Abusée sexuellement, une élève de Nyanza-Lac se voit obligée de suivre des cours dispensés par son agresseur

Menaces à l’endroit de la famille de l’élève du Lycée communal Shalom de la commune Nyanza- Lac situé en province Makamba, qui a été violée par un de ses enseignants. Des imbonerakure de la localité exigent que cette jeune fille retourne à la même école. Ce qui indispose la victime car l’auteur du crime y preste toujours. 

Ces menaces auxquelles fait face la famille de la victime ne datent pas d’aujourd’hui. Mais cela a pris de l’ampleur ce vendredi quand un groupe d’imbonerakure s’est présenté au domicile de cette élève pour l’intimider. Selon nos sources, ces derniers lui auraient fait comprendre que si jamais elle ne regagnait pas la classe, elle en répondrait de sa vie.

‘’ Nous parents des élèves du lycée communal Shalom de Nyanza-lac sommes très révoltés par ce qui se passe. On pensait que le ministre de l’éducation allait rétablir cette élève dans ses droits mais, au lieu de cela, les imbonerakure s’en prennent à elle et menacent de mettre fin à sa vie si elle ne regagne pas les bancs de l’école .Pour le moment, cette élève a honte et n’ose pas affronter ses camarades suite à ce qui lui est arrivé. Quant à son agresseur, il nargue les parents de la victime et se vante d’être un intouchable. Pire encore, pour camoufler ce crime, la direction de l’éducation envisagerait de le muter ailleurs. C’est vraiment insensé.’’ Témoigne un des voisins de la famille.

Déstabilisée, la jeune élève présenterait des signes de troubles psychologiques, d’où les membres de sa famille demandent au ministère de l’éducation et celui de la justice de se saisir de ce cas afin de rendre justice à la victime.

‘’ Nous craignons que l’enfant ne devienne folle car elle est très perturbée. Nous implorons le ministre de l’éducation de prendre cette question en main et que cet enseignant soit puni et justice soit faite. Il n’y a que comme cela que l’enfant pourra retrouver la paix intérieur.’’

Rappelons que  l’enseignant en question se prénomme Bonne année. Il a été attrapé en flagrant délit en train d’abuser sexuellement son  élève.  Au moment des faits, le présumé violeur avait reconnu les faits et demandé pardon. Mais paradoxalement, sa détention n’a duré qu’une semaine. Nos sources font savoir qu’il aurait été aidé par le directeur communal de l’éducation à Nyanza-Lac et certains cadres du parti CNDD-FDD.

La RPA a encore une fois essayé de contacter en vain le DCE pointé du doigt dans ce dossier. Quant à Sème Nimpaye, Directeur provincial de l’éducation à Makamba, il est resté injoignable.