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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des Burundais privés de leurs droits pour avoir refusé de donner leurs contributions au parti CNDD-FDD

Des Burundais privés de leurs droits pour avoir refusé de donner leurs contributions au parti CNDD-FDD

Les commerçants, tout comme les  simples citoyens, vivent une situation effroyable depuis quelques jours. A l’origine, les membres du parti CNDD-FDD, et surtout les jeunes miliciens de ce parti au pouvoir, leur contraint à contribuer pour les prochaines élections. Ces militants vont même jusqu’à priver ceux qui s’y soustraient de certains de leurs droits, ceux fondamentaux y compris.

Les commerçants du marché de COTEBU situé en commune Ntahangwa de ma Mairie de Bujumbura viennent de passer quatre jours à jouer au chat et à la souris. Et pour cause, depuis  ce lundi 26 août 2024, certains imbonerakure et responsables du parti CNDD-FDD dans le quartier de Ntahangwa sillonnent leur marché dans le but de collecter  de l’argent soi-disant destiné aux prochaines élections. ‘’ Chaque propriétaire  d’une échoppe, militant du parti au pouvoir ou pas, doit obligatoirement payer une somme de 100 mille francs burundais. C’est vraiment grotesque.’’ Se désole un des commerçants de la place qui regrette que ceux qui ne s’y conforment pas sont menacés de voir leurs stands fermés. ‘’C’est absolument lamentable de voir  tous les commerçants du marché de COTEBU, sans distinction aucune, obligés de payer ce si grand montant, qu’ils soient membres ou non du parti CNDD-FDD. Ils viennent avec beaucoup d’intimidations et menacent même  de fermer les échoppes de ceux qui ne s’exécutent pas, en les qualifiant  d’opposants. S’ils trouvent que ton échoppe est fermée, ils attendent que tu ouvres. N’est-ce-pas franchement injuste ?’’ Regrette un des commerçants.                  

 En province Ngozi, l’accès aux robinets publics et aux marchés est quelques fois conditionné par la présentation d’un reçu de versement de ces fameuses contributions.

Très tôt le matin de ce jeudi 29 août, toutes les collines de la commune Kiremba étaient quadrillées par des  imbonerakure. Personne ne pouvait  se rendre aux puits ou aller puiser de l’eau sur les robinets publics que dans  les vallées sans montrer la preuve de son paiement. Même les maçons n’ont pas été épargnés. ‘’Depuis 6 h du matin, personne n’avait le droit d’aller  puiser  sur les bornes fontaines publiques ou même  dans les vallées sans présenter de reçus attestant qu’elle a contribué. Les  maçons ont même été empêchés de travailler. Les routes étaient quasi  désertes. Dans toute la commune de Kiremba, aucune boutique ne pouvait ouvrir sans la permission de ces membres du parti CNDD-FDD. Et ces autorisations étaient conditionnées par le versement de  10 à 20 mille francs burundais. Quant aux propriétaires de dépôts BRARUDI, la contribution était de 50 mille francs burundais chacun.’’ S’est indigné cet habitant de Kiremba qui qualifie cette contribution de vol vu qu’aucune couche de la population n’a été épargnée.  ‘’ Par ménage, le mari paie  3 mille francs burundais, la femme de même, tout comme les enfants adultes. Pourtant, en commune Gashikanwa, un enfant adulte contribue à hauteur de mille francs, la femme cotise 2 mille francs, idem pour le mari. Ce qui veut dire qu’à Gashikanwa, une famille ayant un seul enfant adulte paie 5 mille francs alors que chez nous à Kiremba, le montant s’élève à 9 000 francs. ‘’

En commune Busiga de la même province de Ngozi, ce sont les administratifs qui donnaient le ton. Là-bas, le moyen de pression trouvé était d’empêcher les gens à faire leurs courses au marché. ‘’C’est vraiment honteux. Au marché de Mparamirundi, le chef de colline nommé   Dieudonné Nshimirimana et le responsable du parti CNDD-FDD du nom de Zacharie dirigeaient cette opération de collecte d’argent. Dehors, les  imbonerakure montaient la garde. Pour  avoir le droit d’entrer, tu devais  payer une somme  de mille francs burundais.  ‘’ Fulmine ce cultivateur qui demande à ce que ces contributions forcées soient bannies une fois pour toutes, surtout qu’ils ont déjà du mal à joindre les deux bouts du mois.

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