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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Makamba : Les parents des élèves contestent une mesure qui « ouvre les portes à la débauche »

Makamba : Les parents des élèves contestent une mesure qui « ouvre les portes à la débauche »

Les parents et éducateurs de la province Makamba se disent très inquiets de la
récente mesure prise par la direction provinciale de l’éducation. La mesure
oblige les élèves à rester à l’école jusqu’à 20 heures. Selon les parents, non
seulement, cette mesure fait régresser leurs enfants, mais elle risque
également de les entraîner dans la dépravation.
Cette mesure contraignant les élèves à rester en classe au-delà de 20 heures est
contestée par les parents en général de la province Makamba. Les parents dont
les enfants étudient loin de leurs foyers disent que ces derniers vivent un
calvaire au quotidien depuis la mise en application de ladite mesure. « Les
écoles situées aux chefs-lieux sont plus prisés par les gens qui viennent des
coins reculés. Et les élèves qui viennent de là sont obligés de louer des maisons

tout près de leurs écoles. Alors imaginez-vous un enfant qui part à l’école à 15
heures et qui ne rentre qu’après 20 heures alors qu’il doit préparer lui-même la
nourriture. Vous comprenez qu’il va se mettre à table vers 23 heures ou à
minuit. Il sera en retard à l’école le lendemain vu qu’il s’est couché
tardivement. » Témoigne un parent de la commune Nyanza-Lac.
Le manque de sommeil accumulé affecte négativement le rendement de cette
catégorie d’élèves, sans toutefois épargner ceux qui vivent chez leurs parents vu
qu’eux aussi rentrent tardivement et n’ont plus le temps de réviser leurs cours
correctement. « Moi par exemple, mon enfant a reculé de 4 places. On
s’interroge sur l’importance de cette matière que ces directeurs prétendent
dispenser les heures de la nuit uniquement. C’est vraiment insensé. Les notes de
presque tous les élèves sont en chute. » Révèle un autre parent de la commune
Mabanda.

A part ces mauvaises notes, les parents s’inquiètent beaucoup de cette situation
qui risque d’entraîner leurs enfants dans la débauche, surtout que même les
salles de classes dans lesquelles ils sont supposés étudier sont la plupart du
temps dépourvues de courant électrique. « Ici à Mabanda, je ne dirais pas que
c’est un centre développé par rapport aux autres. Et avec les coupures
répétitives d’électricité, vous savez tous ce qui se passe avec la REGIDESO,
comment ils peuvent continuer à étudier dans le noir puisque l’établissement ne
dispose pas ni d’un groupe électrogène, ni d’une plaque solaire. C’est vraiment
grave. C’est juste que nous n’avons personne pour intercéder pour nous. »
S’indigne cet autre parent. Une indignation partagée par les enseignants de la
place, d’autant plus que durant ces soi-disant études, les élèves sont laissés à
eux-mêmes, sans aucune surveillance ou encadrement. « Un élève ne peut pas
rester à l’école sous prétexte qu’il révise ses leçons, sans aucune surveillance
ou présence d’un encadreur. C’est ça qui nous inquiète beaucoup car les élèves,

au lieu d’étudier, s’occupent autrement avec le risque que cela peut entraîner.
C’est vraiment très alarmant. »
Pour le moment, les parents, tout comme les enseignants, demandent au
directeur provincial de l’éducation à Makamba de suspendre dans les meilleurs
délais cette mesure prise il y a de cela 3 ans, pour le bien des élèves et la
tranquillité des parents.

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