Torture dans la prison pour femmes de Ngozi

Des actes de tortures sont signalés dans la prison de la province Ngozi réservée aux femmes. Des tortures que leur font subir certaines de leurs codétenues, sous la protection de la direction de la prison.
Le groupe de tortionnaires des détenues de cette prison de femmes située en province Ngozi est composé de trois femmes, également détenues dans la même prison. Ce groupe serait à la solde de la direction de la prison, affirment nos sources internes. Celle-ci fait recours à lui pour mater les détenues qui osent soulever les irrégularités ou abus commis dans cette maison de détention. « Si tu oses parler de quoi que ce soit tu es tabassé sévèrement. On te sort dans la cour la nuit pour te torturer », révèle notre source.
La représentante générale des détenues prénommée Virginie fait partie de ce groupe de tortionnaires. Des crimes qu’elle commet avec deux autres détenues Lamantine Muhimpundu et Diane Ciza qui est à la tête du groupe, précisent nos sources de cette prison des femmes.
Les sanctions contre ces détenues qui dénoncent ces abus ne se limitent pas à la torture ; elles sont transférées dans d’autres provinces loin de leurs familles.
« Les premières qui ont dénoncé ces crimes ont été vite transférées vers les prisons de Bubanza et de Mpimba pour les éloigner de leurs familles. Il y a quelques jours, d’autres femmes ont été également transférées. »
D’après les informations recueillies dans cette maison de détention, Diane Ciza, qui est à la tête de ce groupe est une femme qui écope d’une peine à perpétuité. Dans cette prison, elle est intouchable suite à ses capacités financières. Sa parole vaut loi car elle est sous la protection de la direction de l’institution pénitentiaire Jeanine Inamahoro.
Les femmes qui sont détenues dans la prison pour femme de Ngozi, demandent avec insistance que ce groupe qui sème la terreur au sein de la prison et qui est couvert par Jeanine Inamahoro, la directrice de cette prison soit démantelé avant que l’irréparable ne soit commis. Elles demandent également le remplacement de la directrice considérant qu’elle a failli à sa mission.
Jeanine Inamahoro, directrice de la prison pour femme de Ngozi n’a toujours pas réagit à ce propos.
Selon les chiffres de décembre 2023, plus de 200 personnes étaient dans cette prison pour femmes de Ngozi.