Cibitoke : des habitants de Mparambo dénoncent des travaux communautaires imposés deux fois par semaine
Par: Génèrose Niyonkuru
Les habitants de la colline Mparambo, située dans la zone Rugombo de la commune Cibitoke, en province de Bujumbura, dénoncent une mesure imposée par les autorités administratives locales les obligeant à participer aux travaux communautaires deux fois par semaine. Selon eux, cette décision perturbe leurs activités économiques et de développement. Ils indiquent également que des amendes sont infligées aux personnes qui ne respectent pas cette obligation.
Depuis quelques jours, les habitants de la colline Mparambo affirment être contraints de participer aux travaux communautaires chaque lundi et jeudi. Selon des témoignages recueillis sur place, ces activités sont supervisées par les autorités collinaires, celles de la zone ainsi que des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir.
Les habitants disent ne jamais avoir reçu d’explication sur cette décision alors qu’ils étaient habitués à voir les travaux communautaires organisés le samedi. Un habitant estime que cette situation inquiète particulièrement la population en raison des conséquences sur les activités quotidiennes.
« Ces travaux communautaires qu’on nous impose deux fois par semaine nous inquiètent parce qu’ils perturbent les activités de la population, notamment celles des petits commerçants qui vivent du commerce quotidien. Si cette mesure est réellement officielle, les autorités devraient d’abord en informer clairement la population à travers les responsables des zones, des communes et des provinces, afin que tout le monde soit au courant et puisse s’organiser », témoigne un habitant de la localité.
Selon un autre habitant, l’organisation de ces travaux communautaires pendant les jours ouvrables entraîne d’importantes pertes pour la population. Plusieurs activités économiques restent paralysées durant cette période.
« Le marché de Rugombo reste fermé. Les boutiques ferment également. Seules les banques et les pharmacies restent ouvertes. Pourtant, certaines personnes qui vont travailler pendant cette période reçoivent des amendes de cinquante mille ou même cent mille francs burundais, avec quittance à l’appui », ajoute cette source.
Les habitants dénoncent également les sanctions infligées à toute personne qui ne participe pas à ces travaux communautaires. Selon eux, les amendes imposées dépassent parfois cinquante mille francs burundais.

