Burundi : 21 personnes assassinées en un mois, la violence gagne plusieurs provinces
Par: Emmanuel Ndayishimiye
La RPA a recensé 21 assassinats commis durant le mois de mars dans quatre provinces du pays. Parmi les victimes figurent des femmes, des enfants, des responsables locaux et même un détenu exécuté par la police. Les habitants s’inquiètent d’une insécurité persistante et d’une impunité qui s’installe.
La province de Bujumbura arrive en tête des zones les plus touchées, avec 12 personnes tuées. Elle est suivie de Gitega, où 7 assassinats ont été enregistrés. Trois meurtres ont également eu lieu en province Butanyerera, tandis qu’un autre a été signalé à Burunga.
Au total, 21 personnes ont perdu la vie à travers le pays au cours du mois de mars, selon les statistiques recueillies par la rédaction de la RPA. Les homicides sont survenus dans plusieurs communes, notamment Mugina, Bugendana, Bukinanyana, Bururi, Kirundo, Ngozi et Mpanda.
Parmi les victimes figurent Abraham Niyigarura, chef de colline Bitare en commune Bukinanyana, retrouvé mort dans la rivière Kaburantwa, et Gérard Nibigira, dit Kagabo, motard, dont le corps a été découvert enterré sur la colline Kireka, en commune Kirundo.
Sept autres personnes ont été poignardées à mort, notamment dans les communes de Gitega, Ntahangwa, Bugendana et Gishubi. Parmi elles, Elvis Ndikuriyo, tué à l’arme blanche par un Imbonerakure du nom d’Innocent Congera sur la colline Nkanda, commune Bugendana.
Trois personnes ont été abattues par balles à Bujumbura-Mairie. L’une des victimes, identifiée comme Philibert, prisonnier à Mpimba, a été fusillée par la police après une tentative d’évasion selon les autorités carcérales.
Durant cette même période, deux femmes ont été tuées dans les communes de Bukinanyana et Gishubi. L’une d’elles, Béatrice Mpawenimana, a été retrouvée sans vie sur la colline Kibati, en commune Bukinanyana. Trois enfants ont également perdu la vie à Gitega et Ngozi, dont Cédric Iradukunda, retrouvé mort dans une broussaille sur la colline Kanyonga après deux jours de disparition.
Les causes de ces assassinats varient : conflits familiaux ou fonciers, vols armés et mobiles politiques figurent parmi les plus souvent évoqués. Certains auteurs présumés sont des membres des Imbonerakure ou des agents de la police nationale, selon des témoignages recueillis sur place.

