manqué de 2015, tout en garantissant leur intégrité physique.

Ces organisations demandent aussi aux partenaires du Burundi en général et les garants de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation en particulier, de jouer un rôle important dans la résolution de la crise burundaise qui dure déjà plus de sept ans.

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